Guerre en Ukraine - Un état au 25 Octobre 2022Les nouvelles sur la guerre en Ukraine sont extrêmement controversées. La propagande et la censure sont à leur comble, ce qui n'a rien d'étonnnat dans une guerre. Le problème réside en ce que, en "théorie", l'occient américanisé n'est pas en guerre contre la Russie en Ukraine. Ni ailleurs. Pourtant, presque tout se déroule "comme si" ... Les nouvelles issues du "camp russe" ne sont pas de meilleure qualité, même si la quantité de mensonges des six premiers mois donne un avantage considérable à la partie occidentale, régime de Kiev compris, largement devant celle des Russes. Ce que l'on sait se résume à peu de choses certaines et à bien des choses incertaines. L'orientation actuelle de la guerreLa Russie est l'agresseur, car ayant pris l'initiative de l'offensive, sans déclarer la guerre, qu'elle considère comme une "opération militaire spéciale". L'Ukraine n'a pas - jusqu'à plus ample informé, déclaré la guerre à la Russie, ni aucun de ses alliés de circonstances. Tout le monde peut donc s'accuser de fautes relativement au droit international. Sur le terrain, les Russes que l'on imaginait vouloir annexer l'Ukraine en un mois, sont à peine entrés de 100 kilomètres sur les frontières de l'est ukrainien, abandonnant d'ailleurs une avancée du même ordre sur la frontière Nord de l'Ukraine. Ils n'ont pratiquement pas pris pied sur le front sud. Soutenue par les financements de l'occident américanisé et par des livraisons de matériels militaires et de leurs munitions, l'armée ukrainienne résiste et passe souvent à l'offensive. Selon les russes, mais les ukrainiens sont loin de démentir, les pertes en matériel et en personnel sont énormes du côté ukrainien, et plus modérées du côté russe. Depuis la fin Septembre 2022, la Russie a entrepris une campagne de bombardements, par missiles, missiles de croisière et drones qui vise les installations même civiles : eau, gaz, électricité, transport ferré, routes. L'Ukraine de son côté, n'hésite par à bombarder et à débarquer des clandestins pour saboter loin en territoire russe (bombardement de Belgorov, assassinat de Dugina, ...) Les action otano-ucrainiennesMême si l'Ukraine n'est pas membre de l'Otan, cette organisation entièrement américaine est certainement impliquée jusqu'à un échelon de combat très petit. Ensemble forces de l'OTAN et ukrainiens ont organisées trois offensives sur Lyman - qui a été un vrai succès - sur Energodar - peu d'avance - et sur Kherson - peu d'avance mais une concentration de moyens militaires certainement menaçante pour l'armée russe. Depuis le début d'Octobre 2022, les forces otano-ukrainiennes ont peu progressées. Mais les Russes restent sur la défensive avec peu d'avancées même locales. Cependant, ils seraient en mesure de reprendre Lyman sur le front Est, et seraient en danger sur Kherson. Les forces otano-ukrainiennes ont réussi le sabotage du pont de Kersh qui relie la Crimée à la Russie continentale, ce qui, sans être définitif, ajoute un trouble certain aux approvisionnements russes du front sud. Le sabotage par des "inconnus" des quatre tubes NordStream contraint l'Allemagne à couper tout lien économique avec la Russie et, de ce fait, d'accroître son soutien matériel et financier à l'Ukraine, au service des américains. Les rodomontades ahurissantes du régime kiévien et de ses soutiens américains ne permettent pas de se faire une idée réaliste de la suite de leurs actions. Une nouvelle offensive sur Kherson, visant à atteindre la Crimée serait la plus probable. Cependant, Donetsk est toujours à leur portée d'une part, et la centrale nucléaire de Zaporijia est une nécessité pour eux, d'autre part. Les actions russesEn réplique aux offensives ukro-otaniennes, aux divers attentats, sabotages et bombardements en territoire russe - ou ailleurs- la Russie a décrété une mobilisation partielle de réservistes. Au moins 300.000 hommes en cours de formation. La Russie a par ailleurs augmenté ses moyens de bombardement par missiles, missiles de croisière, missiles hypersoniques et aussi par drones. Ce sont ces moyens, plus que l'aviation, qui sont utilisés contre l'Ukraine. Il semble que la défense anti-aérienne otano-ukrainienne soit très dissuasive pour l'emploi de l'aviation tactique. Sur le front, outre les bombardements précités, les Russes font plus confiance à l'artillerie - roquettes multiples et canons - qu'à l'arme blindée qui serait vulnérable aux missiles portés anti-chars. Selon plusieurs sources, les Russes utilisent des opérations militaires qui mettent le moins possible les hommes en danger. Le temps des charges de fantassins n'est pas encore revenu. Contrairement aux allégation otano-ukrainiennes, les approvisionnements en munitions des russes ne semblent pas se ralentir, bien au contraire. Depuis le début d'octobre 2022, c'est un déluge de missiles de tous genres et de drones perdus qui tombent sur les installations et les concentrations de troupes. La mobilisation partielle décrétée va dans les prochaines semaines commencer à faire sentir ces effets. Mais, elle devrait aussi conduire à un accroissement du nombre de blessés et du nombre de morts, ce qui ne sera pas un facteur favorable pour appuyer la politique décidée par Poutine. Sauf si le changement de format des armées russes conduit à un effondrement - peu probable - des forces otano-ukrainiennes. Une bizarrerie de la guerre en UkraineTout d'abord, il n'existe jamais de "bonne guerre". Mais, la guerre en Ukraine est peut être l'une des pires. Beaucoup trop d'attentats. Beaucoup trop d'attaques de villes et de pertes civiles. De part et d'autre. Pour un résultat imprévisible à cause de la lenteur des progrès des belligérants. Les hommes ukrainiens servent de "substituts" aux hommes de l'occident américanisé. C'est parfaitement immoral. Certains observarteurs qualifient les ukrainiens de "chair à canon" de l'Otan. Ce n'est que partiellement vrai. Il apparaît que la population ukrainienne - surtout si l'on en croit la presse occidentale - déteste résolument tout ce qui est russe. L'engagement des soldats ukrainiens serait donc certainement "volontaire". Ainsi, il ne resterait plus en Ukraine - non encore occupée par l'armée russe - que des minorités russophones incapables d'agir. Dans les territoires nouvellement acquis par la Russie, notamment dans la province de Kherson, les populations civiles, russophones majoritairement et russophiles, sont incitées à un exode en Russie à cause de l'offensive otano-ukrainienne possible. La vraie bizarrerie réside dans la lenteur russe à atteindre ses probables objectifs. C'est du "retenez-moi, ou je fais un malheur ...". Le résultat militaire semble médiocre. Par contre, au point de vue stratégique, Poutine est parvenu à "fixer" les Etats-Unis sur l'Ukraine. L'Empire ne peut se permettre de perdre en Ukraine au risque de décrédibiliser l'OTAN. Plus la fixation dure, moins l'Empire pourra s'étendre. L'avantage pour la Russie de cette lenteur est de lui permettre d'engager des moyens limités dans un conflit qui, pourtant, devrait être "total". Or, il ne l'est pas. L'autre grand avantage à la stratégie de la "petite" guerre de Poutine se trouve dans les sanctions économiques décrétées par les américains et appliquées sans intelligence par leurs vassaux européens. Ces sanctions économiques frappent la zone économique européenne qui, à cause de ces sanctions "à l'envers", est en train de s'enfoncer dans un "hiver économique" assez redoutable. Poutine avait déjà assez peu à craindre des forces armées européennes. Le régime des sanctions va fomenter un climat de protestations dans les populations européennes qui devrait placer un vrai malaise parmi leurs dirigeants. Le drame est que l'impéritie des politiciens européens rend irrationnelles leurs réactions. Et chez de tels gens, tout peut basculer en catastrophe. Mais leur bravache joint à leur veulerie favorise la stratégie de la "petite" guerre de Poutine. Et cela va durer longtemps. Longtemps ? On note que les Etats-Unis viennent d'envoyer leur 101th Airborne Division, une force d'intervention rapide qui est stationnée à quelques kilomètres de la frontière ukrainienne. Dix mille hommes, c'est peu. Mais çà peut être un prélude à un engagement militaire direct. Et cela changerait tout. |