Un point sur l'histoire politique de l'épidémie

Philippe Brindet - 13 Avril 2021

Que voyons-nous depuis plus d'un an illustré tous les jours :

les autorités sanitaires établies par l'Etat sont ignorantes des choses scientifiques et les autorités politiques qui estiment contrôler l'Etat en profitent pour manipuler l'opinion publique.

L'ignorance des autorités sanitaires est abyssale

Depuis le mois de décembre 2019, date à laquelle les nouvelles de Chine jusqu'à ces jours derniers, le torrent d'absurdités scientifiques débitées par les autorités sanitaires régionales (l'ARS de Charentes-Maritimes en Juillet 2020), nationales (Conseil scientifique, INSERM, Pasteur, ANSM), européennes (AME) ou mondiales (OMS) a été permanent. La plupart de ces absurdes autorités sanitaires, dont la plupart, bien que d'ordre administratif - leurs membres sont presque tous des fonctionnaires - se sont basées sur des affirmations scientifiques absurdes produites par d'autres fonctionnaires, souvent universitaires, et d'autres appartenant directement ou non à des entreprises privées.

Cette collusion entre l'Administration et le secteur privé pour produire des informations scientifiques fausses devraient absolument être dénoncée et pas seulement pour de prétendus conflits d'intérêt. La formation de cette collusion est d'une gravité qui va bien au-delà d'un conflit d'intérêts ou même d'un enrichissement personnel illégal. Le sujet est tellement grave et si peu mis à jour qu'il m'est impossible de le développer raisonablement ici.

Or, nous avons cette évidence : les autorités sanitaires ne savent rien sur les bases les plus élémentaires de l'ingéniérie sanitaire.

Ces autorités se sont trompées sur tout et tout le temps. Détaillons quelques assertions sanitaires et dont la fausseté est maintenant bien connues :

  1. les frontières ne servent à rien contre un virus ;
  2. la Covid est une maladie qui ne sera éradiquée que par le vaccin ;
  3. le SARS-CoV-2 est un pathogène de chauve-souris passé à l'homme par un animal, le pangolin ;
  4. les médicaments anciens sont dangereux pour soigner la Covid ;
  5. les respirateurs artificiels sont la seule solution aux formes graves de la Covid ;
  6. le confinement est le seul moyen efficace pour attendre le vaccin sans saturer les hôpitaux ;
  7. les masques faciaux ne servent qu'aux soignants, puis deux mois plus tard, ils sont obligatoires pour tous en espace clôt, puis deux mois plus tard en extérieur ;
  8. les gens sont contaminés par les postillons ;
  9. les gens sont contaminés par contact avec des surfaces infectées.

Il y a tellement d'autres erreurs proférées et mises en oeuvre sous l'instigation des autorités sanitaires qu'il faudrait un livre pour les dénoncer toutes. Mais d'un autre côté, il est probable que la plupart des membres de ces autorités sanitaires savaient que leurs assertions sanitaires étaient fausses. Mais leur problème était inextricable. Ces autorités sanitaires se sont enrôlées dans une idéologie dite de la zoonose. Cette idéologie a été développée par des intérêts privés dont deux représentants sont respectivement l'ONG newyorkaise EcoHealth Alliance et la nébuleuse qui entoure la Fondation Gates. D'autres puissances d'influence comme le Forum mondial de Klaus Schwabb se sont engoufrées dans l'aubaine qu'était pour ces puissances la crise produite par l'épidémie. Les erreurs des uns appelaient les erreurs des autres dans une sorte de surenchère. La "Pandémie" était leur "Cause". Elle l'est toujours.

Je voudrais ici faire une sorte de mise au point. Dénoncer l'ignorance abyssale des autorités sanitaires ne remet pas en cause la qualité des médecins, biochimistes, virologues, infectiologues, épidémiologistes. Mais très clairement, même si la plupart des autorités sanitaires recrutent parmi ces estimables personnes, la proximité d'un quelconque pouvoir, ici le pouvoir politique, a un effet négateur de l'esprit scientifique. D'ailleurs, l'épidémie de SARS-CoV-2 a été très peu mortelle de manière directe. Pour une grande part, ce fut grâce justement aux excellentes connaissances des médecins et biologistes et grâce à leur esprit scientifique qui remet en cause les idées reçues, les assertions fausses et va chercher la réalité. Sans eux, les autorités sanitaires nous auraient massacré.

De cette mise au point, on comprendra qu'il est presque impossible de mettre en cause un seul membre des autorités sanitaires sans commettre une profonde injustice. Prenons le cas du Pr Delfraissy, le président du Conseil scientifique responsable de la plupart des errements du pouvoir politique en France dans le traitement de l'épidémie. Le taxer personnellement d'ignorance serait une bouffonnerie révoltante. Alors qu'il a soutenu le confinement de Mars 2020, poussé toutes les terribles mesures de distanciation sociale prises depuis, appelé publiquement et personnellement au reconfinement depuis au moins le mois de Juin 2020, le Pr Delfraissy avec quelques confrères, dont certains du Conseil scientifique, publie un article dans le journal médical The Lancet [1] dans lequel il condamne l'inefficacité du confinement, appelant à ne plus appliquer cette mesure. Trois semaines plus tard, son conseil scientifique recommande un troisième confinement général ... On voit que le problème de l'ignorance abyssale des autorités sanitaires ne trouve pas sa source dans des individualités.

Cela rend le problème de la critique de la politique sanitaire encore plus compliquée, puisque, nous autres les sceptiques, savons qu'en général "ils" savent.

Même démenties par les faits, les autorités sanitaires actionnent les décisions politiques qui deviennent arbitraires

C'est une constante dans l'affaire du SARS-CoV-2. Même quand une assertion sanitaire est fausse, même démontrée fausse par les faits, elle n'est pas d'abord démentie par les autorités sanitaires. Celles-ci font une reconnaissance quand le public a déjà oublié le problème. Dans certains cas, l'assertion fausse est tout simplement abandonnée sans tambour ni trompette. Ainsi de l'assertion que les surfaces de contact pouvaient être une source dangereuse de contaminations. Aux USA, une fédération d'instituts, les CDC éditent des guides de santé public. Au mois d'Avril 2020, les CDC alertent sur le danger de la contamination des surfaces par le coronavirus et exigent que tout soit mis en oeuvre pour les décontaminer. En Avril 2021, les DCD publient sans rien dire une nouvelle norme : les surfaces contaminées ne sont pas contaminantes et aucune mesure de décontamination ne doit être prise [2].

Sur l'assertion fausse de l'origine zoonotique du SARS-CoV-2, on se souvient que le Pr Montagnier, Prix Nobel de Médecine avait été grossièrement insulté par de nombreux membres des autorités sanitaires (Inserm et Pasteur notamment) parce qu'il avait montré dès le mois de Mars 2020 pourquoi l'hypothèse d'une origine artificielle du SARS-CoV-2 était possible [3]. Or, depuis le mois de décembre 2020, même l'OMS a averti que l'origine artificielle du SARS-CoV-2 n'était pas exclue et que le passage par le pangolin n'était pas possible [4].

Or, dans la plupart des pays occidentaux, les politiciens sont particulièrement fiers d'affirmer que leurs décisions politiques sont "guidées par la Science". C'est une sorte de "prétention" clairement assumée par Macron en France, Johnson au Royaume-Uni, Merkel en Allemagne, ou Trump et Biden aux USA. Ainsi, si Macron a Delfraissy, Johnson a Witthy et Valance, Merkel a Drosten et Trump - Biden ont Fauci. La même curiosité existe en Belgique, en Italie ou en Espagne. Cette curiosité est complètement ignorée dans d'autres pays comme la Chine où les scientifiques obéissent au pouvoir politique et non l'inverse.

Mais la bizarrerie se poursuit en ce que manifestement, à l'usage, la confiance des politiciens dans la "Science" qu'ils ont nommée dans leurs "conseils scientifiques" semble s'éroder sans jamais ni s'annuler ni s'inverser en méfiance. Au contraire, il semble que lorsque une sorte de surprise ou de défiance semble s'instaurer de la part du pouvoir politique, la "Science" installée dans les "conseils scientifiques" exécute une manoeuvre obscure qui assure la permanence de son "autorité" sur le politique.

Ainsi, harcelé par la "Science" dès le mois d'Octobre 2020 pour reconfiner, Macron résiste, puis laisse même filtrer dans la presse des signes de défiance. Ainsi, on apprend qu'il se met à lire les études scientifiques sur l'épidémie avant de rencontrer son "conseil scientifique" et qu'il ne faut plus "lui en compter" [5]. C'est à ce moment là que Véran, son sinistre de la Santé, a déclaré "in petto" que peut être on ne confinerait jamais plus [6]. C'est aussi à ce moment là que Delfraissy publie son article critique de la distanciation sociale dans The Lancet (voir plus haut).

A cette époque aussi, on remarque la brusque disparition des médias de Jérôme Salomon qui partageait les écrans avec Véran. Salomon, Directeur Général de la Santé, était l'un des covidocrates les plus en pointe dans la stratégie sanitaire. Il s'était chargé depuis Mars 2020 de terroriser les braves gens au Journal TV du 20H en égrenant le nombre de morts et le nombre d'infectés. Mais, dans l'intervalle, un puissant groupe de sanitaristes qui possède l'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris derrière Anne Hildago et son Directeur Général, Martin Hirsch, est passé à l'offensive, menaçant d'euthanasier les patients dans les couloirs saturés des réanimations [7].

La décision de Macron du 28 Mars 2021 de reconfiner la France semble donc bien dictée par cette bronca ahurissante de sanitaristes hystériques. "Il faut bien que je les suive puisque je suis leur chef " semble sussurer Macron. Très clairement, pour ses raisons variées, le pouvoir politique est donc très clairement actionné par le pouvoir sanitariste. La même chose se voit partout aux USA, en Allemagne, en Italie. On remarque cependant, que les contraintes de ce nouveau confinement sont loin d'être aussi sévères que celles du premier confinement du 18 mars 2020. Le coût politique, économique et social en sera donc probablement moins lourd. Mais, à cause de la durée de l'épidémie dont on ne voit pas la fin, ce coût sera énorme. Bien au-delà des 424 milliards annoncés [8].

Le résultat pratique de cette étrange collaboration entre la Science dévoyée par les autorités sanitaires et la politique, c'est que les décisions politiques basées sur des assertions sanitaires fausses deviennent nécessairement arbitraires, quelque soit le régime légal ou réglementaire. Réunir ou non le Parlement n'a plus aucune signification et ne fournit aucune justification à ces décisions irrémédiables.

La dictature qui a besoin du mensonge pour croître se caractérise justement par des décisions politiques arbitraires

Il faut nous résoudre à qualifier le régime politique dans lequel nous vivons : il s'agit d'une dictature parce que c'est en dictature que l'on rencontre des décisions politiques qui sont fondées seulement sur le bon plaisir du dictateur. Ces décisions sont contraires à la volonté du peuple, néfastes à son intérêt et prises contre lui.

Certains constatant que le Parlement ne se réunit pas pour débattre de "l'urgence sanitaire" et des mesures sanitaires à prendre, en déduisent qu'il y aurait un déficit de démocratie parce que ces décisions sont prises par l'exécutif avec son Administration. Ces démocrates pointilleux imaginent qu'une loi discutée par le Parlement contre la volonté du peuple, contre son intérêt et contre son existence même serait encore légitime. Mais c'est confondre la réalité politique avec l'apparence de la légalité. Même votée par le Parlement, une loi inique, fondée sur des assertions fausses, est une loi illégitime, souvent illégale elle-même, si elle enfreint les règles constitutionnelles.

Faut-il accuser le régime macronien de tendance dictatoriale ? La réponse est "pourquoi pas". Mais, la chronologie est contre cette opinion. Le régime macronien a été stupéfait par l'épidémie qu'il n'attendait pas le moins du monde, épidémie contre laquelle il était totalement désarmé. Malheureusement pour lui, les autorités sanitaires étaient prêtes elles. Emprisonnées dans l'Etat, ces autorités sanitaires sont en fait depuis le début de l'épidémie un dictateur sans mains, mais pas sans appétits. Et ses mains, il les emprunte au pouvoir exécutif auquel l'Administration pourtant devrait rester obéissante.

C'est toute la tromperie de la politique appuyée sur la Science qui est illustrée ici.

Quels sont les objectifs des autorités sanitaires ?

Très clairement, la catastrophe sanitaire rend les autorités sanitaires indispensables à l'Etat. Plus rien ne peut se passer dans l'Etat sans que les autroités sanitaires ne soient saisies et ne se soient prononcées. C'est clairement le sommet du bonheur administratif : obliger le pouvoir exécutif à ne pas pouvoir se passer de lui. quelqu'en soit le prix a déclaré Macron le Superbe. Nous le paierons donc.

Mais, les autorités sanitaires voient certainement plus loin. Pourquoi ? Parce que, partout en Occident américanisé, toutes les autorités sanitaires prennent les mêmes positions suicidaires, posent les mêmes assertions sanitaires fausses. Veulent elles établir un Ordre Sanitaire Occidental qui régenterait l'ensemble des activités humaines ? Pourquoi pas. Elles auraient tort de ne pas essayer de s'imposer.

Le pouvoir politique s'est laissé manipuler par son Administration parce qu'il s'en moque

... et parce qu'il ne sait pas faire autrement.

Restons un instant strictement franco-français. Le Président de la République est un fonctionnaire en détachement. Son prédecesseur aussi. Son successeur le sera probablement, surtout s'il se représente ... La plupart des ministres, y compris le premier, sont eux-aussi de hauts fonctionnaires, parfois déguisés en élus locaux ... Il n'y a même plus influence de l'Administration sur la classe politique. En France, c'est une seule et même classe. C'est la raison pour laquelle j'ai affirmé que le pouvoir politique s'est laissé manipuler par son Administration à l'insu de son plein gré.

Mais, la remarque est de portée bien plus large que de la seule administration sanitaire. C'est ce qui fait dire à des commentateurs politiques acides que la République n'est plus gouvernée, elle est administrée. Et cela à des conséquences catastrophiques sur la République et sur la démocratie. La France n'est plus ni l'une, ni l'autre. Dans la période de la crise de la Covid, la suspension du Parlement n'a été qu'une mesure formelle. Il y a lontemps que le Parlement en France n'a plus qu'un rôle formel. Parfois, il se rebiffe et exige le retour de son autorité. "On" va la lui concéder pour des actes "décoratifs" sur l'égalité homme-femme, ou des choses de ce genre qui amusent les médias pendant quelques heures. Il s'agit bien entendu d'une parodie de république parlementaire et, pour la crise épidémique, la classe politique a demandé au Parlement de voter sa mise à l'écart, ce qu'il a fait bien volontiers. Dans l'indifférence générale.

Cette collusion entre la classe politique et l'Administration ne va pas sans quelques heurts. Et même sans quelques manipulations. Ainsi de la crise de mars 2021 fabriquée par l'administration qu'est l'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris. Cette Administration est présidée par une politicienne, Anne Hidalgo, parce qu'elle est Maire de Paris. Et elle est aussi candidate quasi-déclarée à la Présidence de la république en 2022. Très clairement, le terrorisme sanitaire de l'AP-HP décrit ci-dessus a un objectif politique clair : nuire autant que possible au bilan du régime macronien pour rendre plus attractif la candidature de Mme Hidalgo. Et quoi de mieux qu'un troisième confinement !

C'est la raison pour laquelle Macron a été politiquement contraint de déclarer un troisième confinement pour ne pas ouvrir la voie aux critiques de Mme Hidalgo si, par hasard, l'AP-HP se déclarait "surchargée de covideux mourants dans les couloirs", ce que ses fonctionnaires ont déjà organisé dès le mois d'Avril 2020 en supprimant des lits de réanimation, de concert il faut le dire avec le gouvernement macronien qui cherchait à ne pas varier sur le cap de réduction des dépenses de santé. Mais, pour ne pas trop alourdir son bilan social et économique, ce qui est le but du terrorisme de l'AP-HP, Macron a décidé d'un bizarre confinement très allégé. Son "allégement" suffira-t'il à lui éviter la fureur des français constatant le résultat politique, économique et social ruineux de sa gestion de la pandémie ? Rien n'est moins sûr. Le "en-même-temps" macronien conduit le plus souvent à ce genre de catastrophe bilanciel ... Maintenant si c'est pour faire triompher Mme Hidalgo, nous aurons toujours l'AP-HP aux commandes ...Et une AP-HP qui demandera à Hidalgo : "qui t'as fait roi ..."

Mais le problème de la fusion de la classe politique avec la classe des hauts fonctionnaires est encore compliqué par un autre problème : la fusion des intérêts de la haute administration avec ceux de la haute finance et industrie. Il est habituel depuis cinquante ans de "dénoncer" le "pantouflage des hauts fonctionnaires" dans le privé ... Ce n'est plus du pantouflage aujourd'hui. C'est du rachat d'actif ...

Qu'a t'on observé dans l'attribution des marchés de vaccination contre la Covid ?

Tout remonte à Bruxelles dans une agence européenne du médicament. Cette dernière est dirigée depuis peu par une salariée de la Fédération européenne des industries pharmaceutiques. Son Agence ne dispose d'aucun moyen technique pour mener la moindre analyse de toxicité ou même de pharmacovigilance sur quelque médicament que ce soit. Elle dispose d'équipes d'experts aux liens d'intérêt douteux et qui se contentent de relire les dossiers techniques des fabricants de médicaments et qui, sur cette seule base, délivrent des autorisations de grades variés. Pour relire des dossiers de 3.000 pages, elle a besoin de 5 jours (cas du vaccin Pfizer).

La décision d'autoriser ou non un vaccin est donc indirectement sous-traitée à l'industrie pharmaceutique. Si les politiciens sont d'anciens hauts fonctionnaires, les hauts fonctionnaires sont d'anciens salariés des pharmacies. Et tout le système occidental fonctionne de la sorte. Il en est ainsi en Allemagne, en Italie, aux USA, ... partout.

C'est ainsi que l'autorité politique s'est laissé manoeuvrée non seulement par son administration, mais surtout par l'industrie privée. Dans le ravissement général. Ils s'en moquent.

Le réveil sera terrible. Pour nous ...

L'opinion publique trompée a accueilli la dictature avec soulagement

Un autre fait attise les alarmes.

L'opinion publique a accueillie la dictature sanitaire comme on accueille toutes les dictatures. Avec soulagement.

Bien préparée par la presse lourde entièrement achetée par la covidocratie, l'opinion publique a été terrorisée par le récit fabriqué de l'épidémie. Craignant pour sa vie, l'opinion publique est prête à tous les abandons. Si quelques individus ne décolèrent pas des privations de liberté - c'est seulement pour déplorer qu'ils ne peuvent pas boire un verre de rosé sur une plage de Méditérannée - l'immense majorité des gens obéissent docilement aux instructions des autorités politiques. Et leur docilité est directement proportionnelle à l'absurdité de la mesure sanitaire qui leur est imposée.

C'est exactement le schéma mental suivi par les dictatures précédentes des années 20 et 30 en Europe. Et, si en ces temps là, c'était la peur de la misère qui activait la soumission des gens, c'est aujourd'hui une peur bien plus efficace. "Ils" ont peur de mourir et préfèrent vivre esclaves que mourir libres.

Le consentement à la dictature est manifeste dans la population. Elle s'est soumise massivement à tous les couvre-feux, quarantaines, confinements qu'on a voulu. Elle a admis d'être mise au chômage, ses commerces fermés, ses services de santé fermés pour laisser la place à la Covid. Elle a même admis que ses vacances soient annulées. Elle a admis de ne pas avoir de médicament. Elle a accepté la piqure de Rivotril dans les maisons de retraite. Elle a admis l'interdiction de réunions ou de déplacements. Elle a admis les masques et le gel hydroalcoolique.

La population a tout accepté dès lors que c'était absurde. Mais cela avait un tel air d'administration indiscutable ! Il faut reconnaître que la police s'est couverte de "gloire" pour faire respecter les mesures politiques imposées par la dictature. Son rôle s'est surtout bornée à collecter des millions d'amendes à 135 Euros et au-delà. Il faudra savoir s'en souvenir. Est-ce que, dans une république, la perception de taxes est du ressort de la police ? Mais, elle n'a pas fait que cela. Elle a arrêté un grand-père encore amoureux et qui venait s'asseoir sous la fenêtre de sa femme, enfermée dans un EHPAD confiné dans une mesure sanitaire absolument criminelle.

Dernièrement, il a fallu assister à des comédies grotesques mettant en scène la frénésie du public manipulé à obtenir une vaccination avec des produits inconnus dont toutes les études sérieuses soulignent les dangers à court, moyen et long terme. Et la vraisemblable inefficacité contre l'épidémie. La presse lourde nous a abreuvé d'histoires de grand-mères prêtes à se vendre pour une piqure de Pfizer et le droit - croyaient-elles - d'embrasser leurs petits-enfants. Mais le moyen de résister à la crainte d'être marqué de l'étoile jaune de l'anti-vax.

Nous ne sortirons pas de la dictature en regardant les média, ni en attendant le prochain report des élections

La première chose à bien saisir, c'est que la dictature dans laquelle nous vivons maintenant n'est pas plus sanitaire qu'autre chose. Le sanitarisme n'est qu'un prétexte absurde à des mesures absurdes contre lesquelles la raison aurait dû suffir. Ce n'est plus le moment.

Les protestations raisonnables ne seront donc pas plus efficaces. Elles sont parfaitement inutiles sauf à dégrader le crédit social des protestataires [9]. Et la presse lourde fera ce qu'il faut pour passer l'envie de protester.

Attendre les prochaines élections ? D'accord. Mais pour élire quel haut fonctionnaire ?

Certains imaginent même qu'il suffira de ne pas voter pour une personnalité qui aurait été fonctionnaire. Par exemple, pour les présidentielles de 2020, ce sera difficile. Mais, on sait déjà qu'il est probable que Mme Le Pen - qui n'a jamais été fonctionnaire et n'a plus aucune chance de le devenir - sera candidate. Croyez-vous un seul instant qu'elle secouera le joug de la Haute Administration ? Il est possible qu'elle ne se tourne pas vers la Rue de ségur. Mais, il est certain qu'elle sera chez elle Place Beauvau.

D'autant que, pour organiser des élections, le régime a maintenant le droit de les reporter. Quand il veut. Et dire que certains imaginent qu'il n'aurait ce droit qu'une fois ...

Pour secouer notre dictature si chaleureuse, faudra-t'il donc attendre un homme providentiel ? On a déjà eu Macron ! Une révolution ? C'est très fatigant et il faut l'arrêter avec les départs en vacances. Une invasion militaire. Qui voudrait envahir un pays ruiné ? Une autre voie serait l'effondrement naturel des structures politiques, économiques et sociales provoqué par le mensonge des experts, de l'administration et du politique.


Notes

[1] Lire JF Delfraissy et al., "Immune evasion means we need a new COVID-19 social contract", Lancet Public Health 2021 Published Online February 18, 2021 https://doi.org/10.1016/ S2468-2667(21)00036-0. On peut y lire (trad.):

Cette fois, il est temps d'abandonner les approches ... qui imaginent des citoyens attendant patiemment le renforcement des unités de soins intensifs, l'effet de la vaccination complète et l'a réussite de l'immunité collective. Les populations ont été relativement complaisantes, mais leurs doutes ou leurs méfiances sont visibles dans les protestations de plusieurs pays. L'impact du confinement général sur des économies entières a été dévastateur avec des effets encore pires à venir.

Cet article est resté sans aucun écho dans la presse lourde et le grand public ignore son existence. Un mois plus tard, le Conseil scientifique dirigé par Delfraissy recommandait un nouveau confinement général décidé le 29 mars 2021.

[2] L'information est révélée par l'économiste Jeffrey Tucker dans un article publié le 12 avril 2021 sur le Think Tank AEIR. Il écrit (trad.) :

La terreur démoniaque au sujet des surfaces et des salles n'est pas seulement le fruit d'imaginations trop fertiles ; elle est aussi recommandée et même rendue obligatoire par le CDC. Il a offert une énorme page d'instructions sur la nécessité de tout craindre, tout frotter et tout asperger de décontaminants (copie de la Directive des CDC sur https://web.archive.org/web/20210404135504/https://www.cdc.gov/coronavirus/2019-ncov/community/disinfecting-building-facility.html?CDC_AA_refVal=https%3A%2F%2Fwww.cdc.gov%2Fcoronavirus%2F2019-ncov%2Fcommunity%2Freopen-guidance.html. Le 5 avril, cependant, la page du CDC a été remplacée sur leur site par un jeu d'instructions très simplifiées qui contiennent une note très discrète : "Dans la plupart des situations, le risque d'infection en touchant une surface est très faible" (Lire https://www.cdc.gov/coronavirus/2019-ncov/more/science-and-research/surface-transmission.html).

[3] Le premier article de Montagnier est signé par son collaborateur, Jean-Claude PEREZ, WUHAN COVID-19 SYNTHETIC ORIGINS AND EVOLUTION, Février 2020, Grantalaya Edit. Perez publie ensuite Wuhan COVID-19 and SARS Coronaviruses Genomics Fractal Metastructures Evolution and Partially Synthetic Origins, https://www.researchgate.net/publication/339875307. En Mars 2020. Montagnier donne un entretien EXCLUSIF - La thèse d'un virus manipulé échappé d'un laboratoire chinois : le pavé dans la mare du Pr Luc Montagnier, sur la Revue professionnelle pourquoidocteur.fr - 16.04.2020. Un exemple des torchons publiés par la presse lourde est "Le lent naufrage scientifique du Professeur Luc Montagnier", Le Figaro - 2020-04-17. De nombreux auteurs ont travaillé dans le sens de Montagnier et de Perez comme Lyons-Weiler, Pradhan, Tritto, L-M Yan, Steven Quay ou encore Rossana Segreto, dont on peut lire le récent article : Segreto, R., & Deigin, Y. (2021). The genetic structure of SARS-CoV-2 does not rule out a laboratory origin. BioEssays, 43, e2000240. https://doi.org/10.1002/bies.202000240.

[4] Lors de la présentation publique du rapport de l'équipe d'experts OMS envoyés à Wuhan, rapport co-écrit par des représentants chinois qui ont contrôlés le rapport, le Directeur de l'OMS a clairement indiqué que l'origine artificielle du coronavirus n'était pas exclue, que l'animal de transfert du coronavirus à l'homme était à rechercher et que si l'épidémie provenait hors de Chine comme le prétendent les Chinois par des produits surgelés, des preuves sont à collecter. Lire son Message : WHO Director-General's remarks at the Member State Briefing on the report of the international team studying the origins of SARS-CoV-2, du 30 mars 2021.

[5] Lire par exemple Le Canard Enchaîné révèle la position de Macron quant à un troisième reconfinement, sur Sputnik France, 2021-02-11.

[6] Lire par exemple "Covid-19 : "Il est possible qu'on ne soit jamais reconfinés", assure Olivier Véran", dans Le Figaro, 2021-02-09.

[7] Lire EXCLUSIF. L'alerte de 41 directeurs de crise de l'AP-HP : "Nous serons contraints de faire un tri des patients", le 27 mars 2021 dans le JDD.

[8] "Pour lutter contre cette crise sanitaire, le gouvernement prévoit de consacrer la somme astronomique de 424 milliards d'euros entre 2020, 2021 et 2022." Le Figaro, 424 milliards d'euros, la facture astronomique du Covid-19 pour la France - 2021-04-13.

[9] Peu avant le déclenchement de l'épidémie, la Chine a instauré un système universel de crédit social. Elle a quadrillé la vie publique et aussi la vie privée de capteurs des moindres faits et gestes de sa population. Caméras vidéos, capteurs d'empreintes digitales, enregistrement des GPS et des téléphones portables, connexions Internet, etc. Des policiers, mais aussi des applications d'intelligence artificielle, attribuent des notes à chaque action sociale captée et cette note, si elle est positive, crédite votre crédit social et le débite sinon. Le résultat ? Quand vous vous présentez à votre agence de voyages pour prendre deux billets pour une visite d'agrément à Rome, si votre crédit social est insuffisant, les billets vous sont refusés. Lorsque vous entrez votre carte de crédit dans une machine de paiement, votre paiement est refusé pour la même raison.

Nous sommes loin encore d'un tel système. Mais, très clairement, beaucoup de fichiers déjà interconnectés (fisc, police routière, santé, scolarité, ...) pourraient permettre très vite une telle chose. Et le prétendu passeport vaccinal n'est jamais qu'un élément de crédit social : si vous êtes vacciné, vous avez le droit d'entrer dans un restaurant, non sinon. La dictature n'a plus rien d'étonnant de nos jours. Sur un sujet proche, l'Ile Saint-Vincent qui appartient à la Couronne britannique, est actuellement le lieu d'une éruption volcanique que l'on craint explosive. Il faut évacuer la population. Seuls les individus porteurs d'un passeport vaccinal sont évacués ...



Revue C-Politix
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