Chaos politique. Observations municipales après le premier Tour1 - Le premier tour des municipales 2026 à ParisDeux faits à noter : Ce qui caractérise Sarah Knafo sont deux traits :
Je pense que ce sont ses deux plus grands défauts pour être élue. N'oubliez pas que la moitié des électeurs sont des femmes. Si une femme trop belle se présente à l'élection, les autres femmes vont lui faire "grise mine". Elles vont la jalouser .... Quant aux hommes, leur machisme les entraîne à tenir que les belles femmes sont cantonnées à des fonctions sociales qui leur sont particulières. Et la politique ne s'y trouve pas ... Du coup, il reste à Sarah Knafo son intelligence. Et là aussi, il y a un gros problème. La plupart des candidats aux élections sont d'une bêtise qui confine parfois à la crétinerie clinique. L'électeur courant est donc habitué à des déclarations d'une consternante généralité ne dépassant pas le niveau du slogan, de la réclame publicitaire des années 60. Ajoutez à celà que le niveau d'instruction de la population moyenne s'est effondré au cours des cinquantes dernières années, et on comprendra que l'intelligence de Sarah Knafo est un excédent de bagage dans la galère des élections. Municipales notamment. Lors du premier tour, la gauche comprenait outre la ministre de Macron, Dati, le catastrophique Grégoire, connu comme l'ombre de la maire sortante, Hidalgo, et l'enragée Chikirou. Le tout représente 70% des électeurs. La victoire de la gauche est donc assurée. Malheureusement, Dati hésite entre sa droite et sa gauche. Cette ambivalence rend les choses compliquées. Il est vrai que Dati est réputée provenir du parti sarkozyste l'UMP qui en a assuré la promotion, devenu depuis LR, et que les électeurs s'obstinent à imaginer "de droite". D'autant que tout candidat "réputé de droite" est immédiatement agoni d'insultes dont la moindre est l'infamant "nazi" qui - au passage - est un délit pénal, ce dont personne ne se donne la peine de se souvenir. Or, celà pourrait clôturer les querelles de cour de récréation si on voulait s'en donner la peine. Mais, ceci est une autre affaire. Mais, Grégoire qui appartient à la nébuleuse "Macron", comme Dati, s'est trouvé coincé pour accepter les votes de Chikirou, antisémite affirmée depuis les événements du 7 Octobre 2023 en Israël. Grégoire est donc contraint d'"officiellement" refuser les voix de Chikirou ce qui est très désagréable dans la perspective du second tour. Enfin, il y aura toujours un arrangement. On ignore totalement ce que compte faire Dati, Grégoire ou Chikirou qui soit différent de ce qu'a fait Hidalgo en douze ans. A priori rien. Et les électeurs parisiens sont ravis de la situation. Si, si ...C'est comme çà en France. "Si tout va mal, c'est que çà va bien ..." 2 - Le premier tour des municipales 2026 à "droite"Deux faits à noter :
Le simple embarras de Mme Dati d'être "à droite" ou "à gauche", se transforme en province en une véritable terreur. Du coup, il est impossible à un candidat "à droite" de chercher une alliance quelconque avec le Rassemblement National qui est un parti fondamentalement socialiste et de gauche mais qui a été hystérisé par la classe politique et par la classe médiatique comme "à droite" et "fasciste". Or, les candidats "à droite" n'ont pour la plupart aucune intention de mener la moindre politique de droite. La France est depuis 1936 au moins un Etat socialiste qui est tout juste sorti du marxisme-léninisme à la fin du XX° siècle. Les candidats "à droite", mais aussi les élus quand il y en a, se sentiraient déshonorés si une seule de leurs intentions était soupçonnable d'être "à droite". Ils espèrent ainsi éviter d'être qualifiés de "fascistes". Mais, en réalité, que les politiciens soient "à droite" ou "à gauche", leur véritable souci est qu'un candidat se présente qui n'ait pas été régulièrement validé par l'un des grands partis en place, autorisé par la médiacratie, ... Il faut bien comprendre la psychiatrie standard d'un élu politicien en France. Il est respecté dans la société civile comme une personnalité. Mais la plupart du temps, il touche des émoluments pour sa fonction élective et encore plus fréquemment, la caste politicienne a inventé nombre de "nominations" à la tête d'organismes publics ou parapublics qui apportent de confortables compléments de ressources. N'évoquons pas davantage le domaine des nominations dans des entreprises, des agences, ou encore la passation de marchés publics qui apportent un enrichissement parfaitement admis et de plus en plus obscur. Maintenant, considérez ces politiciens. Ils se connaissent tous et s'épient pour emporter telle sinécure, placer tel "cousin" à tel poste ... Et vous venez leur annoncer que Monsieur Duchmurse ou Madame Bellefigue vient se présenter à telle élection ? Cette nouvelle venue vient réduire la part distribuable des postes et des ressources. Pire, cette nouvelle venue va éliminer par darwinisme politique au moins un respectable politicien, parfois en place depuis vingt ans et qui sera totalement incapable ... peut être ... de retrouver un moyen de subsistance ! Et on comprend mieux le spectacle affligeant des hurlements et des protestations que profèrent les politiciens en place quand un nouveau venu brigue un poste électif. La motivation profonde de ces protestations est savamment cachée derrière les injures de "fasciste", de "nazi", d'"extrême-droite" ... qui flotte dans le climat de chaque élection ... La réalité est bien plus prosaïque ... 3 - Le premier tour des municipales 2026 à "gauche"Deux faits à noter :
Si l'on excepte deux micro-partis vraiment d'extrême-gauche, l'extrême-gauche en France est depuis une petite dizaine d'années, animée par un conglomérat politicien, qui n'est pas un parti politique, mais la bande de nervis dont s'est entouré un curieux politicien Jean-Luc Mélanchon. Ce dernier a pour principale formation d'avoir été membre d'organisations trotskystes avant d'infiltrer le bourgeois Parti Socialiste au temps du giscardisme. Il y fera toute sa carrière. En 2016, il fonde La France Insoumise, en s'entourant de tout ce qu'il peut ramasser d'excités et d'enragés souvent dans les arrière-cours des universités ou des entreprises de manutention. Dans le même temps que Mélanchon monte sa nerveuse écurie de courses, le bourgeois Parti Socialiste a entamé sa mue en parti du patronat et de la haute finance bourgeoise. Or, son électorat, s'il s'élargit à la haute bourgeoisie, a encore besoin du soutien, au moins électoral du la petite-bourgeoisie des fonctionnaires, très attachée aux idéologies changeantes de "la gauche" .... Aujourd'hui à peu près alignée avec les standards des universités et de la classe dirigeante américaine. Chose inadmissible pour les vieux socialistes de la guerre du VietNam ... Mais, grâce à l'activisme gauchiste de Mélanchon, le PS conserve auprès de la petite bourgeoisie la respectabilité "de gauche" qu'il ne peu tplus offrir. D'un côté, Mélanchon effaye les électeurs du PS, mais de l'autre, il les renforce dans leurs billevisées "de gauche". Sous l'influence du gauchisme de Mélanchon, les électeurs continuent à voter PS parce qu'ils en ont peur. Dans le même temps, les politiciens socialistes sont animés par la vieille habitude de l'Union de la Gauche, instaurée par Mitterand en 1977.Dan sleurs cerveaux fatigués, Mélanchon est un fantasme de Georges Marchais ... Ils ont besoin de lui pour se soutenir "socialistes" alors qu'ils sont plus bourgeois que les politiciens de LR ou du RN ! La gauche a donc besoin absolument de LFI et de Mélanchon. D'autant plus que cette bande rassemble de 15 à 25% de l'électorat. A peu près autant que le Parti Communiste Français des années 1950 à 1990. Au nom de l'Union de la Gauche, les gauchistes appellent l'extrême gauche à les rejoindre. Et ces derniers ravis, retardent le grand soir, pour avoir le plaisir de partager les sinécures électorales. Le jeu se joue depuis 1936 au plus grand plaisir des français, habitués des outrances verbales des gauchistes qui ne les choquent plus depuis longtemps, A priori, les municipales devraient au soir du second tour 2026 parvenir à une gauche à 66% et une droite à 33%. Et tout celà, dans une absence totale de projets politiques. Les élections ne sont plus que l'occasion pour les politiciens "français" de se partager les postes les plus rémunérateurs. Pourquoi d'ailleurs un projet politique électoral puisque tout a déjà été décidé par l'administration, qui applique les réglements de Bruxelles qui relaye les instructions de Washongton et de New York ? |