France. Immigration et Intégration

Philippe Brindet - 03.11.2026

Dans un récent interview à un magazine centriste, Edouard Philippe, ancien Premier Ministre de Macron et candidat à la Présidence de la République a déclaré :

Le candidat d’Horizons à l’élection présidentielle, Edouard Philippe, estime, dans un entretien au Point publié mardi 27 octobre, que « l’échec de l’intégration » depuis « plusieurs décennies est incontestable », jugeant également que « la surreprésentation de jeunes issus de l’immigration » dans les violences autour des manifestations était « patente ».<br> Source : Le Monde, 27 octobre 2026, "Présidentielle 2027 : Edouard Philippe estime que « l’échec de l’intégration » depuis « plusieurs décennies est incontestable »"

Edouard Philippe a fait plusieurs déclarations qui dans une large mesure, aligne sa position sur celle de la droite au sujet de l'immigration, abandonnant précipitamment la position du centre et de la gauche sur laquelle il campait depuis des années. Il s'agit donc d'une déclaration majeure qui mesure à quel point l'immigration est bien devenue un problème pour l'opinion majoritaire. Et cette position est depuis plus d'un an celle enregistrée systématiquement et durablement par les sondages d'opinion.

Mais cette position semble extrêmiste. Mais de la part d'un "immigrationniste" patenté, le changement est notable.

Or, l'intégration de l'immigration de ces dernières décennies n'est pas aussi négative qu'on veut bien le dire. Il existe des populations immigrées dont l'intégration ne pose aucun problème notable. On peut citer notamment les Chinois et les Vietnamiens et beaucoup d'autres. Le problème posé par certaines immigrations est clairement identifié et il concerne deux zones relativement caractérisées par l'influence de l'islam. Il sagit principalement du Mahgreb et depuis quelques années de certaines zones de l'Afrique centrale.

Et là encore, il faudra nuancer parce que de très nombreux Maghrébins et Africains noirs se sont parfaitement intégrés même s'ils peuvent poser quelques problèmes qui ne sont pas directement liés à la sécurité.

Le problème de sécurité posé par la partie de l'immigration provenant du Maghreb et de l'Afrique Noire repose sur au moins trois forces que l'Etat français a systématiquement minoré quand il n'a pas fermé les yeux pour ne pas voir.

La première force est l'islam.

L'islam jouit dans une grande partie de la classe politique d'un statut assez étrange. Il est interdit de le mettre en cause de quelque manière que ce soit pour de nombreuses raisons liées au passé colonial, à l'idéologie victimaire, .... Mais dans le même temps, les politiciens savent qu'il s'agit d'une religion et que la modernité, le progressisme doivent en venir à bout.

Et l'islam "sait" parfaitement cette dualité dans la mentalité française, européenne, occidentale. Et il en profite pour progresser à l'abri de la protection tacite des politiciens, protection étendue par la médiacratie - presse, culture, universités, lycées, ...

Or, l'islam n'est pas seulement une religion. Elle est une puissance structurante de la société qui s'y soumet, de sorte que les catégories de séparation des pouvoirs ou de théocratie sont complètement inaptes pour appréhender le fait islamique. L'espace musulman par ailleurs est régi par une règle simple. Il contient toute région dans laquelle le pieux musulman peut exercer sa religion. D'où il résulte que, pour 5 à 7 millions de citoyens ou de résidents, la France est tout simplement une terre d'islam dar al islam. La loi islamique s'y applique complètement et les infidèles n'y ont aucun droit qui ne leur soit accordé par la charia. C'est-à-dire pas grand chose ....

Aussi quand le gouvernement envoye quatre policiers pour arrêter un musulman, d'après son illusion légale, il imagine que le musulman oppose un "refus d'obtempérer", alors que le musulman ne fait que signifier à ces quatre infidèles - ces bouffons ... - que leur statut en islam est un statut de serf qui doit la soumission au musulman !

Et plus l'islam progresse - et il progresse parce qu'il n'est en rien empêché - plus l'Etat laïc sera bafoué tant qu'il ne se convertira pas à l'islam.

De ce fait, l'intégration telle que la fantasme les politiciens occidentaux n'aura aucune réalité tant que l'Etat admettra les tructures naturelles de l'islam. L'islam est fort ...

La deuxième force est le nationalisme souvent exacerbé par l'esprit de vengeance à l'encontre du passé colonial de la nation française.

La rebellion visible des nationalismes principalement maghrébins est démontrée notamment lors des matchs de football où l'espace public français se sature de drapeaux algériens, tunisiens, marocains, turcs, ... Or ces quatre Etats tiennent pour acquise leur nationalité pour les migrants vers la France. C'est-à-dire qu'un algérien qui a migré en France, même s'il adopte la nationalité française selon la loi française, reste toujours un citoyen algérien.

Beaucoup de politiciens ou de médiacrates occidentaux sont au mieux internationalistes et le plus souvent individualistes. Ils vel=ulent donc "ignorer" la nationalité des immigrés français. Seulement, ces derniers ne se gênent plus depuis dix ans pour cracher leur mépris de la mationalité française, souvent par mépris du passé colonial de la France. Et les gouvernements étrangers des nationaux résidents en France profitent de la pression ainsi exercée sur l'Etat français investi par plusieurs millions d'immigrés qui sont des nationaux étrangers haïssant la nationalité française dont l'Etat français les a affublé un peu légèrement.

La troisième force est le rezzou.

On a vu cette force mise en oeuvre le 17 Octobre 2026 où, en parallèle avec les exactions des milices d'extrême-gauche, des bandes d'immigrés issus des banlieues majoritairement peuplés de résidents et de citoyens français venus su Mahgreb et d'Afrique Noire, se sont livré sà des pillages élhontées, souvent joints par leurs mères. La scène a effarouché les sensibles bourgeois de souche. Ils n'auraient pas dû. C'est une vieile tradition en cours h=jusqu'u début de la colonisation au Maghreb et en Afrique Noire.

On se rassemble en bande et on se rue sur un paisible village dont on a toutes les raisons de penser qu'il n'a pas de défense et on pille, viole, blesse, tue tout ce que l'on trouve. L'ennemi a été humilié par sa faiblesse et le prix de cette faiblesse est le produit de la rapine. La technique est connue depuis un siècle et davantage en France coloniale sous le nom du rezzou.

Largement, le rezzou, la razzia, est une pratique sociale et commerciale tout à fait traditionnelle. Il n'ay a là rien de répréhensible.

Et les immigrés de ces régions n'ont pas attendu le 17 Octobre 2026 pour mettre en peuvre cette pratique "innocente" à leurs yeux. Si les razziés ne se vengent pas par une contre-razzia, au moins pour récupérer une partie du butin, c'est qu'ils sont encore plus indignes que d'avoir été simplement "razziés".

L'islam n'aime pas la faiblesse et il n'honore que la force. C'est l'une des caractéristiques qui avaient attirés les nazis allemands. Et Nietzche. Dans L'Antéchrist (1888), il écrit « Si l'islam méprise le christianisme, il a mille fois raison : l'islam suppose des hommes. » Bien que la société française - ou européenne ou occidentale - ne soit plus chrétienne, c'est exactement comme celà que les immigrés des razzias nous estiment. Pas très cher.

Que faut-il faire pour étendre le succès de l'intégration occidentale ?

Dans son entretien précité, Philippe estime que le remède se trouve dans l'accès à la prospérité qui serait refusée à ces populations non intégrés. Il déclare : " Une société en croissance intègre bien mieux qu’une société figée.". Il montre ainsi que bien qu'il ait regardé le problème de l'intégration, il n'a pas compris la part problématique de l'immigration.

Il ne peut pas la comprendre, parce qu'il étend à l'ensemble de l'immigration le problème qui ne touche qu'une partie caractérisée de celle-ci. Pour autant, une société plus prospère que l'actuelle société française se facilitera certainement la tâche d'intégration d'uen immigration bienveillante. Ce que n'est pas la partie d'immigration qui pose le problème d'intégration. Or, la recette de l'intégration d'immigrations difficiles est bien connue. La France, l'Angleterre ou les Etats-Unis la connaissaient depuis le XIX° siècle jusque pendant la première moitié du XX° siécle. Cette recette est simple : il faut être effrayant contre les criminels quelqu'ils soient, petits ou grands. ET pour celà, il faut une justice immédiate et d'une sévérité effrayante. La Justice occidentale est lente et elle est bienveillante à l'égard des criminels et effrayante à l'encontre des victimes. Le problème de l'intégration en France , c'est sa Justice. Et pour rebâtir une Justice nécessaire, il faut une volonté politique exceptionnelle. Qui l'aura ?

Revue C-Politix (c) 03 Novembre 2026