Une étrange mutation politique - Quelques aperçus géopolitiques et autresDans un article au titre suggestif [1], Lawrence Sellin a écrit ceci :
Reproduisant la Préface d'un de ses derniers ouvrages, l'économiste politique Farah écrit [2] : En réalité, l’État se caractérise aujourd’hui par une quadruple impuissance [...] Cette impuissance constitue la nature de ce que nous nommerons fake state: un État qui conserve l’apparence de l’État, [...] le fake state c’est aussi l’abandon des citoyens, ou leur relégation, alors que, au cœur de la souveraineté, se trouve un échange: obéissance contre sécurité. [...] Réfléchir sur l’avènement du fake state apparaît d’autant plus important lorsque l’on mesure l’importance de l’État dans l’histoire française: des temps capétiens à nos jours, c’est l’État qui, en France, a produit la Nation; Le premier auteur cité est un Républicain conservateur américain tandis que le second est un socialiste français classique. Ils font peu ou prou le même constat. Dans quel monde veut-on que nous croyions vivre ?Lorsque l'on réfléchit à ce que la population habitant l'occident américanisé croit du régime politique dans laquelle elle survit, la première chose qui émerge de ce chaos, c'est la croyance en la démocratie fondée sur trois valeurs : la liberté individuelle, l'égalité juridique et la fraternité sociale, chacune de ces valeurs affectant les deux autres. En permanence. Rarement en équilibre. Mais c'est le "monde" dans lequel "ils" veulent que nous croyions vivre. Pourquoi ? Parce que cela fait longtemps que l'habuitude en a été prise et il n'est pas prudent de changer les habitudes des gens. On ne sait jamais quelle nouvelle habitude en sortira. Aussi nous sommes persuadés de vivre dans une démocratie dans un régime de liberté qui respecte nos droits et avec justice. Un conte pour enfants. Mais c'est celui dont l"on nous berce depuis cinquante ans. Dans quel monde vivons-nous réellement ?Mais en pratique, cela conduit à une interrogation : à qui appartient la souveraineté, source des trois pouvoirs qui régissent la société occidentale : le gouvernement, le parlement et les juges. La plupart des gens simples, épris de culture ancienne, imaginent que la souveraineté appartient au peuple. C'est le principe de la démocratie occidentale. Lorsque les gens appartiennent à l'un des trois pouvoirs - et en général, ils sont fonctionnaires ou du même genre - la soumission à la souveraineté du peuple est une chose bien théorique. Elle n'est opérante que lors des élections. Et encore. Essayez de dire à Macron que vous êtes son souverain ... La question de la souveraineté est étrange. Alors qu'elle avait un sens il y a plus de cinquante ans, ce sens a fini par disparaître. Notamment en Europie. L'escroquerie européiste est complexe. Mais on voit que les membres du gouvernement ont imaginé qu'ils avaient le droit, la légitimité ou l'obligation que sais-je - de transférer des pans entiers de la souveraineté populaire à un club de gouvernants qu'on désigne par le vocable de "Europe de Bruxelles". L'effet a été tellement visible que le club de gentlemens qui s'était ainsi constitué dans notre dos s'est senti en "déficit de démocratie". Pour calmer sa crise momentannée de scrupules, il a donc inventé un "peuple virtuel" pour élire un Parlement européen tout aussi virtuel. Mais la souveraineté n'en est pas revenue pour autant au peuple européen, parce que ce dernier n'est pas l'auteur de la Constitution, n'est pas l'auteur de la Loi, n'est pas l'auteur de la Justice. Le peuple européen n'existe pas, n'a jamais existé. Mais du même coup, le peuple français qui était souverain de la République française s'est lui aussi dissous pour de très nombreuses raisons. La seule que je voudrais mettre en avant ici est que, dès lors que le "souverain" se départit du moindre morceau de sa souveraineté, il disparaît en tant que souverain. D'autant plus que cette privation a été étranger de son fait. Dans la démocratie, la moindre atteinte à la souveraineté du peuple, dissous le corps social, détruit le peuple. Amérique et EuropeIl existe une similitude troublante entre la formation des Etats-Unis d'Amérique et celle de la bizarre chose que nous appelons l'Union européenne, ou l'Union, ou que sais-je encore. D'ailleurs, le voeu des Etats-Unis est bien celui d'une avancée constante du "projet" européiste. L'extinction des peuples européens est un mouvement induit par l'américanisation des populations. Nous utilisons de plus en plus souvent un sabir à base d'anglais qui ressemble au sabir articulé par les populations américaines. Nous regardons les mêmes films qu'elles, vibrons aux mêmes émotions artificelles qu'elles, mangeons la même nourriture frelatée qu'elles ... Un anglais se sent aussi à l'aise en Toscane qu'un virginien au Texas. Le nationalisme français est devenu aussi médiocre que celui d'un Alaskaïen ... Nous passons peu à peu du statut de peuple national à celui de population d'une aire géographique. Ce n'est plus lamême chose. Or l'Amérique a apporté une chose majeure sur les cinquante dernières années. Alors qu'il n'y avait que quelques grosses fortunes privées - célèbres alors - de nos jours, partout, se trouvent des milliers de milliardaires qui se sont constitués en société, en caste. Bill Gates fraye avec Epstein qui fraye avec ... Leurs affaires se traitent entre eux, contre les intérêts des peuples qui ont été transformés en populations avec le concours gracieux des politiciens. Dans le même temps, les gouvernements, mais aussi les Parlements et les juges qui forment les trois composantes radicales de l'Etat encore partout en occident américanisé, ont compris que les peuples avaient été dissous. Gouvernements, Parlements et juges ont trahi les peuples dont ils émanaient par la démocratie. Ces "piliers" de l'Etat républicain ont hâté la dissolution de leurs peuples et leur conversion en populations indifférenciée et serves. Ils ont fait affaire avec la classe des milliardaires pour empêcher les peuples de se réveiller et au contraire pour les transformer encore plus avant dans le statut de populations asservies. La pandémie a entraîné une accélération du processus de destruction de la démocratieLes interventions sanitaires honteusement utilisées par les gouvernements occidentaux à l'occasion d'une suspicieuse pandémie de coronavirus ont démontré cette volonté de dissolution des peuples libres en populations serves.Au prétexte de la sécurité sanitaire, à l'abri d'un ignoble principe de précaution - dont l'on n'use que pour s'en servir - ce qui est l'exact opposé d'un principe - nous avons été sommés de nous soumettre aux diktats aberrants de nos maîtres, les politiciens, leurs fonctionnaires et la caste des milliardaires. Or, nous ne servons à rien à la caste des milliardaires, rien à la caste des politiciens. Nous sommes en trop à un point tel qu'il a été possible de nous confiner, de nous interdire toute vie économique et sociale, sans que nous protestions de manière efficace. Nous ne produisons plus de richesses qui nous soient utiles et nous sommes une charge à nourrir pour la caste des milliardaires et celels des politiciens. Le premier avantage de la pandémie initiée en 2019 aura été de faire périr une partie appréciable de la classe la plus âgée. Cette bizarre "sélectivité" du coronavirus, qui se retrouve dans ses "vaccins", a permis à la caste des politiciens de réduire les dépenses de retraite et celles de santé que notre classe dâge dépense largement sans trop savoir à quoi ces dépenses peuvent bien servir. Le second avantage de la pandémie a été de tester la capacité de soumission des populations. "Ils" n'en croyaient pas leurs yeux ! Nous sommes soumis ! Lorsque Neil Ferguson, salarié par la Fondation Gates, a inondé les gouvernements occidentaux de ses Rapports de prévision épidémiologique, il avait la charge d'imposer les fatales mesures de disatnaciation sociale et le "vaccin". Dans son Rapport n°9 qui a précipité France et Royaume-Ubni dans leur premier confinement, il estimait que les mesures de suppression du coronavirus étaient trop destructrices des libertés pour ^étre acceptées par les populations occidentales. Il a eu tort. Elles ont marché et elles "marchent" encore à un point tel que les politiciens nous annoncent les suivantes avec une délectation admirable. Notes[1] What if It’s Proven that Joe Biden and the Democrats Didn’t Win the 2020 Election, by Col. Lawrence Sellin (Ret.) - August 20, 2021. [2] La crise sanitaire ou la nouvelle crise du fake state., Frédéric Farah, 23/03/2020 |