Quelques observations sur le missile hypersonique OreshnikLe 21 Novembre 2024, en représailles du bombardement de la Russie par des armes à longues portée américaine et britannique, l'armée russe lançait un missile hypersonique expérimental, le Oreshnik. La cible était un complexe industriel d'armement au nord de la ville ukrainienne de Dniepropetrovsk. L'annonce du vol de l'Oreshnik a été fait par Vladimir Poutine lui-même qui a souligné que c'était une simple expérimentation opérationnelle de ce missile et que la Russie comptait en produire 300 par an. Poutine a affirmé que l'occident ne disposait d'aucun moyen pour arrêter ce missile une fois en l'air. Quelques photos du complexe industriel frappé ont été diffusées dans la presse occientale. Mais, les occidentaux ont fait immédiatement un black-out sur toute information à ce sujet Les forces de sécurité ukrainiennes interdisent toute information à ce sujet et elles sont efficacement relayées par les officines occidentales. Cependant, au moins une vidéo prise à quelques kilomètres de distance du complexe industriel frappé permet de se faire une idée de la technique de frappe hypersonique. Selon les informations recoupées, le missile Oreshnik ne portait d'explosif ni chimique, ni atomique. Il aurait utilisé uniquement l'inertie des masses incidentes lancées à des vitesses de Mach 10 environ, soit 12.000 Kilomètres par heure. Selon l'analyse de la vidéo et selon des informations recoupées, le missile Oreshnik possédait 6 têtes portant chacune 6 percuteurs, les 42 vols étant relativement indépendants pour atteindre 36 points cible. Bien que les véhicules traversent une couche nuageuse de très basse altitude, les lueurs apparaissant un instant avant chaque impact dénotent l'existence de plasma le long des trajectoires. Il s'agit donc bien d'une arme nouvelle. Selon plusieurs sources qui l'ont authentifié, la résistance ukrainienne pro-russe a fait parvenir en occident une photo prise sur l'un des 36 cratères qui parsèment la surface du complexe de Dniepropétrovsk. Il semble que l'impact ait formé un cratère de 5 à 10 mètres de profondeur et de 20 à 30 mètres de diamètre. Il semble donc que les dégâts infligés au complexe industriel aient été très importants. Si importants que les occidentaux et les ukrainiens refusent de donner accès au complexe et encore moins de communiquer sur les dégâts même apparents. Selon les informations connues, il semble que le Oreshnik ne vole pas à de très hautes altitudes comme les classiques missiles balistiques. Il vole à basse altitude de sorte que les défenses anti-missile occidentales sont très peu efficaces contre lui. Il existe encore un doute de savoir si tout le missile vole à vitesse hypersonique. Ce n'est encore qu'une hypothèse que les russes tentent de faire accréditer dans leurs communications. On peut avoir un doute. Par contre, les têtes et les percuteurs semblent bien voler au moins en fin de trajectoire à des vitesses hypersoniques. C'est la seule explication d'une part des dégâts cinétiques des percuteurs, d'autre part des lueurs qui entourent la trajectoire finale de chaque percuteur. Sur l'effet cinétique d'un percuteurUn percuteur à Mach 10 et présentant une masse de 100 kg dispose d'une énergie cinétique de 50 x 3400 x 3400 = 5 x 3,4 x 3,4 107 = 578 MegaJoules. Or, la puissance explosive d'un kilo de TNT est évaluée à 4,6 MegaJoules. L'énergie destructrice d'un percuteur type Oreshnik pourrait donc être de l'ordre de celui de 125 kg de TNT. Sans aucun explosif chimique. Sans aucun explosif atomique. On conçoit donc la puissance militaire de cette arme nouvelle. Sur l'existence potentielle d'un plasma le long de la trajectoire de l'Oreshnik et/ou de ses têtes percutantes.Plusieurs analystes ont noté que la présence d'une lueur allongée le long de la trajectoire d'un véhicule hypersonique tel que l'Oreshnik provenait de la formation d'un plasma . Ces analystes estiment que ce plasma est formé par la grande vitesse de l'Oreshnik. Il existe plusieurs vidéos de telles lueurs. Or leur forme est évocatrice non pas d'un effet thermique, mais plutôt des lignes d'un champ électromagnétique généré au niveau du véhicule hypersonique. Or, on sait que le physicien soviétique Andreï Sakharov, dès les années 1960, avait travaillé sur des générateurs magnétodynamiques et qu'il a utilisé notamment ces premiers résultats pour le prototype du Tokamak, destiné à réaliser des réactions de fusion nucléaire. Très clairement, les Soviétiques ont développé des techniques de propulsion de véhicules spatiaux utilisant les principes mis au point par Sakharov. Maintenant, il est exact que les températures exposées sur les carènes des véhicules hypersoniques, surtout à basse ou très basse altitude sont extrêmement élevées et qu'un plasma tant des molécules d'air que des matériaux de la carène se forme nécessairement. Mais, ce genre de plasma ne présente pas les formes des lueurs vues sur les trajectoires des percuteurs hypersoniques. D'ailleurs, le problème du matériau des carènes des véhicules hypersoniques pour tenir les températures très élevées n'a pas en occident de solution connue. On en est réduit à ulaginer l'usage de Tungstène, ce qui est possible. La Corée du Nord vient de lancer un planeur hypersonique en révélant qu'il comportait des composites. Les vrais matériaux restent hypothétiques. La propulsion d'un véhicule hypersonique est largement inconnu. Les américains font des tentatives qui, sauf peut etre la dernière, semblent totalement infructeueuses. Il semble qu'ils restent avec une propulsion non classique d'un statoréacteur largement amélioré, qui semble insuffisant pour atteindre les résultats des Russes. Un physicien français, ingénieur aéronauticien, Jean-Pierre Petit, avait travaillé sur la propulsion des véhicules hypersoniques. Il a publié à cette époque plusieurs articles. Il a même présenté ses travaux à Moscou au cours des années 1980 parce qu'il ne parvenait pas à éveiller l'intérêt des occidentaux. Petit revendique l'héritage des travaux précurseurs de Andreï Sakharov. Plus récemment, Petit a publié des articles exposant simplement une théorie d'entraînement d'un véhicule hypersonique. La méthode de Petit est assez complexe, même quand il l'expose simplement. Particulièrement, il utilise un générateur de plasma et un générateur magnétodynamique. Il utilise des courants de fluides dont les vitesses vectorielles se composent de sorte que la vitesse classique obtenue avec un propulseur classique est accrue de la vitesse du flux de plasma contrôlé par le générateur magnétodynamique. On conçoit donc que la composition des vitesses opérée par le générateur magnétodynamique d'un véhicule hypersonique parvient à générer des vitesses considérablement plus élevées que celles obtenues par la seule propulsion thermochimique à laquelle les occidentaux semblent se limiter. Cette physique - qui selon moi n'est qu'une hypothèse dont seuls les Russes savent si elle est la réalité ou s'en rapproche - a deux conséquences tout aussi hypothétiques. La première conséquence est que la composition des vitesses entraîne que le flux ambiant, environnant la carène du véhicule hypersonique, pourrait ne pas petre en contact physique avec le matériau de la carène. Il en découlerait que l'échauffement de l'enveloppe du véhicule hypersonique pourrait ne pas être aussi élevé que celui qu'on suppose d'un mobile classique dans l'air dense. La seconde conséquence est que le plasma généré pour le générateur magnétodynamique constitue une enveloppe qui absorbe les ondes radar incidentes. Il en résulte que il n'y a pas d'ondes "retour". Le radar de détection et de suivi de la trajectoire du missile hypersonique arrivant est donc aveuglé. Il ne peut pas "voir" l'arrivée du missile. Ou très mal. En conclusion, on peut évaluer ici la dangerosité du missile hypersonique, particulièrement de l'Oreshnik. L'affirmation de Poutine que l'Oreshnik ne subit aucune menace de la part des armes occidentales. Réciproquement, les missiles comme l'Oreshnik ont table ouverte en Occident. Cela devrait faire réfléchir les va-t-en-guerre occidentaux. Pensez-vous ? , |