Elon Musk Ses entreprises et ses actions politiquesElon Musk est réputé l'homme le plus riche du monde. Et cela depuis plusieurs années. Il a pris la place de Bill Gates, qui reste une des 5 premières plus grosses fortunes individuelles du monde. Et Elon Musk, c'est des dizaines d'entreprises qu'il a lancé ou qu'il a contribué à lancer. Citons les plus célèbres : Tesla, SpaceX, Starlink, ... mais aussi OpenAI, Paypal, ... Musk ne brille pas par ses qualités à s'associer à d'autres brillants entrepreneurs. C'est un extraordinaire dirigeant d'entreprises doué d'une intelligence vive et d'une énergie entrepreneuriale fabuleuse. Sa réputation parmi les économistes, les entrepreneurs, les financiers, les ingénieurs, ... est immense. Auprès des politiciens, beaucoup moins, parce qu'on n'aime pas la réussite économique individuelle qui dégage des personnalités libres alors que les "politiciens" recherchent des individus soumis. Peut être parce que cela représentait un défi "impossible", il y a quelques années, à l'occasion de la censure et de la propagande qui ont déferlées lors de l'épidémie Covid-19, Musk s'est exaspéré de l'attitude des politiciens dans cette censure et cette propagande. C'est probablement la raison du rachat ruineux qu'il a fait de la plateforme Twitter qu'il a renommé "X". Il a alors "viré" la plus grande partie de l'équipe dirigeante de la plateforme qui s'était rendue coupable de collaboration avec l'occupant "politicien". Nommément, le gang "démocrate" qui portait à la victoire présidentielle de 2021, le sénile Joë Biden. L'étape d'après - encore en cours - a été l'engagement de Elon Musk dans l'administration Trump II, en cours de formation depuis sa victoire en Novembre 2024 à la présidentielle sur la triste successeur de Biden, Kamala Harris. Il semble qu'au début de la campagne de Trump, Musk n'ait pas très bien compris le dynamisme électoral. Il semble qu'il soit resté assez dégagé de liens avec Trump et ses équipes. Mais, lors de la première tentative d'assassinat en Juillet 2024, Musk a compris le dynamisme électoral en faveur de Trump. Et il s'est alors intensément rallié au flamboyant septuagénaire. Ravi de l'aubaine. Milliardaire lui-même, Trump est en train de recruter les membres de l'administration avec laquelle il compte gouverner les Etats-Unis lors des quatre prochaines années. Selon certaines sources, cette équipe provisoire - elle doit recevoir au moins en partie l'aval du Congrès - compterait déjà douze milliardaires. Sans compter les milliardaires qui ont déclaré leur intention de coopérer avec Trump. Zuckerberg de Facebook, notamment. Et l'ensemble dégage un enthousiasme tout entrepreneurial qui prend le contre-pied de l'étatisme maladif et sénile de Biden. Entrepreneurialisme si dynamique que Musk, de concert avec un autre milliardaire, Ramaswamy, s'est lancé dans une aventure qui ressemble à l'un des Douze Travaux d'Hercule, je ne sais si mon lecteur imagine lequel ... Ils ont décidé avec l'approbation de Trump de supprimer la gabegie de la bureauratie fédérale. Ils sont en train de former un Département de l'Efficacité Gouvernementale, DOGE en anglais, qu'ils comptent ne pas opérer eux-mêmes, mais qui sera animé par une équipe de 80 spécialistes de droit public, chargés en moins de deux ans de sabrer dans le maquis des centaines d'agences fédérales qui, selon Trump, Musk et la plupart des membres de leur administration, brident l'économie et la politique américaines. Si celà épouvante le parti progressiste - nommément les soutiens de Joë Biden ou de Ursula Von der Leyen - ces annonces ravissent tant les conservateurs que les entrepreneurs, ravis qu'on donne enfin un coup d'arrêt à l'idéologie bureaucratique qui ruine l'occident depuis des décennies. Et si on trouve des soutiens enthousiastes pour tout celà aux Etats-Unis, il semble qu'en Europe on accueille ces "nouveautés" avec ironie et souvent avec inquiétude. Les habitudes pourraient changer. Situation insupportable pour un "progressiste européen" qui fait tout ce qu'il peut pour que rien ne change. Malheureusement, il y a plusieurs inconvénients à ces agitations trumpo-muskiennes ... Par exemple, au sujet de "l'efficience gouvernementale", l'intention paraît tout à fait louable. Mais ... Tout d'abord, on ne sait comment Musk et Ramaswamy seront intégrés à l'administration Trump et leur initiative devra recevoir l'autorisation du Congrès. La majorité actuelle républicaine semble à Musk favorable à leur projet. Il l'a écrit dans le Financial Time. Sauf que une partie significative des représentants labellisés "républicain", votent avec les démocrates tout ce qui renforce le Deep State, notamment en matière d'armements. A l'inverse, de plus en plus de responsables Démocrates comme le Maire de Chicago, soutiennent le mouvement de Trump II. La conséquence est qu'actuellement, il n'est pas possible d'affirmer que DOGE est une affaire certaine. Mais, il y a d'autres problèmes. Le premier d'entre eux est que Trump a déjà cherché à réduire le Deep State lors de son premier mandat. Il était déjà sur une ligne "offensive". Peut être moins nette, moins vigoureuse que la nouvelle avec Musk. Mais, par exemple lors de l'épidémie de Covid-19, après avoir commencé à rejeter la tutelle du Deep State en matière sanitaire - Trump jurait que l'hydroxychloroquine était la panacée - il est très vite retourné en soumission, lançant le formidable programme financier de la vaccination Pfizer et Moderna, destinée à enrichir leur propriétaire Bill Gates, sous l'influence du Deep State avec le toxique Anthony Fauci. L'implication de Trump dans la lutte contre le Mammouth ... le Deep State ... est donc assez versatile. Un autre problème réside dans l'origine de la fortune de Musk. La légende tient à l'imagerie de l'étudiant surdoué dont l'énergie et la "vision" lui permettent de construire en dix ans la plus grande fortune du monde. Ah le leadership des USA .... ! Légende ? Pas seulement c'est vrai. Mais, il y a aussi autre chose. Les premières entreprises de Musk - y compris Tesla et SpaceX - ont été financées avec des fonds d'investissement appartenant à la CIA et à d'autres agences fédérales. Dans une certaine mesure, indéterminable, Musk est une créature du Deep State. La "créature" va devoir vraiment échapper à son créateur avant de pouvoir prétendre le réduire. Bien sûr, le rachat réussi de Twitter est une certaine victoire de Musk se libérant de la tutelle du Deep State. Mais quelques mois plus tard, Musk "donne" le réseau ce communications par satellites Starlink à l'armée ukrainienne, servant les intérêts du Deep State dans sa guerre contre la Russie. Ici aussi, Musk va tenter de se dégager de cette tutelle. Il a "donné" gratuitement Starlink à Zelinsky et Musk constate que des centaines d'entrepreneurs partout en Occident s'enrichissent avec Zelinsky. Il exige alors d'être payé, ce qui ruine la politique du Deep State. Qui réagit en ordonnant au Pentagone de prendre le contrôle de Starlink en Ukraine. Musk a t'il été dédommagé ? On ne sait. Mais, il a obéi au Deep State. Ici encore, la fortune de l'initiative de Musk contre le Deep State est assez fluctuante. On peut imaginer que le Deep State détient des informations qui, utilisées "correctement", pourraient ruiner Musk dans son opération DOGE. Musk est en pleine réussite. C'est vrai. Il suscite des envieux et des jaloux. C'est encore vrai. Sa réussite va t'elle se pousuivre ? C'est incertain. Le fleuron de la galaxie Musk est sans conteste Tesla. Et Musk a visé très gros sur Tesla. Tesla, c'est deux paris technologiques majeurs : le véhicule à entraînement électrique et l'autopilotage. Le premier est menacé par le problème de la batterie électrique = coûts + poids du véhicule + recharge + Incendies. Ce qui entraîne coûts du véhicule, coût des infrastructures routières, problème des réparations et des assurances .... La seconde technologie du pilotage automatique affronte la réalité du monde réel. Elle est largement en état d'attente. Déjà l'aventure du véhicule électrique s'essoufle après la première vague d'enthousiastes "technologiques". Tesla est encore une "bonne affaire". Mais pour combien de temps ? L'aventure politique avec Trump pourrait aider les affaires réglemantaires de Musk. Mais cette aventure politique est encore incertaine. Tout n'est pas réglé par le Destin ... |