PISA 2025 - Quelques observations sur les analyses

Philippe Brindet - 14.09.2026

Pour que nul n'en ignore, on peut résumer l'étude dite "PISA 2025", publiée par l'OCDE, comme la notation tous les 2 ans des étudiants âgés d'environ 15 ans de pays membres de l'OCDE selon trois "matières" :

  1. la compréhension de textes écrits dans la langue nationale ;
  2. la performance en mathématiques ;
  3. la performance en sciences.

Les performances moyennes tournent autour de 490 points et 25 points en plus ou en moins autour de la valeur moyenne représentent, pour un pays donné, une avance ou un retard d'environ une année sur le niveau moyen des étudiants dans les états de l'OCDE.

Les enseignements principaux de PISA 2025 sont les suivants :

  • les élèves des Etats Asiatiques sont largement devant, et près d'eux les élèves des Etats musulmans come la Turquie ;
  • les élèves des Etats occidentaux déclinet par rapport aux études PISA antérieures ; et
  • les élèves français sont parmi les "pires" élèves de l'OCDE avec des retard de 2 à 3 ans sur le niveau moyen.

La situation française est mieux appréciée quand on saura que, même les élèves les plus avancés, dénotent un retard croissant.

Les élèves français comprennent difficilement de simples textes en français. Leur niveau en mathématiques se dégrade rapidement et leurs connaissances en sciences se réduisent.

Première réflexion :

Cette catastrophe de l'instruction française est clairement la faillite de la politique de l'Education Nationale. L'enquête PISA est inutile à cet égard : il suffit d'examiner le niveau incroyablement faible des élites que ce soit dans le commerce, la finance, la médecine, la justice, la politique, le ramassis d'ignorants qui encombrent les canaux de diffusion médiatique, y compris dans la "culture", cinéma, théâtre, musique, ....

Le peuple français lui-même est ravagé dans sa culture, dans ses compétences, dans sa culture, ... Sa compréhension du jeu politique est très inférieur à la capacité des politiciens, qui pourtant en restent au slogan, à l'insulte, l'invective, ...

Deuxième réflexion :

On comprend de ce niveau lamentable de la population française - et plus généralement occidentale - que la mise en oeuvre de l'IA pour restaurer un système productif - y compris des services - avec l'aide des robots est une nécessité vitale pour soutenir la survie de la France et même de l'Occident.

Pourtant, la technique contemporaine de l'IA est très déceptive : ses performances ne sont appréciables qu'en comparant ces performances automatiques avec celles de l'occidental "moyen" et au-delà ... La société française, les sociétés occidentales sont certainement extrêmement menacées et notamment par l'IA et l'incapacité de l'homme occidental de contrôler l'IA et ses dérives évidentes.

Troisième réflexion :

L'effondrement de l'instruction n'est pas une erreur. Il est le résultat d'une volonté délibérée de la Caste qui anime le régime occidental et dont des membres souhaitaient protéger leur tyrannie. Cette dernière s'est lentement instaurée d'abord par la destruction de la République, puis celle de la démocratie. Par l'ignorance crasse des peuples - y compris des classes "supérieures" nouvelles - la caste dirigeante - de plus en plus barbare, dépravée - s'assure de ne plus avoir de concurrence.

Cette barbarie, cette ignorance se lisent dans le "débat politique" devenu un champ de foire dans lequel ne sont utilisés que des slogans d'une stupidité abyssale - mais compréhensible et par les politiciens et par les électeurs - que des injures - là aussi compréhensibles par les deux partis.

La situation n'est pas différente partout en Europe et encore pire aux Etats-Unis. C'est la même situation au Canada, en Australie, en Nouvelle-Zélande, .... Mais pas du tout en Chine, en Russie, en Iran, ....

Bien que l'effondrement de l'instruction ne soit pas une erreur", il n'est pas réellement l'effet d'un "complot". Des membres de la Caste - une Caste qui n'a aucune des caractéristqiues d'une quelconque élite, ce sont mêmes des personnalités très médiocres et souvent même psychotiques - ont fait une analyse de la situation d'ensemble de la civilisation occidentale. Et certains de ces membres dont la "zone d'action" ou la "zone d'infleuence" concernait l'instruction ont, sur cinquante ou soixante-dix ans, laborieusement tissée le cocon qui a finalement étouffée l'instruction. Voulant imposer "l'éducation", ces agents destructeurs ont imposée "la déséducation", plus simplement "la barbarie".

Utilisant les autres agents destructeurs de la civilisation occidentale, dans d'autres secteurs comme l'emploi, la culture, les loisirs, les agents destructeurs de l'instruction sont parvenus à fédérer les efforts destructeurs de gens qu'ils ont trompés, convaincus dans le personnel qui se charge de l'instruction en occident. On peut citer les universitaires qui forment les enseignants, les enseignants eux-mêmes et leurs étudiants qui deviennent à leur tour des agents destructeurs en étant "persuadés" qui'ils font le bien, qu'ils sont le "bien", alors qu'ils ont aujourd'hui un champ de ruines sur lequel ils règnent avc une satisfaction évidente.

Quatrième réflexion :

Est-il possible de restaurer l'instruction ?

Je crois que c'est impossible. Et surtout, ne croyez pas ceux qui, le menton en l'air et l'oeil enflammé éructent "Quand on veut, on peut !" dont ils doivent imaginer que c'est l'expression d'un grand homme ...

La raison de l'impossibilité d'une restauration de l'instruction est pourtant simple.

Imaginez seulement que votre volontariste enseignant parvienne à former mille ou deux mille étudiants "instruits" - sachant lire, écrire et calculer ...."

Imaginons encore que lorsque ces mille ou deux mille étudiants "instruits" parviennent à l'âge adulte, à l'âge de l'emploi. Ils vont se trouver vis -à-vis d'employeurs ignares, barbares, stupides. Ces employeurs n'auraient aucun intérêt à embaucher un quelconque "instruit". En effet, les "barbares" se moquent du savoir ou de la compétence, en un mot, ils se moquent de l'instruction. Et ecnore, nous n'évoquons ici que le secteur de l'emploi. Il existe beaucoup d'autres secteurs de la vie sociale complètement gangrenés par l'ignorance, la barbarie, la stupidité ... Aucun des mille ou deux milles "instruits" ne sera capable de survivre dans cette jungle.

Mais, il est certain qu'il n'y aura pas d'enseignants susceptibles de changer radicalement avant que les survivants du système "éducatif" ayant conservé une certaine instruction et une certaine conception de celle-ci soient capables de former des maîtres instruits, capables de former des étudiants instruits.

Par contre, il est clair que certains milieux sociaux pourraient trouver avantage à changer de méthode d'enseignement, de la méthode "éducative" à la méthode "instructive". Tout peut partir de là, à condition que un milieu social favorable comprenant la famille, les associations, de groupes spécialisés d'employeurs, de diffuseurs d'oeuvres culturelles, ... Un monde sain dans une société en effondrement ... C'est très risqué? Mais çà pourrait marcher.

Quelques lectures sur le sujet - et seulement pour la France

  • Sophie Audugé, auteur de «L'éducation nationale en perdition» (éd. Fayard),
  • Jean-Paul Brighelli, enseignant, auteur de "La fabrique du crétin", Ed. Jean-Claude Gawsewitch, Date de publication : 22 août 2005
  • Jean-Paul Brighelli, agrégé de Lettres : "La fabrique du crétin - Vers l'apocalypse scolaire", le tome 2 de son succès d'édition, Éd: Archipoche, Date de publication : 24 août 2023
  • Aude Denizot, Professeur agrégé en droit privé à l’université du Mans. Auteur du livre « Pourquoi nos étudiants ne savent-ils plus écrire ? » (éd. Enrick B)
  • Michel Desmurget : "La Fabrique du crétin digital", Éd : POINTS, Date de publication : 1 octobre 2020
  • Michel Desmurget : "Faites-les lire !: Pour en finir avec le crétin digital", Éd. POINTS, Date de publication : 18 octobre 2024
  • Madeleine de Jessey, professeur de lettres classiques et auteur de «L'École des illettrés» (éd. Albin Michel)
  • Ophélie Roque, professeure de français en banlieue parisienne, auteur de "Antisèche d'une prof pour survivre à l'Éducation nationale" (Éditions Presses de la Cité)
  • Mathieu Roger-Lacan, professeur de français et auteur de «Une langue à soi» (éd. Stock)
  • Eve Vaguerlant : "Choses vues et choses tues dans l’Education nationale", Ed. L'Artilleur

On pourra aussi voir une entrevue de Jean-Paul Brighelli, École : les méthodes qui ont fait chuter le niveau | Jean-Paul Brighelli.


Revue C-Politix (c) 14 Septembre 2026