La faillite du régime français. Quelques observations.Le premier politicien à nommer la catastrophe aura été probablement François Fillon, aujourd'hui politiquement écarté. Il était alors Premier Ministre du Président Sarkozy et c'était en 2007. Depuis, il y a eu Hollande, puis Macron. Et la situation est bien pire qu'alors. Par la publication des chiffres de l'INSEE, une administration aux ordres du régime français, le terme de faillite n'est pas prononcé. Mais, même le Président de la Cour des Comptes a critiqué le régime français d'avoir masqué la situation. Et après ? Les faitsLe 25 Mars 2024, l'INSEE publie une Note décrivant une première évaluation des comptes publiques pour l'année 2023.
Dans ce tableau, on constate que, en 2023, les dépenses ont plus augmentées deux fois plus que les recettes et cette augmentation est encore plus forte qu'en 2022. Or, la politique gouvernementale était basée sur l'idée que 2021 était une année catastrophique à cause de la Covid. 2022 démontrait la capacité du régime français à redresser la barre. Malheureusement, le déficit a à nouveau augmenté, un peu moins qu'en 2021, mais à nouveau plus fort que celui de l'an précédent. Et le régime ne peut plus se targuer d'avoir repris en main la dérive des finances publiques. Il existe cependant un résultat relativement favorable. Le résultat net des administrations de Sécurité Sociale est positif et s'améliore encore en 2022 et en 2023 pour atteindre 12,9 milliards d'Euros. Le déficit public de 154 milliards sera essentiellement financé par un emprunt qui va s'ajouter en 2024 à la dette abyssale du régime français.
Le tableau de l'endettement public produit par l'INSEE montre la hausse de 147,6 milliards d'Euros de 2022 à 2023, atteignant 3.101,2 milliards d'Euros, soit 3,8 fois le montant des impôts perçus en 2023. Cet endettement monte constamment depuis la présidence de On remarque que en 2023, les administrations de sécurité sociale ont réduit leur endettement de plus de 16 milliards. C'est aussi le cas des "organismes divers d'administration sociale", de 3,20 milliards d'euros. A leur exemple, l'Etat pourrait donc tenter de réduire cet endettement. Il ne le fait pas. On tentera plus loin des explications .... difficiles. Les règles des traités européens fixent le déficit public (annuel) sous les 3% du PIB national. Et l'endettement doit représenter moins de ... 60% de ce PIB. Cette année à nouveau les comptes français dépassent ces deux seuils. Comme presque tout le monde en Europie. Et pire que presque tout le monde en Europie. A se demander à quoi sert un traité européen ... Mais ceci est une autre affaire. Il faut noter que l'étalonnage de l'endettement et du déficit publics au PIB est une technique bizarre sachant que le déficit provient de la dette et que la dette augmente le PIB ... Aujourd'hui, la France ne peut pas rembourser sa dette. Elle a encore besoin de trouver 180 milliards d'emprunts (estimation ...) en 2024 pour payer ses dépenses courantes. Or, la solvabilité de l'Etat va être "testée" par les agences de notation dans les semaines à venir. Ce testage nous dira si le régime de Macron peut encore rester en place ou non. Ce qui ne signifie pas qu'il quittera le pouvoir ...
Il faut le répéter : Macron et son régime a été élu, désigné par environ 25% des citoyens français. Et ceux qui ont voté pour lui sont complices de la situation. Ils avaient élu Hollande, avant lui, Sarkpozy, avant, Chirac, avant .... Beaucoup des réactions ont été très critiques. Economistes, journalistes, citoyens, nombreux sont ceux qui s'exaspèrent de l'incapacité qu'ils supposent dans les gouvernants à tenir des comptes corrects. Et de plus en plus de commentateurs se mettent à "dicter" des solutions "évidentes". On peut relever trois solutions faciles : Ces "recommandations" sont parfaitement inutiles. Elles n'ont aucune chance d'être appliquées par l'actuel gouvernement et elles sont, largement, inefficaces. La situation n'a pas une cause unique. Elle n'est pas seulement provoquée par les seuls politiciens. Beaucoup n'ont pas la même analyse, n'applique pas leurs politiques pour les mêmes raisons ni dan sle m^me but. Mais tos sont d'accord. Le principe de base de l'Etat moderne est qu'il doit être endetté. Point. Il n'y a rien d'autre à ajouter. Pour plaire à certains secteurs, un politicien pourra accroître de quelques pour cents un impôt par ci ou par là. Il acceptera de rogner sur quelques dépenses secondaires. Mais dans l'un ou l'autre cas, il fera massivement appel à l'endettement. Par tout moyen. Il y a plusieurs raisons et selon les économistes, selon les idéologies, selon les politiciens, elles varient. La première raison pourrait être "monétaire". Or, la "monnaie" est quelque chose d'assez étrange. Elle a un aspect rigoureux, scientifique, bien que changeant. Mais ell a aussi un aspect irrationnel, idéologique, ... Beaucoup de gens ont cru dans les années 1980 qu'il était temps de quitter cette ambiance "médiévale" et que somme toute, ce qui comptait, ce n'était pas la monnaie, mais la richesse. Et que la monnaie ne servait qu'à compter cette richesse comme les kilos comptent les masses et les mètres les distances. Si vous disposez d'une certaine quantité de monnaie et que, suite des circonstances, par exemple parce que vous êtes de plus en plus riche, eh bien il suffit d'ajouter quelques unités de monnaie à la masse monétaire pour complèter ce qui lui manque. Pour réaliser une telle opération, il existe plusieurs techniques. Mais, au bout du compte, en dernière analyse, cela s'appelle faire de la dette. Et en occident, beaucoup de gens estiment depuis quarante ans et plus que cela fait "moderne" ou "progressiste" de se moquer de l'idole "monnaie" et de la gonfler artificiellement. Fabriquons de la dette, c'est bon pour "nous". L'ennui, c'est qu'ils n'avouent pas que ce "pour nous", signifie pour nous : "pour eux" ... Une autre tentation guette beaucoup d'emprunteurs : les bonnes dettes. Pour ces "moralistes", il existe de la "bonne dette" et de la "mauvaise dette". Le tout de la politique économique c'est de faire de la "bonne dette" et pas de la mauvaise. Les moralistes estiment en effet qu'emprunter est bon pour investir. Donc, il leur suffit d'agiter le drapeau de l'innovation et du "contruire le futur" pour que leur dette soit de la "bonne dette". Les régimes qui se sont identiquement succédés en France et presque partout en Occident, ont depuis 60 ans jurés qu'ils faisaient de la "bonne dette". L'ennui c'est qu'ils sont incapables de démontrer qu'ils ont investi. Ils ont surtout dépensé et ils n'ont jamais rien investi. Une autre tentation a emporté les économistes et politiciens raisonnables. Quand tout le monde est endetté dans le milieu mafieux des politiciens, le premier qui réduit sa dette est "mort" ... Il y a deux raisons à ce massacre des "rembourseurs" d'emprunts. La première raison est que les Etats ne remboursent jamais le capital, mais seulement les intérêts. Qu'en général, du moins en France, ils remboursent avec un emprunt suivant ... Mais, le drame, c'est que la plupart des prêteurs n'ont aucun avantage à ce que leurs débiteurs remboursent les dettes. Ces dettes permettent, par les garanties exigées, que le prêteur contrôle la politique du débiteur. Il n'est donc pas question qu'il rembourse et tant pis pour la République et pour la Démocratie ... Une deuxième raison tient à ce que, le plus souvent, le débiteur n'a pas le premier sou pour rembourser, même les intérêts. En théorie, il pourrait le faire en spoliant les épargnants, en ruinant les retraités, en expropriant les entreprises privées, etc ... Mais c'est très désagréable, et on a retrouvé plus d'un politicien pendu pour moins que çà au détour d'une défaite guerrière ou d'une révolution de palais ... Non, vraiment, mieux vaut continuer de s'endetter quand on a commencé ... Aussi, malgré les protestations "la-main-sur-le-coeur" qu'ils vont rembourser la dette, les politiciens, notamment en France, n'en feront rien. La première réponse à cette question est très simple : nous ferons comme d'habitude. Nous serons chaque année un peu plus de riches. Nos hôpitaux seront chaque année un peu plus excellents, de même que notre "Police", que notre "Justice". Nous aurons des industries encore plus excellentes que l'an passé, etc. Même, nous verrons des gens qui partitont six mois de l'année en vacances à Marrakech pour 375,5 Euros par semaine .... La grande vie quoi ! Le tout c'est qu'il faudra oublier qu'en 2024 52% des ménages français ne finissent pas leur mois à partir du 15, que 30% des habitants ne mangent pas à leur faim, que ... Et qu'en 2025, ils seront 10% de plus à être pauvres et très pauvres ... Que le chômage réel - pas celui des investissements du gouvernement ... - augmente de 10% chaque année tandis que les salaires se réduisent dans le même temps ....
Il faut se souvenir que depuis les années 1975, l'Etat français investit pour l'accroissement du chômage et des bas salaires. L'endettement sert donc essentiellement à cela.
Si nous avons beaucoup de chance - et je ne ne parierai plus sur cette option - lorsque le peuple français sera suffisamment exaspéré par la toxicité du régime en place et qu'il placera démocratiquement à la tête de la République une nouvelle génération de dirigeants repartant sur des bases politiques et économiques saines. Nous ne sommes pas sur cette voie. Ce que nous voyons se réaliser, c'est une société multiculturelle, essentiellement actionnée par la misère et la violence des migrants. Une société dans laquelle seul le plus violent, le plus barbare, le plus voleur, a le droit de savoir ce que demain sera. Avec des quartiers fortifiés, dans lesquels des riches vivent défendus par des milices privées ultraviolentes. Plus violentes que les plus barbares ... Avec de pauvres hères, le plus souvent isolés, en haillons et baissant la tête, tentant d'échapper au regard prédateur et tentant de sauver une maigre pitance .... C'est très triste. C'est terrifiant. Ce n'est pas une raison pour que cela n'arrive pas ... |