L'affaire ukrainienne au 8 Juillet 2022 - Partie II : La propagande occidentale

Philippe Brindet - 8 Juillet 2022

La presse lourde occidentale au service du régime ukrainien

C'est la chose la plus invraisemblable qui soit. Il semble que la presse européenne ait été mise sous contrôle du gouvernement ukrainien, probablement sur instruction des services spéciaux américains. Il n'existe pas de rédaction d'un quelconque organe de presse qui ne comporte pas au moins un "commissaire politique" ukrainien ou russe américanisé, qui ne promène sur les rédactions et les plateaux radio et télévision un regard inquisiteur auquel nul n'échappe. Et de fait, la narration est partout totalement conforme aux intérêts du régime ukrainien, souvent plus encore qu'aux instructions américaines. Notamment sur la pression pour augmenter l'aide militaire occidentale à l'Ukraine.

La propagande occidentale s'est déployée principalement à l'aide d'émission et d'articles ahurissants, à la lecture desquels on imaginait l'armée ukrainienne aux portes de Moscou. On a aussi assisté à des manifestations inimaginables dans la presse où Poutine et ses ministres étaient traités de fous, de criminels, et où les peuples russes étaient ou bien sommés de se débarrasser de leur dictateur ou bien injuriés pour leur barbarie "bien connue". On notera que la presse européenne s'est aussi assurée du concours d'"experts" militaires, souvent de grades élevés dans les armées occidentales et à l'OTAN, qui tous ont déroulées des analyses ahurissantes de suffisance et seulement destinées à manipuler l'opinion occidentale dans le sens voulu par le régime ukrainien et ses corrupteurs américains.

Une propagande menteuse et manipulatrice

Pendant les quatre premiers mois de guerre, la propagande occidentale s'est donc bornée à :

  1. diffuser sans aucune mise en question les pires déformations produites par des agences de communication ukrainiennes ou américaines ;
  2. cacher au public occidental la réalité du terrain militaire avec des séquences de propagande liées à la représentation effrayante de la guerre dans une population civile ;
  3. montrer l'importance de l'aide militaire occidentale au régime ukrainien ;
  4. montrer l'efficacité des sanctions économiques conçues "pour mettre à genoux l'économie russe", selon le ministre français Le Maire ;
  5. relayer les pires manoeuvres du régime ukrainien pour déconsidérer l'armée russe en "prouvant" par l'image (fabriquée) de prétendus crimes de guerre.

Malheureusement :

  1. les déformations ukrainiennes sont contestées par l'avance de l'armée russe ;
  2. l'inefficacité chronique de l'armée ukrainienne est accompagnée des exactions commises par les bataillons de représailles ukro-nazis ;
  3. L'importance de l'aide militaire est manifestement bien plus faible qu'annoncée et elle alimente les réseaux mafieux mis en place par Poroshenko et son successeur Zelinsky ;
  4. pire encore, les sanctions économique entraînent l'occident et surtout l'Europe dans une terrible récession économique et sociale ;
  5. les prétendus crimes de guerre commis par l'armée russe sont toujours sans aucune preuve ni enquête indépendante.

Un très récent revirement encore indécis

Le public en occident est donc complètement trompé et ignorant de la réalité du terrain. Mais, depuis la prise de Severodonetsk, et plus encore celle de Lysitchansk, le ton général de la presse européenne a changé. Les gens qui nous informent se sont d'un seul coup demandés si la Russie n'avait pas gagné la guerre. C'est certainement exagéré, mais on sent comme un vent de panique dans les rédactions de la presse de propagande occidentale. Il faut reconnaître que la réalité est loin de la fiction imposée par la propagande. Cette distorsion est certainement connue des propagandistes et pourrait les mettre mal à l'aise. La peur de se retrouver trop tard face à l'inéluctable, peut être.

Une question se pose de savoir si les forces qui dirigent la propagande occidentale ont déjà acté la défaite du régime ukrainien. C'est possible. Ainsi, la "chute" en Grande-Bretagne du ministère Boris Johnson, pourrait être un indice de cette prise de conscience. Mais ce n'est pas sûr. D'autant que si le soutien de Boris Johnson à Zelinsky a été d'une vigueur qui interroge, son successeur sera certainement dans le même sens : c'est la caste au pouvoir en occident qui tout entière s'est rangée derrière Zelinsky et ses corrupteurs américains.

Une activité réaliste conteste depuis le premier jour la propagande

Cependant, on note que de nombreux sites indépendants mettent en cause la narration occidentale. On doit citer particulièrement :


Revue C-Politix (c) 8 Juillet 2022