Quelques observations sur la politique intérieure occidentale

Philippe Brindet - 13 Février 2026

Il y a des meurtres qui révèlent plus de choses horribles que d'autres. Deux meurtres viennent à l'attention immédiatement à ce propos.

Le premier meurtre est celui de Thomas, un jeune habitant du village de Crépol dans la Drôme. Il a été égorgé en défendant l'entrée de la salle des fêtes de son village assailie par une bande d'individus venus de la banlieue de la ville voisine, Romans. A première vue, rien de politique dans les motivations de son meurtre. Et pourtant, il s'agit radicalement d'un meurtre politique. Nous verrons pourquoi.

Le deuxième meurtre - et il y en a et il y en aura d'autres - est celui de Quentin survenu à Lyon le 14 février 2026. Les circonstances sont plus complexes. La député européenne Rimah Hassa, membre du mouvement d'extrême-gauche LFI animé par le trostkyste Jean-Luc Mélanchon - qui se croit "maghrébin" peut être pour éviter d'être "purgé" par ses affidés - tenait un meeting électoral dans les locaux de la très gauchiste école de sciences politiques, connue sous le vocable de Sciences-Po' Lyon. Sur le trottoir face à l'entrée de l'école, sept jeunes de filles de 17 à 20 ans se tenaient en déployant une banderolle réclamant l'interdiction de cette réunion. Les jeunes filles appartiennent à un collectif dénommé "Némésis" qui, à l'origine, s'est réuni pour protester contre les violences faites aux femmes, notamment par les migrants clandestins. Or, il se trouve que ces migrants clandestins sont soutenus politiquement par le mouvement LFI qui tient pour indigne les protestations de "Némésis" et d'autres groupes du même genre.

Par ailleurs, les jeunes filles membres de "Némésis" sont maintenant "habituées" à subir des violences par des membres notamment de LFI, exaspérés par leurs protestations quand elles se mobilisent pour vitupérer le mouvement d'extrême-gauche. Pour leur manifestation devant Sciences Po' Lyon, elles ont donc demandé à quelques amis garçons de les accompagner pour les protéger des exactions des gauchistes. Damien était l'un de ces jeunes hommes.

Or, il se trouve que les jeunes filles ont malgré tout été agressées par des membres de LFI. Deux d'entre elles ont été blessées avec respectivement 2 et 7 jours d'incapacité de travail. Il s'agit donc de violences sérieuses. D'après les informations disponibles aujourd'hui, les jeunes hommes présents ne sont pas intervenus, peut être surpris par la soudaineté des agressions très violentes et brutales. C'est lors de la dispersion que les choses se sont gâtées.

En réalité, le mouvement LFI, bien qu'il se défende de liens avec elle, entretient des rapports avec une organisation hyper-violente, qui se dénomme "La Jeune Garde". Cette organisation rassemble de jeunes gauchistes entraînés à la violence dans des camps en Allemagne et au Liban selon des sources. L'organisation a été fondée il y a quelques années par un gauchiste, Raphael Arnaut, condamné pour violences volontaires et inscrit au registre des activistes dangereux, les fiches "S". Ce personnage a depuis été élu député français sur les listes LFI, et il a donné son organisation La Jeune Garde pour protéger les leaders de LFI. Le fait a été admis par Jean-Luc Mélanchon dan sun discours à Montpellier en Juillet 2025.

La violence de "La Jeune Garde" est connue depuis longtemps, et lorsqu'il était ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau a rendu un arrêté de dissolution de "La Jeune Garde" qui a été cassé par le Conseil d'Etat sur une requête portée par des organisations de gauche liées au macronisme et au Parti Socialiste, comme l'ONG dite "Ligue des Droits de l'homme". L'organisation est donc toujours active. Et elle est présente à tous les meetings des leaders de LFI et s'y illustre par sa violence. Devant Sciences Po' Lyon, leur présence est avérée par des témoignages. On verra plus loin ce qu'il faut en penser.

Revenons au moment de la dispersion du collectif "Némésis". Les jeunes hommes amis des filles du collectif qui ne se connaissaient même pas entre eux, puisqu'ils étaient tout simplement des amis des filles de "Némésis" et n'avaient aucun commandement propre, sont partis chacun de leur côté et ne se connaissant pas vraiment ne se sont pas souciés d'un repli en sécurité.

C'est alors qu'une bande de personnes très excitées - on peut le constater sur les vidéos qui ont circulées - se sont ruées sur les garçons qui restaient. Trois seulement étaient là. Ils les ont entourés, séparés, chassés. Un peu plus loin, le plus grand nombre s'est rué sur Quentin qui n'avait aucune arme ét était incapable de combattre, et l'ont jeté à terre, piétinés. Selon les vidéos, ils se sont acharnés sur sa tête, qu'ils ont frappée à coups de pieds et l'ont laissé inconscient. Là aussi des vidéos identifient clairement les auteurs, bien que certains étaient tcagoulés ou dissimilaient leur visage derière une capuche ou une écharpe selon le code de conduite classique des actions violentes de "La Jeune Garde".

C'est peu après que certains amis de Quentin, inquiets de ne pas le retrouver sont revenus en arrière et l'ont trouvé gisant inconscient. Ne comprenant pas la gravité de son état, ils ont tenté de le convaincre d'aller à l'hôpital. Quentin s'est relevé et a parcouru une assez grande distance soutenu par ses amis. Il a fallu admettre que la situation rendait impossible le trajet et, parvenus à un abribus, ils ont appelé les secours. Ceux-ci sont arrivés pour constater les blessures mortelles de Quentin et l'ont emporté inconscient aux Urgences où il est décédé le lendemain.

Ce que les faits révèlent d'eux-même

Le caractère politique du meurtre de Quentin n'apparaît pas immédiatement. C'est le traitement médiatique qui l'a rendu extrêmement "politique" si l'on considère que LFI et "La Jeune Garde" n'ont rien de politique et tout de meurtriers. Et c'est ici que se situe le problème.

Quentin et ses amis n'ont jamais prétendu à une quelconque action politique. Des filles leur ont demandé de les défendre contre les exactions d'individus qu'ils n'avaient manifestement pas évalués come dangereux. Dans leur naïveté, Quentin et ses amis se sont retrouvés dans une aventure qui les dépassait. Présents, ils n'interviennent pas lorsque les filles du collectif "Némésis" se font agresser. Quand "Némésis" cesse son action, les jeunes hommes sensés les protéger ne les entourent pas. Ils se dispersent sans même garder de liens entre eux.

Cette dispersion révèle que les jeunes hommes présents, appelés par "Némésis" n'avaient aucune organisation politique. Ils n'agissaient que comme des individus, séparément convoqués pour "protéger" des jeunes femmes qu'ils semblent ne pas connaître plus que celà. Ce ne sont aucunement des militants.

Pourtant, l'action des meurtriers est elle clairement politique. Ils ont d'abord agressés les filles du collectif "Némésis" dont les protestations pacifiques dérangeaint leur habitude de la soumission aux idées d'extrême-gauche qui ne supporte aucune contradiction. Eux-mêmes n'ont certainement jamais été effleurés par la moindre critique de l'idéologie que leurs chefs leur impose. Ils appartiennent au "faisceau" mortel de la conviction politique. Au fascisme.

Dans leur naïveté confondante, les jeunes hommes ont fait montre d'une absence de "conscientisation" politique. C'est en réalité sur celà que compte le fascisme. Que ses adversaires ne s'organisent pas de quelque manière que ce soit.

Après le meurtre de Charlie Kirk ausx Etats-Unis, le meurtre de Quentin à Lyon montre qu'une étape de plus a été franchie en France. Kirk avait une organisation : Turning Point. Son arme politique était le débat. Il a été tué à cause de cela. Quentin, n'avait même pas d'organisation. Il venait là pour défendre des femmes fragiles de la violence qu'il n'imaginait pas meurtrière. Pour les fascistes, Charlie Kirk devait être assassiné parce qu'il débattait. Aujourd'hui, un an plus tard et en France, Quentin a été tué parce qu'il aurait pu s'opposer au fascisme. Ce qu'il n'a même pas fait. Mais il aurait seulement pu ...

Revenons au meurtre de Thomas à Crépol. Comme Quentin, Thomas défendait son village contre la razzia des agresseurs. Il a été égorgé pour ce seul motif. Le fascisme ne supporte pas la contradiction.

On me dira que les meurtriers ne peuvent avoir de conscience politique. C'est faux. Seuls les meurtriers ont une conscience politique capable d'aller au meurtre. Le meurtre politique est destiné à terroriser les citoyens libres pour qu'ils ne protestent pas, qu'ils ne débattent pas, qu'ils ne se révoltent pas contre l'oppression. Les assassins de Crépol sont les mêmes que ceux de Lyon. Et ils sont politisés par le fascisme. Par le faiseau, Celui de l'idéologie incontestable, oppressive qui soumet ses partisans et terrorise les hommes libres.

Ce que la médiacratie révèle du régime au pouvoir

La presse principale - TV + TF1 + A2 + LCI + BFM + FR3 + ... - écrite Le Monde + Libération + Nouvel Obs' - Le Figaro + La Croix ont d'abord refusé de porter la nouvelle du meurtre. C'est parce que les réseaux sociaux bruissaient de la nouvelle, parce que certains organes indépendants du régime au pouvoir, comme la TV CNews, ont rapporté les faits que la "grande presse" a commencé le lendemain à donner la leçon que devait recevoir l'opinion publique sur le meurtre de Quentin..

Et bien entendu, démontrant que le meurtre de Quentin était bien politique, ces médias ont immédiatement qualifié, non pas le meurtre, mais la personne de Quentin. Il était un militant d'extrême-droite, de l'ultra-droite. Il était un conservateur, un traditionaliste, catholique de surcroît. Tous qualificatifs que la grosse presse utilise quotidiennement pour endoctriner ses utilisateurs à haïr les personnes, les mouvements, les entreprises ainsi désignées. Et de fait, pas un mot sur les circonstances du drame, pas une explication. D'ailleurs, il n'est pas certain en examinant la presse qu'il y a eu meurtre ...

Une fois qu'un lecteur du Monde, qu'un auditeur de LCI, a entendu que Quentin était un catholique traditionaliste, un militant d'extrême-droite, vous pouvez lui expliquer n'importe quoi, débattre autant de temps qu'il vous plaira. Vous ne parviendrez plus à changer son avis qu'il est certain d'avoir forgé par lui-même. Par sa seule raison .... Alors qu'il répète servilement la leçon médiatique. Il est aligné au faisceau. Il est faciste, ...

Et de fait, ces manoeuvres médiatiques révèlent davantage le caractère politique du meurtre de Qeuntin. Le meurtre de Thomas celui de Charlie Kirk, et tant d'autres ont conduit la presse à adopter les mêmes pratiques de détournement de l'opinion publique en faveur du fascisme caractéristique du régime occidental, qu'il soit en France, en Allemagne, au Royaume-Uni ou aux Etats-Unis.

La conférence de presse du Procureur de la République

Hier après-midi, le Procureur de Lyon a tenu une conférence de presse pour faire le point de l'enquête. Celle-ci a été rediffusée sur YouTube, notamment par le média Frontière. Et une transcription est disponible (https://www.youtube.com/watch?v=Qgi-DnFh0Yc

Le début de la conférence de presse du Procureur est net :

messieurs, merci de votre présence. Donc le 12 février 2026 vers 17h30 en marge d'une conférence de la député européenne Rima Hassan, un petit groupe de sep jeunes femmes du collectif Nemmésis organisait une démonstration devant l'Institut politique de Lyon pour dénoncer cette venue en déployant une banderole. Elles avaient au préalable demandé à un certain nombre de leurs amis de venir les aider en cas de violence. Néanmoins, ces derniers restaient à l'écart.

Les circonstances sont donc bien connues. Il ne s'agit pas d'une rixe comme trop de médias l'ont prétendu. La manifestation était particulièrement pacifique et d'une ampleur tout à fait modérée. 7 jeunes femmes avec une banderolle ne constituent pas un grand danger. Leurs amis ne constituent en rien une menace additionelle et le procureur note qu'ils restent à l'écart.

Poursuivant sa relation des faits, le procureur informe :

Rapidement, plusieurs individus intervenaient pour tenter d'arracher la bandole, puis exerçaoentt des violences sur au moins deux des jeunes femmes et selon leur témoignage, l'une aurait été étranglée, l'autre jeté au sol puis frappé à terre ...

A ce point, le procureur fait alors une déclaration étonnante :

À ce stade, les jeunes hommes chargés d'aider le collectif Némésis n'intervenaient pas.

S'il s'agissait de militants, leur comportement est étrange. Il est clair qu'ils ne s'attendaient pas à cette violence et n'avaient formé aucun projet de défense. Le procureur précise peu après :

... trois personnes se retrouvaient isolées et étaient immédiatement frappées par plusieurs individus au niveau de l'intersection des rues Ifarge et Victor Lagrange. C'est dans le 5e arrondissement de Lyon. Ces trois jeunes hommes dont Quentin Deranque, qui étaient alors jetés au sol puis frappées à de très nombreuses reprises par plusieurs individus - au moins six pour Quentin Deranque.

Le Procureur donnera d'autres détails que je laisse mon lecteur retrouver dans la vidéo citée. Mais, il faut noter que le procureur déclare :

En conséquence, actuellement, une enquête criminelle des chefs d'homicide volontaire et une enquête déluelle aux violences aggravées par trois circonstances. Les trois circonstances, c'est réunion, masqué et porteur d'armes. Et du chef d'association de malfaiteurs en vue de commettre un délit puni de 5 ans d'emprisonnement a été confié au service de police de Lyon de la division criminelle territoriale.

Aujourd'hui, il n'y a pas lieu de commenter. Il est seulement possible d'affirmer que Quentin Deranque, un assistant pacifique à une manifestation pacifique, a été assassiné sauvagement par une bande armée et masquée.

Il faut noter que le président de la République aurait réagi :
"La haine qui assassine n'a pas sa place chez nous", dénonce Emmanuel Macron.
Peu après l'annonce du décès, le président de la République a adressé ses "pensées" et "le soutien de la Nation" à la famille de Quentin.
"En République, aucune cause, aucune idéologie ne justifieront jamais que l'on tue. Au contraire, tout le sens de nos institutions est de civiliser les débats et de protéger la libre expression d'arguments. Poursuivre, traduire devant la justice et condamner les auteurs de cette ignominie est indispensable. La haine qui assassine n'a pas sa place chez nous", affirme-t-il.
Le chef d'État a également appelé "au calme, à la retenue et au respect."

*source : Le Figaro

Cette déclaration du Président de la République est assez inattendue parce que le régime au pouvoir a tenté de se tirer d'affaire après la victoire du Rassemblement National aux Européennes de 2024 en faisant se développer une alliance électorale entre LFI et les autres partis du régime : LR, Modem, LREM et PS. Ce sont ces derniers qui, aux Légistaltives déclenchées par la dissolution manipulée par Macron ont porté eu premier rang l'extrême-gauche LFI. Qui devient soudainement infréquentable.

Mais, en Mai, les municipales permettront à LFI de rebouer avec le conformisme du régime macronien. Nécessité fait loi. Et Quentin sera oublié ...

NOTE

Voici une petite revue de presse pour montrer cette déviation inadmissible de la médiacratie :

  1. Violences Mort à Lyon d’un militant proche du collectif d’extrême droite Nemesis après une agression : ce que l’on sait des faits et de l’enquête, 14/02/2026 à 11h02
  2. Ce que l'on sait de l'agression d'un militant d'un collectif identitaire, "dans un état désespéré", en marge d'une conférence de Rima Hassan à Lyon , franceinfo, le 13/02/2026
  3. Rima Hassan «condamne» le lynchage d’un militant nationaliste et assure que le service d'ordre de LFI n'est «pas impliqué», Le Figaro, le 14/02/2026
  4. À Lyon, un militant d’extrême droite blessé dans des rixes en marge d’une conférence de Rima Hassan, Le HuffPost, le 13/02/2026
  5. Mort de Quentin: Sciences Po Lyon se défend et assure avoir "tout mis en oeuvre pour assurer la sécurité" lors de la venue de Rima Hassan, BFMTV, le 16/02/2026
  6. Agression à Lyon : "Il y a des groupes d'ultra-droite qui sèment la terreur dans les rues", affirme Éric Coquerel, député LFI , France-Info, le 14/02/2026
  7. Militant identitaire violemment agressé à Lyon : qui est Quentin, que sait-on de ses agresseurs ? Le point; Sud-Ouest, le 14/02/2026





Revue C-Politix (c) 17 Février 2026