Note de lecture : SARS–CoV–2 Spike Impairs DNA Damage Repair and Inhibits V(D)J Recombination In Vitro (1)

Philippe Brindet - 21 Novembre 2021

Deux biologistes chinois Hui Jiang et Ya-Fang Mei travaillant dans les laboratoires d'une université suédoise ont fait une remarquable avancée dans la connaissance des outils d'agression de SARS-CoV-2.

L'article de Jiang et Mei apporte plusieurs informations capitales :

  • SARS-CoV-2 attaque le noyau de cellules infectées et intervient dans le mécanisme génétique de l'ADN humain ;
  • la plus grande partie de cette agression est exécutée par la protéine de pointe S qui confirme son statut de pathogène essentiel alors que la majorité des scientifiques estime que son rôle essentiel serait la seule fonction d'accrochage aux récepteurs ACE2 du cytoplasme des cellules dont il ouvre la voie d'infection ;

L'article donne de très nombreuses informations scientifiques essentielles pour comprendre l'action de SARS-CoV-2 au niveau cellulaire. Les auteurs notent :
As two critical host surveillance systems, the immune and DNA repair systems are the primary systems that higher organisms rely on for defense against diverse threats and tissue homeostasis. Emerging evidence indicates that these two systems are interdependent, especially during lymphocyte development and maturation [7]. As one of the major doublestrand DNA break (DSB) repair pathways, non-homologous end joining (NHEJ) repair plays a critical role in lymphocyte–specific recombination–activating gene endonuclease (RAG) –mediated V(D)J recombination, which results in a highly diverse repertoire of antibodies in B cell and T cell receptors (TCRs) in T cells [8]. En tant que deux systèmes critiques de surveillance de l'hôte, les systèmes immunitaire et de réparation de l'ADN sont les principaux systèmes sur lesquels les organismes supérieurs s'appuient pour se défendre contre diverses menaces et l'homéostasie tissulaire. De nouvelles preuves indiquent que ces deux systèmes sont interdépendants, en particulier pendant le développement et la maturation des lymphocytes [7]. En tant que l'une des principales voies de réparation de la rupture de l'ADN double brin (DSB), la réparation par jonction d'extrémités non homologues (NHEJ) joue un rôle essentiel dans la recombinaison V(D)J médiée par l'endonucléase (RAG) spécifique des lymphocytes, ce qui entraîne une variété très diversifiée d'anticorps comme les cellules B et les récepteurs des cellules T (TCR) [8].

Ces deux mécanismes interdépendants semblent essentiels pour comprendre la Covid-19. Les auteurs donnent un exemple :
>For example, loss of function of key DNA repair proteins such as ATM, DNA–PKcs, 53BP1, et al., leads to defects in the NHEJ repair which inhibit the production of functional B and T cells, leading to immunodeficiency [7,9–11]. Par exemple, la perte de fonction de protéines clés de réparation de l'ADN telles que ATM, DNA-PKcs, 53BP1, et al., conduit à des défauts dans la réparation NHEJ qui inhibent la production de cellules B et T fonctionnelles, entraînant une immunodéficience [7,9 –11].

Cet exemple donné par Jiang et Mei rapelle que Montagnier [1] avait dès le mois de Février 2020 mis en évidence la présence dans le génome de la souche originelle Wuhan-1 de SARS-CoV-2 de certains codons responsables de l'immunodéficience acquise. Montagnier avait même trouvé ainsi six insertions qui reprenaient de telles fonctions de diverses souches du VIH [2].

Une autre information est elle aussi essentielle. Certains sanitaristes, parfois même médecins, estiment que les personnes immunodéprimées sont à risque face à la Covid-19. Le mécanisme d'inhibition du mode de réparation de l'ADN par la protéine de pointe devrait les "rassurer" sur ce point. Les "non" immunodéprimés sont exactement à "égalité" avec les immunodéprimés : le SARS-CoV-2 engendre lui-même une immunodéficience qui rend caduque les précautions vaccinales destinées aux immunodéprimés ...

Une dernière remarque. Plusieurs scientifiques, ostracisés depuis par décision des élites qui ont préparé et mis en place la crise sanitaire, ont émis des opinions selon lesquelles, notamment, le vaccin pourrait intervenir dans le génome humain. Parmi ces scientifiques, on peut citer l'infectiologue Christian Perronne [3], la généticienne Alexandra Hanrion-Caude [4] ou le virologue Christian Vélot [5]. La réaction calomniatrice, relayée abondamment par les médias auprès du grand public, a été que ces opinions contestatrices étaient caractéristiques d'une ignorance crasse [6] de la part de ces scientifiques bannis.

Aucun des mécanismes biologiques évoqués par ces scientifiques bannis n'est actuellement illustré par l'article de Jiung et Mei. Mais ces derniers en démontrent d'autres qui n'engagent pas l'ARNm vaccinal, mais directement la protéine de pointe S reconstruite par les ribosomes des cellules infectées aussi bien à partir de l'ARNm du vaccin que par l'ARNm des virions infectants. mais aussi par les protéines non structurantes nspi codées par les ORF1a et ORF1b, qui forment la majorité des bases du génome de SARS-CoV-2 (et qui ne seraient pas synthétisées par le vaccin).

L'idée que les vaccins COVID, qu'ils soient à ARMm aussi bien qu'à ADN par virus vecteur, interviendraient sur le génome humain est largement validée par les deux mécanismes décrits dans l'article de Jiung et Mei, même si et parce que ils décrivent une action directe de la protéine S synthétisée par les ribosomes de la cellule infectée sur le noyau de la cellule infectée, puis sur les mécanismes de réparation des chromosomes humains d'une part puis du mécanisme V(D)J d'action des chromosomes humains sur les mécanismes de l'immunogénèse.

Nous poursuivrons la lecture de l'article de Jiang et Mei.


Notes

[1] Lire :

  • Montagnier L et al. COVID-19, SARS AND BATS CORONAVIRUSES GENOMES PECULIAR HOMOLOGOUS RNA SEQUENCES
  • Perez J, Wuhan COVID-19 and SARS CoronavirusesGenomics Fractal Metastructures Evolution and Partially Synthetic Origins, qui indique :
    Finally, we ask ourselves the question of a possible artificial origin of this genome, in particular because of the presence of fragments of HIV1, HIV2 and SIV retroviruses. Enfin, nous nous posons la question d'une éventuelle origine artificielle de ce génome, notamment du fait de la présence de fragments de rétrovirus HIV1, HIV2 et SIV.

[2] On a retenu la vindicte effarante que les découvertes de Montagnier et Perez ont soulevé. L'indien Pradhan qui faisait à peu près la même découverte, a subi le même ostracisme. On pourra lire :

Contre Montagnier, un torrent d'absurdités a été produit par les fact-checkers les plus ignorants, qui s'appuyaient sur de prétendus scientifiques qui tentaient d'imposer la fausse information d'une origine "naturelle" de SARS-CoV-2. On pourra lire dans ce spectre d'absurdités : Virus fabriqué, vaccin mortel: ces affirmations du Pr Montagnier sont inexactes de AFP-Factuel, subventionné par Facebook, paru le 26 août 2020, dans lequel il n'y a pas une seule donnée exacte, essentiellement à cause des prétendus "scientifiques" interrogés.

[3] Dans un rapport d'expertise rendu pour une Cour de justice canadienne le 5 mai 2021, Christian Perronne déclare :

[...] nos cellules humaines contiennent depuis la nuit des temps des rétrovirus dits « endogènes » intégrés dans l’ADN de nos chromosomes. Ces rétrovirus « domestiqués » qui nous habitent sont habituellement inoffensifs (contrairement au VIH, rétrovirus du sida par exemple), mais ils peuvent produire une enzyme, la transcriptase inverse, capable de transcrire à l’envers, de l’ARN vers l’ADN. Ainsi un ARN étranger à notre corps et administré par injection pourrait coder pour de l’ADN, tout aussi étranger, qui peut alors s’intégrer dans nos chromosomes. (page 57/89)

[4] Pour référencer les opinions de Madame Henrion-Caude, il y a surtout des fragments de vidéo ou des articles majoritairement calomniateurs qui devraient faire honte à leurs auteurs et à leurs lecteurs.

[5] On peut lire de Christian Vélot :

[6] Il existe des dizaines d'articles dans la "grande"presse pour calomnier les contestataires comme Perronne, Vélot ou Henrion-Caude. On peut se limiter à :

  • Christian Perronne : “les personnes vaccinées sont dangereuses pour les autres”, Factandfurious, 18 août 2021 : l'auteur est un retraité des armées sans aucune formation en quoi que ce soit mais fortement prébendé par des ONGs qui établissent un réseau répétitif de fact-checking calomniateur et erronné ;
  • Les vaccins à ARN messager ne modifient pas l’ADN de nos cellules, Le Monde, 15 décembre 2020 : la rubrique est entièrement dans les mains de l'industrie financière, Facebook, Google et Fondation Bill & Melinda Gartes. Les rédacteurs se livrent à une propagande ahurissante contre toute constestation de la propagande de l'industrie financière.
  • Les vaccins qui laissent "la voie libre aux variants" : attention aux erreurs contenues dans cette vidéo de Christian Vélot, par AFP Factuel le 30 juuillet 2021 : il s'agit là aussi d'une officine obscure, hébergée à l'AFP appartenant à l'Etat macronien, et largement contrôlée par l'industrie financière dans le mouvement de propagande désigné par le factchecking.

  • Revue C-Politix (c) 21 Novembre 2021