Quelques problèmes des élections présidentielles US

Philippe Brindet - 16 Décembre 2020

Je ne suis pas Américain. Pour moi, les Etats-Unis, c'est le pays des Raisins de la Colère de John Ford, de Voyage au bout de l'enfer de Michael Cimino. C'est à peu près tout. Je sais aussi que ce bizarre pays aux allures de continent s'est imposé par la finance et le commerce à l'ensemble du monde dont il a outré les pires défauts, poussant ici le communisme, là le nazisme, et encore ici le libéralisme, semant là-bas le chaos et apportant la guerre loin de chez lui. Pour les "meilleures" raisons américaines. Soit les pires pour le reste du monde.

L'ennui de cette diatribe - que je fais courte, notez-le - c'est que je vis dans une sorte de "société" - le mot est bien fort, je n'en ai pas d'autre sur le moment - dont la principale caractéristique est d'être américanisée. Une expression vague qui vise à la fois notre situation d'opprimés et notre exhubérance auto-satisfaite des bienfaits du "progrès". Là aussi, je fais bref ... juste pour excuser mon intérêt modéré pour les élections présidentielles US.

Le Président Trump aurait été battu par le Président-élu Joë Biden. Rouquin flamboyant, Trump a certainement été le pire Président desEtats-Unis, depuis que l'Amérique régente le monde. Médiatiquement, il a imposé une image déplorable d'une présidence au bord de la folie, jouant avec les images d'impertinence, de sottise, de mégalomanie.

Il avait été élu par la classe des laissés-pour-compte de la société américaine, avec la promesse de "rendre l'Amérique à nouveau grande". Le slogan était une sorte de réplique au "Yes you can" de son prédecesseur Obama, dont le Vice-Président n'était autre que Biden lui-même. Les deux slogans ne disaient rien du tout, c'est-à-dire que les électeurs y ont mis des promesses électorales que leur auteur n'y avait jamais mises. Une façon d'assurer sa non-réelection peut-être.

Toujours est-il que Trump a été sévèrement battu. Or, il "s'accroche" à son poste avec des clameurs de mauvais perdant de cour de récréation. Les institutions américaines devraient suffir à renvoyer le mauvais perdant à une retraite ... bien méritée. Mais, les faits révèlent deux problèmes ennuyeux pour un "américanisé" de mon espèce.

  1. Les élections ont probablement été truquées ...

    Elections truquées : mauvais perdant ou mauvais gagnant ?

    Le "truc" des "élections truquées" est justement la meilleure preuve que le perdant est un mauvais perdant. Trump et ses partisans - on ne peut même plus parler de "son Parti" puisque celui-ci était méfiant de lui quand il était Président, et qu'il cherche à s'en débarrasser depuis qu'il est perdant ... - multiplient les actions pour faire reconnaître le trucage systématique des élections présidentielles 2020.

    L'ennui de la réplique qu'il est mauvais perdant, c'est que, dans l'absolu, des élections présidentielles, çà se truque comme toutes autres choses, sinon l'astuce ne serait pas de ce monde . Or, elle l'est. Le trucage des élections présidentielles US 2020 n'est donc pas seulement un "truc de mauvais perdant", mais il est aussi "un truc de mauvais gagnant" !

    Or, si Trump est assurément un modèle de "mauvais perdant", Biden a tout pour faire un "mauvais gagnant". Un trucage des élections présidentielles 2020 à son bénéfice est donc loin d'être inimaginable.

    En 2016, Clinton aussi a prétendu que les élections qu'elle avait perdues étaient truquées ...

    La première chose qui marque dans le climat politique des Etats-Unis sous la présidence Trump est certainement la haine exposée par les principaux membres du Parti Démocrate de Biden à l'encontre de Trump et de ses partisans, modérément appuyés par le Parti Républicain. Cette haine s'est exprimée dès la défaite de Mme Clinton, l'épouse de l'ancien Président Clinton. A l'époque des Présidentielles 2016, Hillary Clinton considérait pratiquement le Parti Démocrate comme sa propriété. Clinton a elle-même joué les mauvais perdants - les commentateurs l'ont presque tous oubliés. Lorsque l'élection de Trump a été annoncée [1], Clinton assistée des leaders démocrates, a lancé une sorte de brulôt contre l'élection de Trump en l'accusant d'avoir bénéficié de l'ingérence de la Russie dans le déroulement de la campagne et des élections.

    Cette accusation a été maintenue, renforcée en permancence pendant toute la présidence de Trump, contre l'évidence même. Une procédure de destitution de Trump a même été engagée qui s'est effondrée à cause de l'absence complète de preuve. Puis, l'accusation même d'ingérence de la Russie s'est effondrée quand, tardivement, Trump est parvenu à faire démontrer qu'il s'agissait d'un montage entre les cadres du Parti Démocrate, de la CIA et de transfuges des services secrets britanniques (les affaires Steele, Strozk, Comey et Müller).

    Le coup des votes par correspondance

    Un peu à cause des confinements ordonnés le plus souvent par les Gouverneurs démoncrates, plusieurs Etats des Etats-Unis ont décide des législations ouvrant le droit au vote par correspondance. Il faut bien noter que le confinement contre l'épidémie de SARS-CoV-2 est en réalité une mesure plus politique que médicale, non seulement parce qu'elle est décidé par les politiciens au pouvoir, mais aussi parce que le confinement est une mesure autoritaire qui est dans l'ADN des régimes autoritaires. Comme l'est le programme de Biden.

    De ce fait, plus d'Etats "démocrates" - contrôlés par le Parti de Biden - que d'Etats "républicains" - plus ou moins favorables à Trump - ont ouverts le scrutin 2020 au vote par correspondance. Et les lois qui ont été promulguées étaient rédigées de façon à faire profiter la fraude électorale. Ainsi plusieurs Etats "démocrates" ont admis le vote de résidents d'autres Etats, ou encore celui d'électeurs qui ne résidaient pas dans l'Etat, mais qui y possédaient une propriété ou une entreprise, ou encore d'autres électeurs qui y étaient salariés sans y résider ... Du grand n'importe quoi.

    Et de fait, des observateurs républicains ont vu passer des gens qui votaient une fois en personne et plusieurs fois par correspondance. On a fait voter des morts, des gens qui prétendaient être salariés dans l'Etat sans avoir aucune preuve d'embauche - l'exigence d'un contrat de travail écrit et enregistré n'existe pas aux Etats-Unis ...

    Combien de votes "illégaux-légaux" y a t'il eu ? Nul ne le sait. Mais, les témoignages d'observateurs républicains sont nombreux. De même les témoignages de ces mêmes observateurs qu'ils ont subi des pressions de la part des agents du Parti démocrate pour se taire. Et il semble que cela se soit surtout passé dans les "swing States" que Trump a perdu "sur le fil".

    Le coup des machines à voter, ou l'affaire Dominion

    Plusieurs firmes opèrent sur le marché américain pour promouvoir des machines à voter. Elles se targuent, de succès par exemple au Venezuela de Chavez [2]. Profitant de telles "réussites", la firme Dominion expose des liens lointains avec le Parti Démocrate [3] et a installé des machines à voter dans plus de vingt-sept Etats pour la présidentielle 2020. Elle est bien implantée notamment dans les Etats démocrates et particulièrement dans les 7 ""swing States" qui font la réussite de l'élection. Il faut noter que les machines qui ont assuré l'élection de Chavez en 2004 étaient installées par l'américan Smartmatic, qui a été racheté ensuite par la firme US Sequoia en 2005, qui a finalement été absorbé par Dominion en 2007 ...

    Les machines de Dominion ont été analysées, notamment par un expert judiciaire en Californie, Jake Stauffer, qui a estimé qu'elles ne présentaient pas les garanties de sécurité pour faire des machines sûres. Il a repéré :

    ... vulnerabilities in Dominion’s Democracy Suite (DDC) voting equipment enabling remote code execution, denial of service attacks, and off-line ballot tampering. “How can a vendor sell a voting system with this many vulnerabilities?” ... des vulnérabilités de l’équipement de vote de Dominion Democracy Suite (DDC) permettant l’exécution de code à distance, les attaques par déni de service et la falsification des bulletins de vote hors ligne. «Comment un fournisseur peut-il vendre un système de vote avec autant de vulnérabilités?»

    De fait, les sites pro-Trump regorgent de témoignages d'observateurs du Parti Républicain qui ont repéré des comportements au moins douteux des machines Dominion. Par exemple :

    • quand seul un agent du parti démocrate se trouvait sur un lieu de vote, le nombre de votes "Biden" enregistrés par la machine à voter Dominion surpassait de 95% le nombre de votes "Trump" ;
    • des bulletins par correspondance entrés manuellement par un agent républicain et marqués "Trump" étaient attribués à "Biden" par la machine Dominion ;

    Il n'est pas possible de tenir ces témoignages publics pour des "boniments complotistes", d'autant que les tribunaux commencent seulement à être saisis de plaintes sur la base de ces témoignages. Or, avec une constance quotidienne la presse lourde pilonne l'opinion avec des qualifications complotistes portées à la moindre contestation de la "vérité au pouvoir".

    Seuls, semble t'il les tribunaux pourraient, dans l'absolu, trancher le litige entre la "vérité au pouvoir" et sa contestation. Malheureusement, aux Etats-Unis comme partout en occident américanisé, la justice est un membre de la "vérité au pouvoir" et le sort de telles plaintes contestatrices de la "vérité au pouvoir" est donc extrêmement malaisé. Attendons ... Je dirais plus loin, pourquoi il n'y a plus lieu de regretter une telle situation dictatoriale.


  2. Biden est la pire solution pour les américanisés ...

    Biden est un personnage fatigué. Il a depuis plusieurs années des étourdissements, des moments d'absence et même en plein débat public, des moments d'hébétude. Depuis qu'il traîne dans les allées du pouvoir, il s'est toujours caractérisé par un instinct très sûr de pirate ne cherchant que son profit et disposé à tirer le meilleur parti possible de sa position diplomatique ou de vice-président selon les années.Agitant une vague "appartenance à l'Eglise catholique", Biden est soutenue par la part majoritaire progressiste de l'épiscopat américain et donc par une myriade d'ONGs de la bizarre galaxie catholique progressiste. On les a vu à l'oeuvre autour des manoeuvres révélées par la fuite des emails du Parti Démocrate aux élections 2016, notamment avec des émails de John Podesta, catholique lui-même et patron de l'équipe de campagne de Hillary Clinton.

    Les liens de Biden avec le "centre-gauche" du Parti Démocrate

    Biden a été le "bras de remplacement" de Obama pendant la présidence de ce dernier. Il était donc aussi en contact très proche avec la Secrétaire d'Etat, Hillary Clinton. Biden a donc fait sa carrière avec toute la clique "clintonienne" issue des meilleurs universités américaines, de la bourgeoisie résolument "chic", pas trop acoquinée avec les financiers, pas trop alliée avec les gros industriels. Mais du meilleur mieux avec la presse d'influence, les universités, les think tanks, les artistes (l'affaire Epstein ...) ... C'est de cette mouvance assez sordide que sort le pseudo progressisme qui infeste le monde occidental américanisé. Des grand-bourgeois sans ennemi à gauche, mais "pas de droite" avait dit Coluche. Ils sont contre le populisme, mais pour le réchauffement climatique, contre l'extrême-droite mais pour le confinement. Des sortes de "marqueurs" pour se faire reconnaître par le milieu autorisé ...

    C'est avec "çà" que les grands financiers et les grands entrepreneurs américains et américanisés ont fait un partage du pouvoir "mondial". Les Zuckerberg, Bezos, Gates, Buffett, Soros. Les IBM, ATT, Raytheon, et autres. La fin de la politique et le début d'autre chose : un régime suffisamment de "gauche" pour faire croire au socialisme dans le peuple des petits bourgeois (surtout dans les universités), et suffisamment proche de l'argent pour être certain d'un autoritarisme qui confine à la dictature. Pour celà, neutralisation du parlement fédéral (il n'y a presque aucune majorité possible), divisions dans les parlements locaux, main basse sur la justice, ... Une affaire qui tournait parfaitement sous Obama. Et qui reprend du service pour autant qu'elle les ait suspendues sous Trump ...

    L'alliance impossible avec l'extrême-gauche "Kamala Harris"

    Malheureusement pour Biden, les financiers ont aussi une vision du monde beaucoup plus dure. C'est celle qui a été décrite par Shaw et Orwell dès les années 30. L'un des grands organisateurs de cette mouvance est le financier Soros. Il a acheté un nombre élevé de juges américains, qui, au niveau local, sont obligés de se faire élire par les justiciables. Soros a donc payé leurs campagnes. Du moins pour ceux dont il voulait s'assurer les services. Pourquoi ? Et pendant que le milliardaire Bill Gates subventionnait les journaux du monde entier [4], Soros achetait des juges américains [5]. Et européens [6]...

    Le monde est complexe. Mais, si on place les pièces du puzzle, il n'est pas nécessaire d'attendre la fin pour "voir" de quoi il s'agit. Simplement, il faut tout de même placer pas mal de pièces correctement avant de se faire une idée. ..

    Dans la Présidentielle 2020, Biden choisit comme Vice-Présidente une sénatrice, Kamala Harris, ancien juge qui a fait campagne sur des fonds ouverts par les ONG de Soros ou par des obligés de Soros pour le financier Mnuchin, qui doit à Harris de ne pas avoir instruit contre lui lors de la cession d'une banque qu'il possédait, alors que Harris était District Attorney en Californie. [6] Plus tard, Harris est devenue Sénatrice de Californie, avec des fonds issus de Soros et de Mnuchin. Harris a fait carrière avec l'ambition de porter une candidature "afro-américaine" aux plus hauts postes des Etats-Unis. Elle est encore jeune et déjà Vice -Présidente ..

    Or, appuyée sur Soros, elle est en compétition avec l'extrême-gauche du Parti démocrate, Bernie Sanders, Illan Omar ou Alexandra Ortiz. Elle a bénéficié du mouvement Black Lives Matters qui a profité des "bavures policières" comme celle de George Floyd. Orchestré, par les ONGs de Soros qui financent les mouvances antifa avec des clubs comme No Border partout en Occident américanisé, le mouvement Black Lives Matters a servi de moyen de pression sur l'électorat américain en agitant le spectre de la révolution totale. Très curieusement, les émeutes, exactions et démonstrations du mouvement BLM se sont subitement arrêtées dès lors que la victoire de Biden est devenue certaine.

    Il est donc présumable que Harris va utiliser la viralité de l'extrême-gauche et des ONGs Soros pour faire pression sur la politique de Biden.

    Pire encore, la santé de Biden pourrait ne pas être florissante très vite. Et dans ce cas, c'est le Vice-Président qui prend le relais ...

    Biden a gagné les élections 2020. Le plus difficile est devant lui peut être.

    La "famille" Biden ...

    Biden a donc été déjà Vice-Président de Obama. A ce titre, il s'est beaucoup intéressé personellement à trois Etats étrangers : l'Ukraine, la Russie et la Chine. Mais pas seulement pour le compte de son "Président". Pour le sien. En Ukraine, il a littéralement pillé le pays, le mettant en coupe réglée, n'hésitant pas à partager avec des politiciens allemands ou polonais les rapines qui passaient à sa portée. Du peu qui est déjà connu, on peut citer l'affaire Burisma du nom d'une entreprise gazière ukrainenne. Elle a été "volée" au Parti Communiste Ukrainien qui régnait alors avec le Président Ianoukovitch, Président que Biden a fait chasser de son poste par une révolution dite de Maïden dont on sait maintenant qu'elle a été entièrement fabriquée par la CIA.

    Selon les usages américains, dès lors qu'ils arrivent dans un pays conquis, ils s'emparent des entreprises utilisables, souvent en les plaçant aux mains d'apparatchiks locaux. C'est ce qui a été opéré sous Eltsine lorsque la CIA est parvenue à faire s'effondrer le régime Gorbatchev. Il faut se rappeler de cette histoire puisque Gazprom qui était la société d'Etat qui s'occupait du gaz naturel soviétique, a été donnée à Mikhaïl Khodorkovski qui, en échange, a enrichi la banque Morgan. Lorsque Poutine est parvenu au pouvoir, il a décidé de reprendre le contrôle des sociétés données par les Américans appelés par Eltsine. C'est la cause principale de la haine féroce que les américains vouent à Poutine et à sa Russie débarrassée - presque - du pillage américains. C'est aussi la raison de l'exil ou l'emprisonnement de nombreux oligarques russes comme Mikhaïl Khodorkovski ou Berezowski

    En Ukraine, Biden a immédiatement infiltré son fils Hunter avec un de ses associés, l'avocat Archow et un politicien polonais, Aleksander Kwasniewski dans le conseil d'administration de Burisma, l'équivalent ukrainien de Gazprom. Lorsque une enquête pour corruption et fraude fiscale a été ouverte, Biden a fait limoger le Procureur Général d'Ukraine qui instruisait l'affaire. Hunter Biden est resté dans Burisma jusqu'à l'annonce par son père de sa nomination comme candidat démocrate. Il n'a jamais été révélé l'étendue des malversations en Ukraine qui ont évidemment servi à la famille Biden. Et as seulement dans Burisma.

    D'autant que, alors que l'affaire Burisma se développait laborieusement, parce que la presse lourde refusait d'informer le public à ce sujet et dénigrait les enquêtes, il a été révélé des liens d'affaire "délicats" avec la Russie et surtout avec la Chine. Los de la campagne, il est ainsi apparu que la femme de Biden avait reçu des sommes importantes d'oligarques russes. Le fils Hunter Biden a aussi fait de nombreuses affaires avec la Chine [7].

    Pour conclure sur l'élection de Biden ...

    On conçoit qu'avec un tel personnage, tout peut arriver. Mais seulement du pire. N'en disons pas plus ...


  3. Jamais deux raisons ... et l'Etat profond ...

    Cependant, il n'y a pas lieu de s'intéresser de trop près aux péripéties politiciennes américaines. En effet, depuis des années, il s'y est développé un concept particulier qui a été appelé là-bas "the Deep State" ... La gauche progressiste en crédite les populistes de Trump et le mouvement QAnon, tous tenus pour "complotistes".

    Lorsque on examine la politique "décidée" par Trump, on est forcé de reconnaître qu'il s'est passé des choses un peu bizarre, notamment en politique étrangère. Lorsque Trump a commencé son mandat, il avait décidé de se recentrer sur l'Amérique, infligeant les frayeurs des progressistes qui agitaient le spectre de l'"isolationisme". En fait, Trump voulait mettre un terme aux querelles "stupides" des Etats-Unis avec la Russie, la Chine et la Corée du Nord. Dans une certaine mesure, ces querelles étaient seulement l'effet d'un impérialisme américain qui voulait absolument imposer le progressisme du Part Démocrate au monde entier.

    Pour les trois Etats précités, Trump a tenté des approches. Elles ont été systématiquement sabordées par l'administration américaine, alliée ou organe du Part Démocrate, on ne sait. Poutine ? Le rapprochement a été "carbonisé" par l'accusation mensongère d'une ingérence dans l'élection de 2016. Le rapprochement avec la Corée du Nord a lui aussi été sabordé par l'administration américaine prétextant que les essais nucléaires et balistiques de ce pays produisaient une menace insupportable pour les USA. Le rapprochement avec la Chine a enfin été sabordé par l'Administration américaine principalement par inertie et agitation de problèmes comme le droit des Ouighours ou autres stupidités du même genre.

    Quand on examine froidement la présidence Trump, si on écarte l'image de sa silhouette massive sur les tarmacs d'aéroports, il n'y a rien, strictement rien. Tout a été gelé par l'administration américaine et Trump a été incapable de lutter avec elle, ni pour lui imposer ses vues politiques, ni pour y placer des gens à lui, favorables à ses instructions.

    L'affaire de la fausse ingérence russe dans les élections de 2016 est un exemple frappant. Un procureur fédéral, Müller se saisit de l'affaire et enquête à charge contre Trump. Il est malgré tout incapable de monter une inculpation possible. Il finit, après trois ans de travail, par produire un Rapport monumental qui ne conclut à rien d'incriminant. Mais il refuse de prende des mesures en conséquence : inculper Trump ou déclarer uin non-lieu. Il faut que Trump nomme enfin un "homme à lui", l'attorney general Barr pour qu'on puisse faire juger qu'il n'y a rien dans le dossier et qu'il faut clore l'instruction sur un non-lieu.

    Au début de l'affaire Müller, Trump a pris une décision rarissime, Il se débarrasse de James Comey, le Directeur du FBI nommé par Obama. Or, c'est Comey qui étouffe l'affaire des emails du parti démocrate qui sert de détonateur à "l'ingérence russe". Là aussi, la collusion entre l'administration fédérale et le Parti Démocrate apparaît clairement. Pourquoi Trump a t'il laissé l'affaire de l'ingérence russe impunie ? Pourquoi n'a t'il effectué aucune épuration de son administration ? Il faut craindre qu'il n'en avait pas les moyens, ce qui indique la puissance et l'autonomie de la haute administration.

    On devrait pousser l'analyse plus loin. Mais la chose dépasse un modeste article. Il faut ici se préparer à conclure. Il est certainement peu important que le Président des Etats-Unis soit Donald Trump, Joe Biden ou "presque" quiconque que ce soit. Le problème de base des Etats-Unis réside dans la collusion entre la haute administration tant fédérale que dans les Etats membres et les forces progressistes comprenant la haute bourgeoisie.d'affaires, les médias de la presse lourde, les universités et probablement les arts, qui ensemble animent le Parti Démocrate.

    Une reprise du contrôle de ces composantes de société serait essentiel pour restaurer un ordre républicain fondé sur le respect du bien commun. Le problème n'est pas bien différent en France et en Europe.



Notes

[1] Obama administration announces measures to punish Russia for 2016 election interference, The Washington Post du 29 Décembre 2020 rapporte les sanctions américaines décidées par Obama, Président sortant, pour punir les prétendues interférences de la Russie dans les élections présidentielles US. Il s'agissait d'allégations complètement mensongères, destinées à contrer la victoire de Trump et à empêcher tout rapprochement des Etats-Unis avec la Russie.

[2] Check the Code: Dominion Voting system tied to Hugo Chavez voter fraud was used in 2020 swing states, Par Wayne Creed le 15 Novembre 2020. Il s'agit d'une publication pro-Trum., ce qui signifie qu'elle est écartée par le camp pro-Biden. Ce qui ne signifie donc pas que cette source n'est pas fiable. On dira seulement qu'elle est contestée par le parti pro-Biden.
En particulier on peut lire le camp "pro-Biden" qui règne en maître dans la presse lourde, comme :

  • Don't Buy the Debunked Dominion Voting Machine Conspiracy Theory, par la revue Reason de l'extrême-gauche américaine, en date du 16 Novembre 2020 et qui commence par :
    Trump's campaign officials and attorneys are peddling this nonsense with help from credulous Fox News hosts, but their theories don't stand up to scrutiny. Les responsables de la campagne et les avocats de Trump colportent ce non-sens avec l'aide d'animateurs crédules de Fox News, mais leurs théories ne résistent pas à un examen minutieux.
  • Qu’est-ce que Dominion, le logiciel électoral attaqué par Donald Trump ?, Le Monde du 20 Novembre 2020, qui n'hésite pas à écrire : "Le républicain a montré du doigt le logiciel électoral Dominion qui aurait, selon lui, effacé ou réattribué à son rival des millions de votes. Une affirmation, sans preuve, reprise par plusieurs sites conspirationnistes d’extrême droite.". Malheureusement, il s'agit en réalité de témoignages d'observateurs protégés par la loi américiane, qui sont leurs propres preuves.

[3] Which States Use Dominion Voting Machines?, par Kori Williams dans Market Realist vers le 25 Novembre 2020. L'article expose le lien entre Dominion et certains proches d'Obama, par l'intermédiaire d'un ancien ambassadeur auprès de l'UE, nommé par Obama et qui collectionne les postes en conseil d'administration de grandes entreprises pour le compte du Parti Démocrate. Le personnage est membre du conseil d'administration, non pas de Dominion, trop petite compagnie, mais de Staple Street Capital, un fonds d'investissement lié au Parti Démocrate, et qui possède le capital de Dominion. Le personnage est un avocat, William E Kennard, très connu dans les milieux atlantiste et européiste et qui a une bonne tête de "mandataire de milliardaire".

[4] Sur l'influence mondiale de Bill Gates sur la presse lourde, on peut lire l'article de Julia Betz du 10 juin 2015 dans la revue américaine Cox : The media loves the Gates Foundation. These experts are more skeptical. On peut lire aussi : Laurent Mauduit, Médiapart Les milliardaires de la presse gavés d’aides publiques et privées , 13 février 2018, réservé aux abonnés, cité dans Reporterre.fr : Les journaux les plus subventionnés sont ceux appartenant à des milliardaires, Rapport de l'OJIM : "Aides publiques et privées à la presse : tout pour les médias les plus riches !". Ces trois articles français se limitent au cadre français et mélangent l'aide privée avec l'aide publique à la presse.
Mais on peut lire surtout : Laurent Mauduit, Mediapart, La Fondation Gates donne 1,9 million d’euros au «Monde», le 8 octobre 2019.
Le site de la Fondation Bill & Melinda Gates comporte une section qui premet de rechercher par nom de bénéficiaire les montants des subventions déjà attribuées : https://www.gatesfoundation.org/How-We-Work/Quick-Links/Grants-Database. Par exemple, les entités contenant le nom "Tony Blair", l'ancien premier ministre britannique, ont reçus 39 subventions dont de nombreuses au delà de 2 millions de dollars.

[5] Lire :

[6] L'affaire a été révélée par une enquête de l'ECLJ, une association de jusristes catholiques et son directeur Grégoire Puppinck. On peut lire :


La réaction progressiste a été immédiate. Des dizaines d'articles de la presse lourde ont vilipendé l'enquête de l'ECJ. Puppinck a analysé cette "verve progressiste" dans un article Gregor Puppinck : « Le Monde passe à l’offensive non contre ce rapport, mais contre son auteur, avec les bonnes vieilles méthodes staliniennes », L'Incorrect du 3 mars 2020 et il écrit une autre enquête sur les financements du Conseil de l'Europe à la fois par Soros et par Bill Gates : Comment l’Open Society de George Soros et Microsoft de Bill Gates financent le Conseil de l’Europe, sur le site de l'ECLJ, le 28 Novembre 2020.

[7] Les affaires de la famille Biden sont tellement compliquées qu'on hésite à commencer. Heureusement, un journaliste indépendant, Glenn Greenwald, très connu pour son activité autour de Wikileaks et Assange, vient de publier un article concernant une étrange conférence donnée par un membre du Parlement chinois, Recteur d'une université de Pékin et qui a vanté les bonnes relations d'affaire entre la Chine, des entreprises chinoises et la famille Biden. Plusieurs commentateurs, dont Greenwald, se sont demandés si la Chine n'avertissait pas le monde qu'elle tient Joe Biden sous contrôle. Lire : Hunter Biden Criminal Probe Bolsters Chinese Scholar's Claim Of Beijing Infiltrating 'Top Of America's Core', par Glenn Greenwald, sur ZeroHedge du 10 Décembre 2020.


Revue C-Politix (c) 16 Décembre 2020