Chaos politique. Observations municipales1 - Le premier tour des municipales 2026Les municipales n'ont pas une très grande importance dans la politique exécutive en France. En effet, les maires et leurs "conseillers municipaux" n'ont pas de pouvoir indépendant. Peu à peu, is ont été englués dans la gangue administrative qui les entrave sur tout. Qui surtout les entrave .... L'intérêt des électeurs est mesuré par le taux de participation au Premier Tour : supérieur à 70% avant 1989, il descend régulièrement pour passer à 50% environ aujourd'hui. Mais, au point de vue idéologique, ces élections présentent une très grande importance. Elles démontrent la soumission plus ou moins grande de l'électorat aux idéologies des candidats politiciens. Or, la vie politique occidentale est régulée plus par ces idéologies que par les lois tyranniques dont les français sont embarrassés à leur grand soulagement. Et cette soumission est largement manifeste dans ce premier tour des municipales. Les municipales avaient deux enjeux politiciens pour le régime : interdire au Rassemblement National de Marine Le Pen d'accéder au pouvoir municipal d'une part et interdire à "la droite" de s'allier à "l'extrême-droite", d'autre part. Le reste marche tout seul et n'est plus en jeu : la tyrannie du capital-socialisme, soit le capitalisme pour la Caste et le socialisme pour "le peuple". Le test "électoral" a fonctionné au mieux des espérances du régime : le RN a été largement cantonné dans quelques zones économiquement sans importance et "la droite", ce stupide ramassis d'imbéciles perclus de rhumatismes politiciens, ne s'est pas ralliée à "l'extrême-droite". Bien sûr, les résultats du premier tour ne sont pas encore connus entièrement à l'heure où je rédige ces lignes désabusées et ceux du second tour ne sont pas connus avant qu'il n'ait été tenu ... Mais la tonalité est connue. C'est celle des précédentes élections municipales, législatives, européennes, présidentielles, .... A nouveau, il semble que l'abstention favorise ce qu'il est convenu d'appeler "la gauche". La Gauche forme à elle seule la part politicienne du régime occidental à laquelle adhère probablement presque les deux tiers de la population politiquement "conscientisée". Celà signifie que, tant que cette population ne sera pas majoritairement convaincue de la perversité intrinsèque du régime occidental - et pas limité à la zone économique en faillite qui occupe la France - il n'y aura aucune évolution possible. La "zone économique France" va donc continuer sa dégringolade dans le chaos social, politique, économique, culturel. Ce n'est pas du "fatalisme", ni de la "désespérance". C'est l'effet d'une tyrannie qui s'est peu à peu imposée depuis au moins l'orée du XX° siècle. J'insiste : du XX° Siècle. Pas du XXI° ... 2 - Qu'est-ce que le Rassemblement National ?Je voudrais faire une observation concernant le Rassemblement National. Contrairement aux apparences, je ne suis pas un soutien de ce parti. Non qu'il serait antisémite, ou fasciste, ou je ne sais quoi dont l'accuse avec ravisssement les nervis du régime occidental au pouvoir, ... Mais, alors qu'il est issu d'un parti réellement d'extrême-droite, le Front National dont il s'est séparé à la faveur d'un véritabe hold-up, les dirigeants de ce parti ont estimé qu'il était impossible de parvenir au pouvoir de manière démocratique s'ils ne respectaient pas les diktats du régime occidental. Plus simplement, s'ils ne respectaient pas les "croyances politiques" de l'électorat bourgeois. Affectant une certaine continuité avec l'ancien parti, le RN a cependant adopté la majeure partie des obligations du progressisme "woke" : soumission à la puissance européenne, immigrationisme, diversité, dette, déficits, destruction de l'agriculture et de l'industrie, financiarisation du vestige d'économie , .... Je ne suppose pas un instant que le RN soit capable de changer quoique ce soit. Cependant, il y a des ruses politiques qui sont destinées à rester cachées jusqu'au moment ... opportun. D'où un certain doute sur la validité de mon analyse. Mais, selon mon analyse, le RN n'est absolument pas un parti "d'extrême-droite" - il est fermement à l'intérieur du régime occidental - et il n'est absolument pas un parti de droite. Il n'a résolument aucune accointance avec les clés du conservatisme et son nationalisme est des plus modérés. Le parti LR ne s'en distingue pratiquement pas, ni le parti PS, ni les restes des partis macronistes. 3 - Qu'est-ce que Reconquête ?Je voudrais faire une dernière observation sur le parti récent Reconquête. Il ne dispose plus que de deux politiciens un peu connus : Eric Zemmour et sa compagne Sarah Knafo. Pour les municipales, Zemmour ne s'est pas présenté, Knafo tentant sa chance à Paris. Sa campagne s'est essentiellement appuyée sur son look rassurant d'une part et sur un solide programme chiffré et substancié d'autre part. La médiacratie est largement parvenue à masquer l'un et l'autre de ses aspects, se concentrant sur le fait qu'elle était une nazie, une fasciste d'extrême-droite, .... Comme aux présidentielles pour Zemmour, Knafo exécute un premier tour moins bon que ses sondages de campagne qui pourtant croissaient. Et il est probable qu'elle fera comme Zemmour : naufrage au second tour. Cependant, à cause des différences entre présidentielle et municipales, Knafo pourrait entrer au Conseil de Paris. Ou pas. Nous verrons. Le problème de Reconquête vient de sa localisation à droite, "la vraie droite" ... Or, en France, outre le travail, il n'y a rien de plus pénible que d'être à droite. En effet, les politiciens qui se trouvent sous l'étiquette "à droite" sont animés d'une frayeur invraisemblable d'avoir le moindre ennemi à gauche. Comme le moindre politicien "de gauche" estime à honneur d'insulter tout ce qui est "à droite", la stratégie de Reconquête d'incarner "la vraie droite" est condamnée à l'échec. Et Knafo se retrouve devant le problème qu'avec 10% des électeurs, elle ne peut probablement même pas "faire gagner" la politicienne de "droite" concurrente, la très wokiste et progressiste Dati. Qui en est tellement convaincue qu'en apprenant la proposition de Knafo, elle a fait la tête que Chirac aurait fait en 1990 si on lui avait dit qu'il allait être soutenu par ... Jean-Marie Le Pen. Or Dati est encore plus à gauche que le candidat du PS à Paris, Grégoire, et elle l'a prouvé en étant ministre de Macron depuis plusieurs années. Une alliance qu'on entend Knafo proposer à Dati est donc une impossibilité pour la position stratégique de Renquête qui veut incarnee "la vraie Droite" ! La Droite représente peut être, avec beaucoup de mansuétude, un électeur votant sur trois. Un autre électeur sur trois est franchement de gauche et un autre électeur sur trois est prêt à assassiner le premier votant de droite qu'il rencontre. Il aurait tort de se gêner : aucun juge ne l'en blâmerait ... Il faut travailler autrement. Comment ? C'est un vaste sujet .... |