Les guerres des Etats-Unis - Evolutions

Philippe Brindet - 03-06-2026

Les Etats-Unis conduisent trois guerres militaires. Chacune de ces guerres est en fait exécutée par un vassal. C'est l'Ukraine pour la guerre contre la Russie. C'est Israël pour la guerre contre l'Iran. C'est Taïwan pour la guerre contre la Chine.

Dans chacune de ces trois guerres, le vassal est plus ou moins soutenu par une alliance, contrôlée par les services spéciaux américains. Il s'agit de l'Union Européenne auprès de l'Ukraine, des Etats du Golfe auprès d'Israël et d'un mélange encore plus lâche avec les Philippines, le Japon et la Corée du Sud pour Taïwan.

Les trois vassaux (Taïwan, Ukraine et Israël) sont, malgré les dénégations occidentales, des "constructions étatiques" récentes et de légitimité douteuse. Taïwan a été constituée par la défaite d'un nationaliste chinois, vaincu par le communiste Mao. Et cet Etat est depuis l'origine voué par le droit international à rejoindre la Chine continentale, comme ce fut le cas pour Hong-Kong par exemple. L'Ukraine a été agglomérée par la volonté du communiste Kroutshev à partir de la destruction de l'Empire austro-hongrois et allemand. Israël a été constitué par un mouvement international de socialistes athées qui ont forcé la main des puissances occidentales lors de sa création à la faveur du départ des Britanniques, chassés de Palestine par la volonté des américains de détruire tout autre empire occidental que le leur.

De ce fait, les américains tentent de se rassurer "moralement" en agitant le droit à l'existence de ces trois Etats et en considérant en conséquence que leurs ennemis, la Russie, l'Iran et la Chine sont de très vulgaires agresseurs. Ce "moralisme" constitue peut être un vestige du catholicisme aujourd'hui totalement disparu en Occident.

Mais, par suite, les américains, dont la légitimité de l'existence même est des plus incertaine, se retrouvent devant une exigence. Ils doivent absolument être les plus intraitables dans la poursuite de ces guerres impériales au risque que leur illégitimité soit dévoilée par leur échec. Dans une fuite en avant, les américains sont contraints de ne plus jamais arrêter la moindre guerre.

La guerre contre la Russie

Considérations militaires dans la confrontation

Il s'est produit quelque chose en 2025 dans cette guerre. Il s'était produit quelque chose en 2022 peu après le déclenchement de la guerre par la Russie : la Russie s'est fait voler sa victoire sur l'Ukraine par l'alliance autour de l'Ukraine. Cet événement est représenté par la visite du Premier Ministre britannique Boris Johnson à Kiev au cours de laquelle il a signifié au dictateur installé au pouvoir par les américains qu'il lui était interdit de signer le moindre cessez-le-feu et encore plus interdit de signer un quelconque traité de pais avec la Russie. Or, l'armée ukrainienne était vaincue et les russes aux portes (Irpin) de Kiev.

Poutine qui est un "légaliste" peut être un peu trop crédule - l'Histoire le confirmera ou non - a accepté de retirer ses troupes pour négocier raisonnablement à Istanbul. Las. Les ukrainiens ont reçu l'aide militaire occidentale et ont repris le combat. Considérant l'ampleur de l'aide occidentale - plusieurs centaines de milliards de dollars - les russes ont poursuivi la guerre dans le but d'épuiser l'aide occidentale. Pour celà, l'armée russe ne devait jamais avancer trop vite pour éviter de désorganiser l'armée ukrainienne. D'où cette invraisemblable situation dans laquelle l'armée russe avance de quelques centaines de mètres, puis recule sour la contre-attaque ukrainienne.

La "stratégie" russe a semblé gagnante. C'est du moins ce que j'ai cru jusqu'à récemment. En effet, les arsenaux et les moyens de production de matériel et munitions de l'occident se sont appauvris de manière dramatique.Dans le même temps, la population ukrainienne s'est réduite de moitié entre les pertes au combat et l'"émigration" aussi bien vers l'occident des uns que vers l'orient des autres - les russophones. Et de fait, les américains sont aujourd'hui très affaiblis matériellement pour conduire leurs deux autres guerres. Mais nous y reviendrons.

Mais en 2025, il s'est produit quelque chose. Les occidentaux ont continué à soutenir autant qu'ils le pouvaient la guerre ukrainienne. Et ce, malgré un retrait - probablement affecté - des américains sous la tromperie de Trump. Mais, ils ont aussi développé une arme que les Russes n'avaient pas vraiment anticipé - à notre connaissance. Cette arme se sont les drones et très certainement les drones à longue portée. Les Russes avaient déjà développé avec l'aide des Iraniens l'arme des drones à longue portée (drones Shaed devenus Geranium) et ils s'en servent toujours de manière intensive. Mais, ils n'imaginaient pas que les ukrainiens allaient faire de même.

Le premier acte significatif a été l'emploi de drones lancés par camion, depuis le territoire russe lui-même pour frapper les terrains de l'aviation de bombardement russe. Il s'agissait alors de drones FPV à faible portée. Cette opération du 2 juin 2025 a été un succès occidental exceptionel. Il ne s'est d'ailleurs pas reproduit et on ignore les moyens clandestins qui ont été déployés pour mener ces attaques depuis le territoire même de la Russie. Il y a là un mystère que l'Histoire révélera. Mais, il est probable que cette action dénote une pénétration inquiétante pour la sécurité intérieure russe par les services spéciaux américains.

Les attaques de dones ukrainiens à longue portée se sont peu à peu multipliées, atteignant presque tout le territoire de la Russie européenne de Saint-Pétersbourg à Rostov. Certains de ces raids ont été lancé par des lanceurs clandestins dans les montagnes du Khazakstan, pourtant allié de la Russie. D'autres ont certainement été lancés depuis les Etats Baltes. Mais la majorité des drones a été lancé d'Ukraine, depuis les oblasts de Sumy et de Kharkov, pour les attaques vers le centre et le Nord de la Russie et depuis l'oblast de Kherson pour les attaques vers le sud de la Russie.

Dans le même temps, les Ukrainiens et les américains sont parvenus à couper l'accès que l'armée russe avait au réseau civil de communication Starlink, directement géré par le Pentagone. Montée en puissance des drones longue portée et coupure du résau Starlink ont créé une situation militaire complètement nouvelle.

L'effet sur l'économie de la Russie est dévastateur. Déjà la pénurie de carburant affecte les républiques autonomes du Donbass et de la Crimée. Moscou vient de stopper l'exportation de carburant d'aviation, évidemment à cause de la pénurie qui s'installe.

Considérations politiques de la situation militaire nouvelle en Russie

Actuellement, la défaite ou la victoire de la Russie sont des situations indéterminables. On ne sait pas. Mais, ce que l'on sait, c'est que les américains, depuis qu'ils ont été "floués" par Poutine en 1999, ont décidé d'un changement de régime en Russie et ce changement de régime doit aboutir au démantèlement de la Russie en petits états aussi misérables que l'était la Russie sous Eltsine. La guerre, la paix, .... toutes ces situations ne sont que des moyens pour parvenir à ce résultat. Et les vassaux européens en sont parfaitement consicnets qui s'allient avec persévérance à cette tâche.

La force de Poutine et du groupe dont il émane est d'avoir cru être capables de hisser la Russie vassale de 1999 à une Russie partenaire économique de l'Occident libéral. En 1992, Poutine a été élu Global Leader du World Economic Forum. Il était parfaitement inconnu à l'époque. De même qu'Angela Merkel ou que Nicolas Sarkozy, tous deux Global Leaders cette même année en même temps qu'un certain Bill Gates !

Poutine n'a jamais cru que son "opération militaire spéciale" en Ukraine ne lui vaudrait plus qu'une vague désapprobation de la part du mondialisme libéral. Il est, lui et son groupe comme Patrushev ou Dimitriev, convaincu que les avantages du commerce avec la Russie sont incontournables pour l'occident et que la Russie et les autres occidentaux sont "partenaires". Bon, d'accord, un peu fâchés actuellement ...

Le problème politique de Poutine est que plusieurs mouvances sont à l'oeuvre en Russie qui ne partagent pas du tout son ... "mondialisme". Un premier représenytant est Dmitri Medvedev, ancien Président, devenu patron du Conseil de sécurité. Un poste très important. Medvedev qui avait été salué comme beaucoup plus pro-occidental que Poutine lors de son mandat - et peut être l'était-il à l'époque - est devenu un enragé contre l'Union Européenne et l'Amérique. Ses commentaires sur les actions des uns et des autres dans l'affaire ukrainienne sont explosifs. S'il remplaçait Poutine, les occidentaux pouraient se souvenir soudainement que la Russie est une puissance nucléaire.

Mais Medvedev n'est pas le seul. On peut citer Piotr Tolstoï, Vice-Président de la Douma, qui lui aussi est extrêmement critique de la politique de Poutine et, partant, un adversaire extrême de l'Occident. On peut aussi citer l'économiste Serguéi Karaganov, animateur du Forum de Saint-Pétersbourg. Lui aussi a joué dans la cour des occidentalophiles ... Mais, depuis 2022, il s'est aperçu du décalage entre la position de Poutine et celle dissimulée des occidentaux. Selon Karaganov, les occidentaux n'ont plus peur de la guerre dont ils ne se souyviennent plus. Et en résultat, ils ignorent complètement la dissuasion nucléaire. La Russie va devoir leur démontrer sa réalité ou sinon, il vaudra mieux démanteler le parc nucléaire russe ...

Un autre mouvement, représenté par le communiste Zjagunov, compare la situation de 2026 à celle de 1917 : une guerre qui s'enlise, des paysans qui veulent rentrer chez eux, ... et la révolution bolchévick en quelques mois. Comparaison n'est pas raison ... mais tout de même. On se demande de combien Zjagounov se trompe ici.

Les occidentaux sont très férus d'agitation dans la "société civile" un peu partout dans le monde. Ils estiment qu'en inondant de cocaïne et de films porno les élites bourgeoises d'un Etat, ils sont capables d'obtenir un régime qui leur est favorable. Manifestement, ça ne marche pas mieux en Russie qu'en Iran. Ou en Chine ... Mais, les occidentaux tiennent à leurs idéologies de libéralisme et pensent que c'est la voie la plus sûre pour une révolution. Il ne faut pas se moquer de leurs insuccès. Ils ont trop bien réussi en Occident ... pourri jusqu'à l'os et dans lequel le régime a été changé sans que personne n'y prête attention.

En Russie, l'opposition bourgeoise se réduit à quelques milliers d'individus pas très malins. Mais, les agents occidentaux sont rusés et leur travail clandestin n'est pas aussi inefficace que cela. Les actions de commandos des ukrainiens - tueurs ou drones - le démontrent.

Mais quoiqu'il en soit, la situation politique en Russie n'est pas aussi favorable en 2026 qu'en 2022.

La guerre contre l'Iran

Elle est encore plus "bizarre" que l'opération militaire spéciale. Dans cette guerre non déclarée, on a une première phase depuis plusieurs années où l'Iran "travaille" contre Israël par Hezbollah libanais interposé. Puis, entre le Hamas dans Gaza qui est plutôt soutenu par les Etats du Golfe Persique, même si l'Iran n'est pas loin". Les Etats-Unis soutiennent Israël un peu comme l'Ukraine tout en commettant de temps à autres quelques raids contre l'Iran ou plus fréquemment contre les Houthis du Yemen.

C'est le 13 juin 2025 qu'Israël décide d'attaquer l'Iran de façon à détruire le régime au pouvoir. Les Etats-Unis finissent par se joindre à la guerre au cours de laquelle l'Iran et ses milices alliées frappent très durement Israël. La guerre s'épuise vers le 25 juin et la campagne prend souvent en Occident de Guerre des Douze Jours. Le résultat militaire de cette campagne est difficile à évaluer parce que la propagande s'empare de tous les médias. Mais, il semble qu'Israël ait été impacté de manière assez sévère.

Probablement sous l'action clandestine des services spéciaux israéliens, une "révolution" est déclenchée à la faveur d'une taxation décidée par le régime iranien, mesure qui exaspère les commerçants iraniens. Cette "révolution" commence le 28 décembre 2025. La répression est immédiate. Mais sa gravité est discutée : de 300 à 30.000 morts. Cette révolution a permis de réactiver la disapora iranienne en Occident. A la chute du régime du Shah en 1979, un grand nombre de bourgeois iraniens, très occidentalisés, ont fui le régime de Khomeini pour s'isntaller en Occident. Ce fut le cas de la famille du Shah. Ainsi, le fils ainé du Shah, héritier présomptif, a tenté de fédérer la diaspora pour prendre le pouvoir à Téhéran.

Mais, il semble que Pahlavi n'ait joué aucun rôle dans la révolution. Il n'avait manifestement créé aucun lien entre lui, les services spéciaux américains et israéliens, et encore moins avec des "fidèles" à l'intérieur de l'Iran. De ce fait, au début de son agitation, aucun état occidental n'a accepté de le soutenir et Trump moins qu'aucun autre. Ce n'est que vers la fin de la "révolution" que Trump et les israéliens se sont demandés si Pahlavi n'était pas l'homme du changement de régime. Las, la révolution s'éteint à partir du 20 janvier. Elle aura duré moins d'un mois.

Il se passe alors une de ces foucades qui prennent les tyrans. Trump a décidé de "châtier" l'Iran. De quoi ? On ne sait trop et Trump a beaucoup de difficultés à expliquer son ordre de bombarder l'Iran en date du 28 février 2026. Les Israéliens lui fournissent le prétexte en assurant que l'Iran veut la destruction de l'Etat d'Israël. L'une des "preuves" de cette intention homicide est la production par l'Iran d'uranium enrichi, nécessaire dit-on pour fabriquer une bombe atomique ...

C'est vrai et faux à la fois. Une bombe atonique ne peut pas fonctionner avec de l'uranium : il faut qu'il soit enrichi et même très enrichi. Or, l'enrichissement de l'uranium est aussi nécessaire quoiqu'à un taux plus faible, pour construire un racteur atomique à fission. Par ailleurs il y a une vingtaine d'années l'ayatollah Khameinei, qui avait pris la succession de Khomeini, avait édicté une fatwa interdisant la production ou l'utilisation d'une arme atomique, instrument considéré comme anti-islamique. Les occidentaux et parmi eux les israéleiens, protestent qu'"il s'agit d'une ruse qui ne trompe personne".

Malheureusement, les occidentaux eux-mêmes ne croient plus en rien et ils sont très mal placés pour évaluer la sincérité religieuse fusse d'un ayataollah. Maintenant, l'idée pour un musulman de "lâcher" une bombe sur Israël en plein milieu de peuples musulmans est des plus étranges. Toujours est-il que Trump décide de déployer la V° Flotte dans le Golfe Persique et le 28 février 2026, il lance une campagne de bombardements massifs avec son allié israélien. Ces bombardements sont plus ou moins volontairement soutenus par les Etats du Golfe que Trump a convaincu de se prêter à sa manifestation de force en prétendant que l'Iran serait "rayé de la carte" en une semaine.

Les bombardements américano-israéliens donnent lieu à une propagande enthousiaste de la presse occidentale absolument enchantée - on se demande pourquoi - de l'assassinat de l'ayathollah Khamenei ainsi que de dizaines de cadres du régime iranien. Avec surprise, les occidentaux découvrent que dès le lendemain, les Iraniens lancent un essain de drones et une escadre de divers missiles dont des missiles hypersoniques que les occidentaux sont bien en peine d'avoir. Khamenei est remplacé par son fils qui est à son tour bombardé et laissé pour mort, ainsi que de plus en plus de responsables militaires iraniens. Khamenei fils survit semble t'il et il serait probablement en situation d'assurer sa tâche d'ayatollah.

Les Etats du Golfe, contraints et forcés d'accepter les bases aériennes américaines et les raids israéliens ont la très mauvaise surprise de devenir la cible des raids iraniens. Trump perd la tête. L'israélien Netanyahu et ses militaires l'avaient co,nvaincus que l'Amérique "great again" ne ferait qu'une bouchée des paysans faméliques des monts iraniens "enstuqués dans leur Moyen-Âge retardataire".

L'Iran menace de bloquer le Golfe Persique. Les Etats-Unis ricanent d'abord, prtendant ne pas avoir vesoin du pétrole du Golfe persique. C'est plus ou moins vrai. Sauf que l'Inde et la Chine ont besoin de ce pétrole, d'autant plus que le pétrole vénézuelien n'est plus vraiment disponible. Le Japon et la Corée sont eux aussi en grande difficulté. Mais le Golfe Persique produit aussi de squantités énormes de fertilisants, de poudre explosive nécessaire aux armureries occidentales, d'hélium nécessaire pour les hôpitaux et pour les fabriques de composants électroniques, d'aluminium , ....

Les Etats du Golfe protestent alors et Trump comprend qu'il s'est jeté dans un piège mortel. Or, à la fin de l'année, Trump va subir les élections de mi-mandat, les fameux "midterm". S'il ne peut présenter une victoire sur l'Iran, il est assuré de perdre ces élections qui promettront un Parlement entièrement opposé à ses promesses électorales : DOGE, immigration, lutte contre le wokisme, tarifs douaniers, réindustrialisation, ..... Il se livre alors à une contorsion médiatique ; faire croire qu'il a gagné la guerre contre l'Iran et que tous va bien. A force de le répter, les citoyens américains le croiront peut être et voteront correctement. Du moins l'espère t'il ...

Le problème c'est que les Iraniens ne sont pas dupes. Ils constatent que leurs arsenaux sont pleins quand les américians ont de grosses difficultés avec leurs approvisionnements. Ainsi, la disette règne sur les grands vaisseaux de la Flotte US ... Plus grave, il n'y a plus de missiles pour défendre les bases américaines - quand elles n'ont pas déjà été rendues inutilisables par les précédents raids iraniens. Cette pénurie de munitions est largement d'effet de la guerre avec la Russie. AUssi le américains sont obligés de retirer les stocks de leurs alliés pour les diriger à marche forcée vers les Etats du Golfe.

Et ces derniers sont furieux contre l'aventurisme yankee. Et dans le même temps, ils découvrent avec délectation que le "maître" occidental n'est pas aussi force qu'il l'a clamé ....

La guerre contre l'Iran n'est peut être pas encore perdue. Mais les dégâts subis par l'Amérique sont immenses.

La guerre contre la Chine

Trump était prêt à la déclencher en février 2026. Depuis des mois, il lançait ses vaisseaux et ses avions en Mer de Chine, dans le détroit entre Taïwan et la Chine, .... Il armait la Chine, le Japon, la Corée, ... Il excitait les vassaux, australiens, néerlandais, anglais, français, ... à faire des raids d'intimidation en Mer de Chine, ...

Persuadé par ses stratèges comme Hegseth et Rubio, qu'il en aurait fini en huit jours avec l'Iran, il préparait une agression caractérisée contre la Chine. Pour preuve de cette intention belliqueuse, Trump avait prévu une visite à Pékin. Quelle meilleure occasion pour lancer une attaque contre un ennemi qui attend votre visite "amicale" ... C'est du western de série B, mais c'est çà l'Amérique.

Finalement, c'est avec un sourire coincé qu'il a été contraint de se rendre en Chine où l'attendait Xi qui l'a coincé dans un projet insensé de monde partagé entre la Chine et les Etats-Unis, projet qui flattait son ego. Il parvenait à placer une centaine de Boeing et quelques tonnes de produits agricoles qui ne seront jamais commandés .... A peine parti de Pékin, Trump était "remplacé" par Poutine qui signait avec Xi des partenariats stratégiques en IA, en biotechnologies, en projets de développment de l'extrême-orient, ....

On en est là. Du grand n'importe quoi ...


Revue C-Politix (c) 3 Juin 2026