Chaos politique. Observations municipales après le second Tour1 - Le second tour des municipales 2026 à ParisLa défaite de l'ancienne LR Dati, maintenant accrochée à l'extrême-centre macronien, est nette, sans être catastrophique. Dati pouvait espérer le report des voix de Bournazel (11%) et de Knafo (11%). C'était déjà insuffisant. Malheureusement pour Dati, il est probable que beaucoup des électeurs de Knafo n'ont pas voté pour elle, et beaucoup d'électeurs de Bournazel ont voté pour le socialiste Grégoire. Ce dernier n'a pas bénéficié des électeurs de Chikirou qui ne s'est pas désistée puisque Grégoire refusait l'alliance avec l'extrême-gauche Insoumise et celà a été une bonne tactique puisque Grégoire atteint la victoire. Quelle sera la politique de Grégoire ? Il n'a donné aucun détail dans sa campagne ou alors les détails sont restés bien cachés. Mais, maire-adjoint durant les mandats de la socialiste Hidalgo, sa posture politique est très claire : le progressisme woke comprenant la décarbonation générale (chauffage, transports), l'immigrationisme (aides aux migrants) et écologisme. 2 - Le second tour des municipales 2026 et la tripartition politiqueTout porte à croire que la politique française est passée d'un régime bipolaire qui la caractérisait depuis la Révolution de 1789, à un régime tripolaire entre une droite, un centre et une gauche.Cependant, la gauche s'est notamment depuis la montée de l'extrême-gauche de Mélanchon, a généreusement "nazifiée" la droite de sorte que le centre n'a le droit de s'allier qu'avec la gauche. Mais, il faut aussi noter une double "tentation" chez les politiciens qui se présentent aux municipales. La première tentation est celle de la "professionalisation" de la fonction d'homme politique. La plupart des candidats et des élus des municipales n'ont en fait pas d'autres revenus que ceux qu'ils tirent des fonctions électives qu'ils briguent. Et ces revenus sont d'autant plus élevés que la commune est importante. Ainsi " la grande majorité des maires gagnent en fait moins de 2 000 euros bruts mensuels." (https://www.lafinancepourtous.com/2026/03/04/municipales-2026-combien-gagne-votre-maire/) Mais, entre la taille de la commune et la pluralité des fonctions, "Le maire qui détient plusieurs mandats indemnisés ne peut pas percevoir, au total, des indemnités supérieures au plafond légal de cumul, fixé à 8 897,93 € nets par mois. " (https://www.lafinancepourtous.com/2026/03/04/municipales-2026-combien-gagne-votre-maire/) Un maire a donc tendance à vouloir sa réélection à tout prix et tous les moyens sont bons. D'où l'hystérisation des débats de campagne qui portent sur des querelles de cours de récréation et bien entendu presque jamais sur la vie politique communale. La seconde tentation est de refuser la polarisation droite - gauche traditionnelle qui, par contre-coup affecte la tripartition identifiable pourtant dans la vie politique et les élections municipales en particulier. La "mode" a été lancée par Sarkozy, il y a quinze ans et Macron s'y est attaché dès le début de sa vie politique. Ni droite, ni gauche, ou encore le "en même temps". Ces diverses tentations pourraient se trouver dans les causes de l'abstentionisme qui en particulier écarte des urnes les citoyens qui attendent de connaître les programmes politiques des candidats qui ne les présentent plus. Ou si peu. 3 - Le second tour des municipales 2026 et la tripartition de l'opinion publiquesL'opinion publique est de moins en moins politisée au sens du XX° siècle. Par contre, travaillée par l'enseignement public, la culture et les médias, l'opinion publique se divise en trois tendances. La plus active et probablement engageant la proportion la plus minoritaire de l'opinon publique est celle qui se soumet au progressisme "woke" : progressisme du XX° siècle augmentée des tendances proprement woke : diversité, égalité, immigration, cancel culture, genrisme, .... Une deuxième composante de l'opinion publique, numériquemenr supérieure à la précédente mais qui en épouse une part plus ou moins faible, est profondément conservatrice, ressentant un rejet plus ou moins exacerbé du wokisme. Malheureusement, le "wokisme" ne se limite pas à une propagande outrancière. Il traque les expressions contradictoires et notamment toute trace de conservatisme. Or, le conservatisme ne fait pas de progande et il a beaucoup de difficultés à débattre avec le "wokisme". Et dans le conservatisme, de nombreuses infiltrations du "wokisme" se sont fait jour, sur la décarbonation, sur le climatisme, sur la désindustrialisation, ... Enfin, la troisième composante de l'opinion publique est largement consumériste, pratiquement illettrée, cette fraction s'agite comme une girouette sous les influences contradictoires du wokisme et du conservatisme. Cette fraction fournit les gros bataillons des abstentionistes et aussi l'électorat volatil qui rend si difficile les pronostics notamment basés sur les sondages d'opinion. Conclusion :Ces deux tripartitions de la vie politique se rencontrent dans les élections quand le personnel politique rencontre - pour une fois - les électeurs. Elles rendent la vie politique française de pkus en plus instable. Mais c'est le même chaos partout en Occident. |