France. Après les meutes, la révolution

Philippe Brindet - 19.10.2026

Marquées par de violentes embûches dressées par des émeutiers innommés contre les forces de police et les fonctionnaires de l'Etat, les manifestations de la "juste colère revendicative des lycéens" ont abouties à une journée de "convergence des luttes" où les partis politiques et les syndicats prétendaient montrer leur force dans la rue. Le 17 octobre de nombreuses manifestations étaient donc organisées dans les principales villes de France. Ces manifestations ont été très peu suivies. Des militants - c'est incontestables - les ont rejointes. Et ils avaient une certaine envie de "bordéliser" le climat social à l'occasion des "manifestations lycéennes".

Une tactique qui remonte à l'agonie du régime macronien

Cette opération est menée - grâce aux manoeuvres politiciennes du régime macronien, unissant les anciens macronistes et la droite de gouvernement, manoeuvres destinées à freiner l'inéluctable montée au pouvoir de la droite nationaliste - par l'extrême-gauche animée par l'ambition d'un bourgeois socialiste, corrompu dans la politique française depuis cinquante ans, Mélanchon.

Depuis au moins deux ans, son parti qui a acquis une place considérable au Parlement, mène une tactique simple : faire en sorte que la politique en France perde ses derniers vestiges de civilisation, de rationnalité. Ainsi les bancs de l'Assemblée Nationale sont occupés par une horde de gens misérables, sachant à peine lire, mais animés par une haine totale contre la France en général et les institutions républicaines en particulier. Depuis leur arrivée, aucune loi nécessaire n'a pu être votée. D'autant plus que, quand une telle loi échappait à la volonté de destruction de LFI, le Conseil Constitutionnel se chargeait de refuser cette loi. Et le Conseil Constitutionnel n'est pas réputé adhérent à LFI ... Il est donc possible que les méfaits de LFI soient en réalité promus par le régime macronien lui-même.

Cette tactique de LFI a été nommée "la bordélisation de la vie publique". Elle s'étend dans l'espace médiatique, largement acquis au macronisme d'abord, puis, depuis qu'il baisse sérieusement le nez, à l'extrême-gauche de Mélanchon. Seuls quelques médias animés par le milliardaire - prétendu conservateur : il a aidé à l'élection de Macron en 2017 - Bolloré, d'ailleurs vilipendé par cette médiacratie d'extrême-gauche, tentent de diffuser une activité journalistique opposée à cette "bordélisation".

L'application de la tactique a un but

La tactique de l'extrême-gauche poussée par le régime occidental consiste à empêcher l'exercice du pouvoir politique par une formation de droite. Et cette tactique est cohérente avec la stratégie deu régime occidental dont le macronisme est la version contemporaine et locale à la France. Cette stratégie consiste à détruire systématiquement la culture, l'économie, le travail, la santé, les institutions républicaines, ... de façon à instaurer définitivement la tyrannie de la Caste, cet agglomérat d'oligarques, de politiciens corrompus et de médiacrates à demi-cinglés.

Le régime occidental n'a encore rencontré ni un échec, ni un obstacle notable dans sa route implacable vers l'instauration du chaos total.

Aucun obstacle ?

Ce n'est peut être pas tout à fait exact. L'ambition du régime occidental était initialement mondiale jusqu'au début des années 2020, un peu avant, un peu après. Mais, le reste du monde s'est rebellé en trois grands groupes qui tentent de s'allier contre les menées destructrices du régime occidental : la Russie, l'Islam et la Chine. Avec la fumeuse "opération militaire spéciale", la mondialisation imposée par le régime occidental est morte. Et le régime occidental en est certainement conscient.

Pour ne pas mourir, le régime occidental est donc contraint de se concentrer sur son territoire "naturel", l'Union Européenne et les Etats-Unis. Les événements en France doivent s'interpréter dans cette vision chaotique.

Et il faut que mes lecteurs en soit convaincus : "ils" n'ont commis aucune erreur. Tout fonctionne exactement selon leur plan établi de longue date. Pour eux, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Des émeutes par des meutes ?

La situation sociale en France n'est pas différente de celles aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Allemagne, en Espagne, en Italie, en Grèce, ... chacun d'eux vivant la même faillite sociale, politique, économique, financière, culturelle, ...

La journée du 17 octobre 2026 devait être le temps de manifestations syndicales et gauchistes, par des organisations entièrement pilotées et contrôlées par le régime occidental. Le "coeur" de la protestation était occupé par les revendications lycéennes, complètement lunaires. Des lycéens qui séchent les cours réclament plus de "profs" et dans le même temps moins de cours parce que leurs journées sont "trop longues" ... Il y a des plaintes concernant l'état de délabrement des lycées, ... et c'est à peu près tout ce que nous avons entendus.

Devant la modicité des causes de la "juste colère du peuple en lutte", les organisations gauchistes ont à nouveau agité la misère, les services publics défaillants, la police oppressive, ... Tout celà est juste mais pas nouveau. Et fait penser à une juste revendication des voleurs concernant la tyrannie des serrures qui compliquent l'exercice de leur profession si utile pour la société ... Voilà ce qu'est une revendication gauchiste.

Ceci dit, la misère est bien présente partout en France comme partout dans le reste de l'Occident, particulièrement aux Etats-Unis. Simplement, les nagazines sur papier glacé, les séries vidéo tournées on ne sait où mais "à la Hollywood ..." nous font croire que nous sommes beaux, bien blancs, riches et gavés de biens que le monde entier nous envie. Le problème est que nous sommes laids, de toutes les couleurs, pauvres et que nous manquons de l'essentiel : alimentation, logement, médecine, parce que nous manquons de travail rénumérateur.

Or, le travail est la chose la plus éloignée des préoccupations des organisations gauchistes - qui font l'éloge de la paresse depuis deux siècles sans désemparer - et la plus éloignée des participants à la journée du 17 octobre, ou des jours précédents ou des jours suivants ... Ils rejoignent les objectifs du régime occidental de destruction de l'économie, de la société, de la nation, de la culture, ...

Ce qui s'est passé lors de la journée du 17 Octobre en France est la répétition - peut être à une plus grande échelle, et celà est discutable - de ce qui se passe depuis longtemps. A la frange de gauchistes militant, croyant agit contre le régime, alors qu'ils lui obéissent, et qui manifestent pour hâter l'atteinte de ses objectifs, se trouve des populaces - beaucoup plus riches que l'on pense - socialement destructurées par la déliquescence des nations occidentale et par la nature même de l'immigration en Occident et par l'islam déraciné de ses zones géographiques millénaires.

Ces populaces sont renforcées par beaucoup de petits blancs, dont la psychologie est totalement détruite par la médiacratie et sa propagande diffusée par l'Education Nationale et les réseaux sociaux, les jeux vidéo et la drogue. Leur avenir leur est réservé par le régime occidental. Un avenir que ce régime leur bâtit sans désemparer depuis trente à cinquante ans : le chaos. Totalement serviles, ces populaces diverses, incultes, ignorantes, illettrées, barbares, se sont ruées dans le chaos que le régime occidental leur a ouvert. Ils ont détruit, pillé, volé, frappé tout ce qu'ils ont pu.

Et l'Etat français, malgré ses larmes de crocodiles au soir du 17, puis au soir du 18 et ainsi de suite, est particulièrement satisfait de la tournure des événements : le chaos.

Le ministre de la Police fait croire qu'il a offert sa démission devant le prétendu "fiasco des forces de l'ordre", parce qu'il prétend "assumer sa responsablilit". Verbiage. Comme par hasard, cette démission est "refusée" et le ministre de la justice s'empresse de présenter aussi sa démission, toute aussi refusée ...

Cette comédie ne doit pas faire perdre la clairvoyance. Ils ont méthodiquement organisée la faiblesse de la police et l'incurie de la justice pour réprimer la vague de délits et de crimes commis pendant les journées "d'action revendicative" de la "gauche". Une "gauche" qui fait croire qu'elle est l'opposition au régime occidental, macroniste ici et maintenant, alors qu'elle lui appartient. Cette manoeuvre permet d'effrayer les petits bourgeois de "droite", qui sont largement majoritaires dans l'électorat, mais qui sont d'un illettrisme politique sans fond et d'un obscurantisme électoral renversant. Il faut reconnaître que la destruction presque totale de l'instruction ne donne pas aux gens les structures mentales peremttant de dégager une réflexion critique. C'est bien l'une des ambitions réussies du régime occidental de détruire cet enseignement.

Effrayés par la "pétaudière" des émeutes qu'on peut facilement les contraindre à croire provoquées par l'extrême-gauche, la médiacratie les a convaincu que ces mêmes pillages auraient lieu si la droite nationale prenait le pouvoir. Notamment parce que "l'extrême-gauche refuserait le résultat des urnes présidentielles !". La médiacratie les laisse voter pour qui ils veulent - "ils" ont de la chance ... - à condition que ce ne soit pas "Le Pen" ...

De son côté, LFI a depuis longtemps annoncé que le résultat des présidentielles n'avait aucun intérêt pour les affidés de sa mouvance, si son candidat échouait. Que Mélanchon gagne ou échoue, il lancera ses meutes, à qui il a tout promis, sur les villes et villages effrayés qui se soumettront à ses folies de chaos. De ce chaos qui est le même que celui voulu et ordonné par le régime occidental auquel Mélanchon est servilement attaché, la droite nationale sera victime et probablement éliminée physiquement.

Au plus grand bénéfice du régime occidental et à la destruction du peuple français. Même chose dans les Etats subjugués au régime occidental.

Et la Révolution alors ?

Dans l'Histoire occidentale, beaucoup de révolutions commencent par des émeutes. Mais il existe une condition préalable pour que une révolution "débouche" d'émeutes. Et cette condition tient à la pré-existence d'un groupe de gens puissants, généralement membres du régime contre lequel les émeutes sont menées. Ces gens sont constitués en une structure révolutionnaire qui recrutent les émeutiers, les contrôlent en combattant l'infiltration de la police ou de contre-révolutionnaires et leur désignent les objectifs d'émeutes qui concourent au succès de la révolution. Plus l'organisation pré-révolutionaire est poussée - comme ce fut le cas de 1760 à 1792, en France - plus violente est la révolution et plus elle est destructrice d'une "ancienne société". Celle-ci ne disparaît pas toujours. Elle passe, cachée et clandestine, la période révolutionnaire et reprend pied au pouvoir lors d'une stabilisation de la situation politique.

Il est clair que la mouvance LFI dispose de masses de manoeuvre pour recruter des émeutiers. Il n'est pas certain que les membres de LFI disposent d'individus suffisamment qualifiés pour diriger efficacement une révolution. Cependant, le propre d'une révolution est de dissimuler ses cadres pendant toute la période pré-révolutionnaire. Qui aurait remarqué Maximilien de Robespierre qui, lycéen, adresse un compliment au roi Louis XVI ? Malgré tout, le candidat Macron, en campagne en novembre 2016, publie son "ouvrage programmatique" : il est intitulé "Révolution". Ceci pour expliquer que le régime occidental selon Macron lui-même, c'est déjà le chaos qui tient à la révolution.

Macron a réussi en introduisant le chaos sur tous les plans. Il a réussi a accroître le chaos du régime occidental sans avoir besoin d'une révolution au sens historique du mot. "Révolution" reste un mot du verbiage bourgeois caractéristique des élites occidentales. Les informations actuellement disponibles ne permettent pas d'affirmer qu'une révolution est en préparation. Les émeutiers sont disponibles et sont mobilisables. Par les réseaux sociaux notamment. Mais les cadres qualifiés pourraient manquer.

A ce propos, je crains ici de manquer trois gisements possibles de cadres à la Révolution :

  • les prétendues Universités ;
  • les médias encore qualifiés de "presse" ; et
  • les oligarques du régime occidental.

On peut contempler ces phénix de la vieille société dans les studios de radio et de télévision ou encore dans les rédactions des quelques "journaux" survivants. S'y mêlent "experts de plateau" et universitaires en mal de notoriété avec des journalistes, tous activistes de gauche et très attirés par le mobile révolutionnaire. Parmi les oligarques, on note que plusieurs d'entre eux possèdent des médias souvent fortement engagés dans le militantisme révolutionaire. En France, on peut désigner les oligarques Niel et Pigasse. Mais, il faut aussi tenir compte des oligarques américains comme Zuckerberg ou Musk qui possèdent des réseaux sociaux très répandus en France comme partout ailleurs.

De ce fait, la possibilité d'une révolution n'est pas nulle, ni négligeable. Mais, les "élites occidentales" ont déjà obtenu le chaos. Une révolution est peut être superflue.

L'avenir le dira à l'Histoire.



Revue C-Politix (c) 19 Octobre 2026