Le problème de l'occident : le mal comme bien indépassableSe sentir bien ou se sentir mal dans la société occidentale aujourd'huiUne frange de l'humanité occidentale considère que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Il s'agit des gens qui tirent encore un bénéfice de l'activité économique de l'Occident. Or, l'affirmation que "tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes" est une citation d'un célèbre roman de Voltaire, 'Candide', publié en 1759. La Révolution française éclatait en 1789. Or, cette impression d'optimisme n'est partagée que par une minorité qui se réduit chaque jour davantage. On peut affirmer que, quand la société fonctionne correctement, cet optimisme est partagé par la majorité de la population. Quand cette proportion se réduit et qu'il ne reste que quelques privilégiés optimistes, une catastrophe est proche : révolution, guerre civile, guerre étrangère, grandes invasions, ... C'est exactement la situation qui se vit en Occident. Que ce soit aux Etats-Unis ou au Canada, en Union Européenne ou au Japon, ... partout le même sentiment domine : la civilisation occidentale s'effondre. Ce sentiment est combattu par le régime et la minorité qui en profite. Pour l'instant, le régime accroît ses moyens de répression de la majorité critique. Surveillance sociale, sanctions extrajudiciaires de plus en plus nombreuses et de plus en plus sévères, propagande dénonçant les opposants et contestataires, ... Un effondrement ? Quel effondrement ?Sur l'évaluation de l'effondrement, beaucoup d'analystes se contentent d'examiner des secteurs techniques, matériels, dont il est possible d'évaluer l'évolution par de simples statistiques matérielles. C'est dommage, parce qu'ils se condamnent à ne pas comprendre la situation. Compter le nombre de chômeurs, le coût de la vie, l'endettement public ou privé, les salaires médians, ... n'a de pertinence que dans une société dans une dynamique quasi-statique. Quand les chiffres varient trop vite, trop fortement, les statistiques n'ont plus de pertinence. Un autre manquement de l'analyse de la civilisation occidentale est de découper l'activité sociale par secteurs dont le couplage est plus ou moins pris en compte. Analyser l'effondrement de l'agriculture, celui de l'industrie, celui de l'enseignement, celui de la police, celui de la justice, ...est très bon et complètement hors sujet au point où se trouve la civilisation occidentale actuellement. L'analyse holiste moraleIl y a une autre perspective qui est bien plus pertinente que l'analyse matérielle par secteurs. C'est une analyse holiste morale. Une analyse de ce type souffre d'une réputation épouvantable et on va comprendre pourquoi. L'approche holiste d'abord est critiquée parce qu'elle se fonde sur l'observation d'une réalité complexe. Lorsque le critique considère les analyses holistes, il est invinciblement attiré par l'idée que tel détail de l'analyse holiste est parfaitement faux. Puis, il en trouve un autre qu'il juge aussi faux. Et encore un autre ... Alors, sans aller plus avant, il en déduit que l'analyse holiste n'a aucune validité. Et souvent le critique la juge encore plus sévèrement. Quant à la morale, .. Il suffit de l'évoquer pour attirer la moquerie et pour rendre toute analyse vide. Pourtant, même les observateurs qui rétrécissent leur champ d'analyse, notammment à leur champ de compétence, observent de plus en plus fréquemment que la loi qui a fait la société occidentale depuis des siècles et qui est devenue un empilement de normes, de règles, de tout ce que vous voudrez ... est devenue complètement inerte et incapacitante. Et les comportements des agents de la société occidentale deviennent de plus en plus destructeurs. Violences, vols, viols, abus, meurtres .... Ils n'ont jamais manqué par le passé. Mais l'explosion de leurs nombres et de leurs intensités est quelque chose qui dépasse toute comparaison historique. Il y a même pire. La plupart des agents de la civilisation occidentale ne se rendent même plus compte de l'immoralité radicale de leurs conduites erratiques et destructrices. Ils prennent le bien pour le mal et en sont fiers. Quelques exemples pour appuyer cette affirmation ? Tel individu dans la force de l'âge, s'introduit par ruse dans un domicile et viole une femme de 90 ans. Telle entreprise décide sur une vague impression de l'état du "marché" qu'elle doit se séparer d'un tiers de ses salariés. On ne compte plus les avortements, les euthanasies, les destructions de familles ... tous crimes commis à l'abri du sentiment qu'il s'agit de l'exercice d'un droit individuel. Droit individuel reconnu par la Loi qui est l'un des moyens les plus répandus en Occident pour prendre le mal pour le bien ... La vertu ou le vice : entre bien et mal, l'occident trébuche ou se relèveLa corruption des moeurs, la corruption financière, la corruption politique, la corruption éducative, toutes s'épanouissent de plus en plus librement avec les effets destructeurs de la civilisation occidentale qu'on se condamne à ne pas comprendre si l'on en reste à des statistiques de mesures matérielles, mais qui éclantent avec toute leurs forces quand on les regarde à l'aune du bien et du mal.. Or, les civilisations disparues, notamment les civilisations grecques et romaines, ont toutes insisté sur l'ultime réalité des civilisations ; le bien qui les construit et le mal qui les détruit. Les Grands Romains, Cicéron, Tite-Live, Salluste ont insisté sur la vertu comme force vitale pour faire le bien et sur le vice comme facilité pour faire le mal. Si nous ne revenons pas au fondamental de toute civilisation, nous mourrons. En réalité, nous sommes morts et nos sociétés décomposées sentent le cadavre. Ceux qui veulent restaurer la civilisation occidentale savent quelle voie emprunter pour redresser notre vieille civilisation. L'ignorent-ils cependant ? Le judéo-christianisme passage obligé et le christianisme nécessaireMais, il y a une particularité de la civilisation occidentale : le christianisme et particulièrement, le catholicisme. Le christianisme est comme le judaïsme dont il est issu une religion radicalement fondée sur le bien et le mal. Même une brève incursion dans la théologie chrétienne suffit pour se convaincre que l'Histoire de l'homme est d'abord une histoire du Bien et du Mal. Et une histoire de la liberté de l'homme à choisir entre le bien et le mal. De ce fait, le judéo-christianisme est essentiel à la restauration possible, peut être incontournable de la civilisation occidentale. Mais, bien plus que simple morale du bien et du mal, le christianisme porte témoignage que le bien ne triomphe jamais du mal par le simple fait qu'il serait bien et le mal, mal. La conversion de l'homme de la tyrannie du mal à la liberté du bien est toute entière contenue dans Jésus, Fils de Dieu, venu parmi les hommes pour sauver tous les hommes. Le christianisme est largement indifférent aux entreprises humaines fussent-elles dirigées vers le bien. Il est tout entier voie de tout homme pour se laisser saisir par Jésus pour vivre dans le Bien. Autrement dit, si la restauration de la civilisation occidentale passe par un retour au bien, cette restauration ne peut s'opérer que par une conversion personnelle, individuelle, d'une majorité d'hommes, d'occidentaux, à la personne de Jésus comme Voie ultime vers le Bien et donc vers la civilisation. Et cette civilisation occidentale quand elle est catholique, est essentiellement mondiale. Elle ne subit pas les limites des zones économiques, sociales, énonomiques, financières, ...Tout un programme. Mais, ce programme, aucun occidental ne peut faire l'économie de s'en situer. QUi n'est pas avec Lui est contre Lui. Alors, si nous ne revenons pas à la racine de la civilisation occidentale, nous mourrons. Et le christianisme ne meurt jamais complètement. |