Observations de la campagne présidentielle à quelques jours du premier tourOnze candidats normaux ... plus unIl y a onze candidats "normaux" et un candidat "anormal" : Zemmour. Immigré de seconde génération, diplômé de Sciences Po', journaliste et essayiste, il est un produit de la culture française diffusée par l'école républicaine. De confession juive, d'origine berbère, Zemmour a tout pour plaire au multiculturalisme. Il n'en est rien, et le multiculturalisme est prudent de ne pas voir en Zemmour l'un des siens. En effet, Zemmour est convaincu qu'il n'y a, pour un français, qu'une seule culture, celle de la France. Son exact contraire est le président sortant qui estime qu('il n'existe pas de qui se représente sans faire campage. Ou si peu. Un petit oeil rusé que les imbéciles prennent pour l'indice de son intelligence. Un petit air de gendre idéal que les braves gens confondent avec un tempérament bonasse. Les candidats "normaux" contestent les réalisations du président sortant et font concurrence à celui qui donne le plus d'avantages - généralement fiscaux - au maximum d'électeurs potentiels. Au contraire, Zemmour conteste avec férocité presque trente ans de politiques menées par plus de cinq présidents précédents ! La tâche peut sembler impossible puisque la majeure partie des électeurs a complètement oublié les réalisations de l'an passé. Mais Zemmour a trouvé un biais pour "traverser" la mémoire électorale défaillante des électeurs. Il attaque la politique de l'iimmigration tenue depuis trente ans. Et à ce motif, les électeurs se souviennent d'un seul coup. Plus de 2 électeurs sur trois tiennent le problème de l'immigration pour essentiel et acclament la solution de Zemmour : arrêt complet de l'immigration ! Zemmour n'a pas pour autant gagné les élections. Et tant s'en faut. En effet, la critique des immigrés est une chose tenue comme très malodorante par l'immense majorité des petit-bourgeois. De sorte que, celui qui s'est aventuré à donner raison à Zemmour contre l'immigration, se prend de remords et recule in extrêmis. Or, une petite minorité "bourgeoise" est convaincue que "l'immigration est une chance pour la France". La raison à ce slogan est assez obscure. Mais, le slogan est administré quotidiennement depuis cinquante ans par tous les canaux de la propagande. Jusque dans les écoles. Alors, il est très difficile de résister. Mais Zemmour a d'autres directions d'attaque de l'électorat. Il agite les splendeurs d'une France historique au passé glorieux qu'il veut restaurer. Un peu à la manière de Trump, il y a quelques années : "Make America Great Again" (MAGA...). L'ennui, c'est que la France n'a plus d'industrie, plus d'armée, plus d'artistes, plus de ... En revanche, elle est intégrée à une Union bavarde, inféodée à l'Empire américain. Les gens se préoccupent essentiellement de conserver un vague emploi (les bullshits jobs) et l'espoir de partir aux prochains congés en Afrique ou en Amérique latine. Les autres ne comptent pas et tentent de ne pas être trop visibles que ce soit parce qu'ils sont riches, ou parce qu'ils sont pauvres ... Les autres candidats, les candidats "normaux", sont d'une bêtise et d'une viduité politique absolues.Macron inclu, ces candidats auraient pu atteindre le maximum de leur incompétence en se faisant élire maire d'une commune de moins de mille habitants. Mais, chaque candidat "normal" est persuadé qu'il a le destin international qie la France attend. Et chaque candidat "normal" estime que ses électeurs seraient déçus s'il n'était pas élu. Le problème MacronMacron, qui n'a jamais été élu jusqu'en 2017 à quelque mandat électif que ce soit, doit sa carrière à Hollande, le socialiste bourgeois. C'est par esprit de contradiction que Macron est un bourgeois socialiste et que Hollande n'a pas été réélu. Déjà en 2017, Macron avait fait son élection en hurlant que "le projet n'est rien et tout est dans la vision ...". Bien. Qu'en a -t'il été ? Macron a échoué dans toutes ses entreprises en politique intérieure et en politique extérieure, Europe comprise, aidé en celà par le parti politique le plus stupide et le mieux incapable du monde. De ce parti est sortie une majorité parlementaire aux ordres, qui a voté les lois les plus bestiales que l'on connaisse. Et finalement, le Parlement a entériné son propre enterrement en votant les pleins pouvoirs à son maître. Et c'est cet individu qui estime aujourd'hui que les français perdraient une chance unique de ne pas continuer la dictature qu'il a exercé depuis cinq ans déjà. Mais le problème Macron n'est même plus à cette critique politique somme toute "normale". Le problème est dans son projet de supprimer l'Etat de droit, ambition qu'il a déjà presque complètement réussi à la faveur de la crise du Covid. Lui et l'un de ses affidés, Attal, ont au début de l'année 2022, clairement indiqués qu'ils avaient décidé de changer le régime politique en France : ils veulent instaurer un régime tyrannique dans lequel les devoirs des individus conditionnent leurs droits. Plus simplement, si le tyran crée l'obligation que vous soyez vaccinés, vos droits à vous déplacer, à travailler, à vous nourrir dépendront de votre respect de l'obligation vaccinale. Certains qui n'ont pas compris ce que signifiait ce changement prétendent que la préséance des obligations sur les droits est déjà assurée par les lois et réglements. C'est faux. Dans l'Etat de droit de notre régime républicain, lorsqu'une loi ou un réglement crée une nouvelle obligation pour les citoyens, le respect de cette obligation est régulée par une sanction judiciaire ou administrative. Cette sanction est la seule contrepartie admise dans un régime d'Etat de droit. Il s'agit d'une amende et/ou d'une peine de prison. Il n'est absolument pas question de conditionner l'allocation d'un droit quelconque au respect d'une obligation quelconque. Et si la loi outrepasse les droits des citoyens, les institutions qui régulent l'Etat de droit - tribunaux, presse, partis politiques, syndicats, clubs, ... - interviennent - ou sont présumées intervenir - pour faire cesser le trouble du droit. Une autre différence essentielle se trouve dans l'auteur de l'obligation. Dans le régime tyrannique de Macron, c'est l'Etat qui crée l'obligation et en même temps la condition pour l'obtention révocable d'un droit en fonction de la soumission à l'obligation. C'est l'Etat qui a décidé que vous devez vous faire vacciner et que, si vous ne le faites pas, votre emploi sera suspendu. Ce fut le cas du personnel médical dans la crise de la Covid. On remarque que lors de la pandémie, l'Etat n'impose d'obligation que pour le compte de quelqu'un d'autre. Dans le cas de l'obligation de la vaccination, il s'agit des firmes de vente de vaccins dont on savait dès le début qu'ils étaient inefficaces et dangereux pour la santé, mais très profitables pour les vendeurs de vaccins. Or, l'Etat s'est asservi aux propriétaires des firmes pharmaceutiques par l'inetrmédiaire d'un douteux cabinet de conseil américian, le "fameux cabinet McKionsey qui sert les intérêts de la caste des htyper-milliardaires américains. A l'inverse, dans le régime républicain, c'est le Parlement qui détermine l'obligation et qui décide non pas du contrôle d'un droit concédé, mais d'une sanction judiciaire ou administrative, en l'occurrence une amende, par exemple. Les droits existent avant l'Etat et ne sont pas décidés ni par l'Etat, ni par qui que ce soit. Les droits sont issus de la Nature. C'est le pri,ncipe consacré par la Déclaration des drouits de l'homme et du citoyen quel qu'en soit la forme. Dans le régime macronien, l'Etat peut décider que si vous n'avez pas respecté l'obligation de vous faire vacciner, alors vous serez privé du droit d'être soigné. Certains imaginent que l'exemple de la vaccination montre que le régime tyrannique que je dénonce ici est purement occasionnel et limité à l'état d'urgence sanitaire. Il n'en est rien. D'abord parce que l'Etat s'est doté du moyen de ne jamais sortir de l'urgence sanitaire et surtout, parce que Macron et Attal ont bien précisés que ce n'était pas une tyrannie limitée dans le temps et dans un domaine de la vie publique, mais que ce devait être une situation permanente et universelle. Dans tous les domaines de la vie humaine et des sociétés. Il s'agit d'un attentat inouï contre les droits de l'Homme que persopnne ne juge à propos de dénoncer. En effet, cette tyrannie permet à la caste des hyper-milliardaire's et )à ses laquais comme le régime de Macron - le même régime existe en Grande-Bretagne, le même régime existe en Allemagne et en Italie, ... - de s'affranchir complètement des institutions républicaines en les remplaçant par de vagues instances scientifiques aux ordres comme le Conseil "scientifique" de Delfraissy, ou par des cabinets privés de conseil obscurs, comme McKinsey. Et ces nouvelles instances sont entièrement soumises ou bien à l'Etat macronien, ou bien à une caste d'hyper-milliiardaires qui contrôlent et les "scientifiques" et les "cabinets de conseil" que Macron a "choisi" ou que son héritier "choisira". En réalité, Macron ne "choisit" rien du tout. Il est un médiocre acteur amateur, mis en place par la caste des hyper-milliardaires pour détourner la République et il est loin d'être le seul dans le monde à travailler à leur bénéfice. C'est la racine du problème Macron. Le problème ZemmourZemmour s'est fait connaître au début de la campagne comme le lutteur contre l'immigration. Sa politique est simple : "zéro immigration légale" et "bannissement des immigrés clandestins ainsi que des étrangers condamnés". Dans un pays où la propagande en faveur de l'immigration est permanente, les réactions contre le projet Zemmour ont été extrêmement vives. Mais Zemmour a été secouru par un fait étrange : la population française, même chez les immigrés, ne s'est pas complètement laissée convaincre par la propagande immigrationiste. Particulièrement, l'estimation de la criminalité d'origine immigrée est très élevée dans la population française et joue en faveur de l'acceptation du projet Zemmour dans l'électorat. En conséquence, bien que subissant les injures du camp immigrationiste, il s'avère que plus de deux français sur trois sont favorables à la politique anti-immigrationiste de Zemmour. Malgré tout, cela ne signifie pas que Zemmour sera élu, pas plus que sa politique anti-immigrationiste réussira. Et l'une des raisons vient de ce que l'immigrationisme est imposé par la caste des hyper-milliardaires qui promeut la candidature Macron. Or, si le problème Macron est bien celui du changement de régime, le problème Zemmour tiendra plutôt aux structures que la caste des hyper-milliardaires a progressivement installé dans l'Etat français pour parvenir à ses fins. Si Macron, d'aventure, n'était pas réélu, si Zemmour d'aventure était élu, il va se trouver confronté à une technostructure d'Etat et de la société civile qui est entièrement contrôlée par la caste des hyper-milliardaires avec des objectifs très connus de suppression de tout ce pour quoi Zemmour veut lutter. Or, le problème Zemmour, c'est que s'il a bien identifié la guerre de l'immigration, il n'a jamais parlé du problème de la technostructure. Or, le rôle de celle-ci est évident lorsque l'on analyse le comportement de l'administration française de la santé publique lors de la lutte contre la Covid. Et le scandale du cabinet de conseil McKinsey montre que même cette technostructure est doublée par une technostructure étrangère, elle aussi liée aux hyper-milliardaires. Si Zemmour ne parvient pas à éliminer les influences étrangères dans la technostructure d'Etat, son projet est voué à l'échec. Je sais bien que, le fait que Zemmour n'ait pas dénoncé la trahison de la technostructure d'Etat, ne signifie pas qu'il en serait ignorant. Mais, c'est hélas une possibilité funeste. Le projet Zemmour présente une deuxième composante : l'union des droites. Zemmour a toujours estimé que l'extension de la droite était en France sous-évaluée. Il estime qu'elle est majoritaire en France à condition de faire l'union d'une droite divisée par la stratégie de Mitterrand dite du cordon sanitaire : couper en deux l'électorat de droite en diabolisant l'une des parties et en "phagocytant" l'autre. Le projet Zemmour consiste à imaginer que cette "stratégie mitterandienne" n'est opérante qu'auprès des aparatchicks des partis de "droite" et qu'au contraire, les électeurs de droite, bien renseignés sur la réalité, pourraient se concentrer sur sa candidature. C'est possible. Ce n'est pas évident des sondages. Or, plusieurs informations tendent à démontrer que les sondages sont de très vulgaires manipulations de l'opinion et qu'ils sont entièrement fabriqués. Ainsi on aurait actuellement une estimation des intentions électorales complètement trompeuse et destinée à "aider" les électeurs" à choisir le gagnant des sondages : Macron. Mais, en réalité, la fiction du sondage a fini par s'épuiser et à ne plus servir que les illusions de candidats. Il est très possible que, alors que les sondages donnent Macron vainqueur avec 28% des voix, ce soit Zemmour qui soit vainqueur avec peut être 40% des voix ! Toujours est-il que la doctrine de l'union des droites ne peut fonctionner qu'au second tour et le calcul de Zemmour ne le porte pas nécessairement au second tour. Conclusion : l'union des droites pourrait profiter à un autre candidat des droites. Macron ? Le problème présidentiel en 2022Le problème réside en ce que, malgré la hauteur du problème, la barbarie et l'ignorance de la majeure partie du corps électoral d'une part et du lamentable cheptel de candidats, d'autre aprt, maisse peut d'espoir à une issue favorable de la campagne présidentielel 2022. Mais en politique, le désespoir est une sottise absolue. Toujours est-il que la politique française se trouve face à d'immenses problèmes :
Un président peut-il résoudre "çà" ? |