Vivons-nous la fin du progressisme occidental ? Quelques observationsLa montée fulgurante du progressismeLes années 1990 à 2010 environ ont déroulé l'extinction de la social-démocratie et de son avatar américanisé du libéral-socialisme d'un Tony Blair ou d'un Strauss-Kahn. Mais, ils ont été remplacé par un progressisme qui s'appuyait encore davantage sur un "centre", avec l'idéologie fumeuse du "ni-droite-ni-gauche". En fait, le progressisme est surtout "de gauche", essentiellement parce que "la gauche" a compris que le socialisme était mort et que le progressisme devait vitalement devenir sa maison de retraite, pour lui éviter le cimetière immédiat. Comme les politiciens sans vergogne qui occupent l'estrade "à droite" sont des traditionalistes, ils appliquent l'idéologie mortelle de la vieille droite : "pas d'ennemi à gauche". Et de ce fait, ils se retrouvent à partager le pouvoir avec la vieille gauche, ou bien par accords gouvernementaux comme en Allemagne ou en France ou bien par alternance comme au Royaume-Uni. Mais depuis les années 1980, les choses ont changé. De "leader du monde libre", les américains ont peu à peu adoptée la posture de l'Empire, un peu dictateur, un peu colonisateur. Et tout le monde, surtout en Europie, a marché d'un même pas. Dans les années 90, les américains sont devenus soudainement l'Etat le plus endetté du monde alors que, quelques mois auparavent, ils n'apparaissaient pas même dans le "Top 20". Les américains ont alors imposé à leurs vassaux les plus proches une politique très simple : destruction du travail, destruction de l'agriculture, destruction de l'industrie. L'Empire américain a imposé la destruction de la culture, de l'enseignement, de la Justice. Ils ont imposé la destruction de la nation dans ce qu'elle est "un peuple", "une terre", "une langue", "un futur partagé". L'une des armes des américains a été l'idéologie de l'immigration à outrance qui a été acceptée par leurs vassaux au-delà des espérances des "yankees". Un nouveau mouvement, d'abord "universitaire", puis général à l'agglomérat qui sert de société aux américains et à leurs vassaux, s'est alors développé : le wokisme. Essentiellement le wokisme agglomère aujourd'hui tout ce qui permet à l'Empire américain de conserver l'hégémonie sur ses vassaux. D'abord, parce qu'il est la soumission des peuples occidentaux aux minorités, le wokisme a détruit et la République et la démocratie parce que l'une est fondée sur la Loi et l'autre sur la majorité, alors que le wokisme impose 'les droits' et la tyrannie des 'minorités'. Et tous se sont soumis en quelques années au progressisme woke, du moins dans l'Empire américain qui est devenu subitement l'Empire du Mal, sous les acclamations des européens et de bien d'autres. Mais aussi sous les quolibets du reste du monde : Chine, Inde, Indonésie, Moyen-Orient, Afrique, Russie, ... Les trois-quart de l'humanité ... Assistons-nous à un coup d'arrêt du wokisme ?La plupart des peuples occidentaux sont maintenant fortement polarisés entre des minorités progressistes, souvent ennemies entre elles et qui, heureusement pour nous, ne parviennent pas toujours à atteindre "la convergence des luttes" et une majorité silencieuse, parfois hésitante, mais largement convaincue de l'échec complet du progressisme, fut-il "woke". Plusieurs partis politiques souvent de droite, mais parfois de gauche, ont compris que les thèmes principaux du progressisme "woke", particulièrement celui de l'"immigrationisme" forcenée, ne fonctionnaient plus et qu'il était possible de résister au progressisme ambiant. En France, la majorité des électeurs est convaincue de la nocivité de l'immigration ou du moins dans l'état dans lequel l'occident américanisé se trouve avec cette immigration massive. Le constat est identique en Europe et aux Etats-Unis. Les mouvements politiques sont maintenant bien convaincus au sujet de l'immigration. On peut citer "Reform" en RU, "AfD" en Allemagne, "Rassemblement National" en France, .. Ces partis sont aux portes du pouvoir et pourraient, à échéance de un an, gagner des élections générales. Aux Etats-Unis, le mouvement populaire contre le "wokisme" en général et contre l'immigrationisme en particulier est probablement devenu majoritaire. Depuis un an à 6 mois, de très nombreuses entreprises, y compris des universités, ont renoncé aux adhésions auxquelles elles avaient été contraintes aux alliances "DEI" (universités, ONGs) ou "ESG" (finance, entreprises commerciales). Même les mouvements "Net Zero" et autres folies du réchauffisme climatique commencent à entrer dans la suspicion populaire. C'est le cas des énergies prétendues renouvelables, le cas des véhicules électriques ou encore des chauffages domestiques à pompe à chaleur. Le succès de Donald Trump aux présidentielles US sur la championne progressiste 'woke' Kamala Harris fait imaginer un avenir radieux pour les adversaires du progressisme, dont on répète qu'ils sont majoritaires dans l'électorat et dans l'opinion. Et lors de son premier mandat, Trump qui n'avait probablement pas encore perçu le drame du progressisme occidental, avait par contre compris qu'une action résolue contre l'immigration était nécessaire. Mais, il n'avait pas compris que les chiffres de l'immigration sont une chose et l'état de l''immigrationisme" en est une autre. Il pouvait tenir avoir réussi à "limiter" les chiffres de l'immigration aux Etats-Unis. Mais, il avait en fait renforcé le parti de l'"immigrationisme" qui serrait les rangs devant l'agression "trumpienne". A t-il compris qu'il avait essuyé un échec à ce sujet ? C'est impossible, parce qu'il restait rivé l'oeil sur les statistiques de l'immigration illégale qui sont par nature fausses. Va t'il corriger le tir lors de son second mandat ? C'est une vraie question. Quel est l'avenir du progressisme "woke" ?Le second mandat de Trump augure de la disparition du progressisme woke. D'abord parce qu'il n'existe que parce que le mouvement "démocrate" américain, qui agglomère politiciens, fonctionnaires fédéraux et financiers, était au pouvoir. Mais, avoir la présidence, avoir la majorité au Parlement fédéral, ou même dans les Etats, est insuffisant pour lutter avec le mouvement démocrate. D'autant qu'un nombre élevé de "Républicains" américains sont acquis en fait au mouvement démocrate américain et donc au progressisme woke. Mais, cette fois, à la différence de son premier mandat où l'immense majorité des gens qui composaient son adminsitration étaient des progressistes woke, Trump piur son second mandat a réuni une équipe dans laquelle plusieurs personnalités sont connues pour leur opposition au progressisme woke et à ses moyens comme le Deep State. On peut citer Kennedy, Vance, Musk, ... Sera-ce suffisant pour éliminer le progressisme woke ? On peut en douter. Cependant, on remarque que, après s'être intéressée essentiellement au contexte américain - pendant une campagne présidentielle, c'est naturel - l'équipe Trump s'est tournée vers la lutte contre le progressisme "woke" en Europe. On a noté les interventions de Musk en Grande-Bretagne, en Allemagne ou en Italie. C'est donc un signe positif. L'administration Trump a compris que le progressisme était un mouvement occidental qu'il fallait traiter dans sa globalité. A défaut, le progressisme "woke" sera capable de se soutenir partout. Or, Trump est probablement incapable de comprendre les éléments d'une idéologie quelconque. Dès que une chose devient trop compliqué, il recourt à des experts qu'il contraint à se mettre d'accord. Et sur cet acord, il décide. N'importe quoi pour ce qui est d'une idéologie. Elle ne l'intéresse tout simplement pas. Or, l'équipe de Trump comporte bien des personnalités "anti-progressistes", "anti-woke" même. Mais elle comporte aussi des personnalités dont la conviction est beaucoup plus progressiste qu'on ne le croit. Ou Trump, ou quelqu'un qui contrôle Trump, a décidé d'avoir tous les "avis" dans son administration. Et ainsi entouré, il fera "du en même temps" : du woke et de l'anti-woke, du progressisme et de l'ant-progressisme, ... . Alors sincèrement espérer en Trump, alors qu'il va faire du "Macron" ... Par exemple, depuis le début de la campagne présidentielle, Trump a prétendu qu'il stopperait la guerre en Ukraine dès le premier jour de son mandat, le 20 janvier 2025 ... Or, si dans son administration, il y a des "pacifistes" comme Vance, Trump a choisi des néoconservateurs farouches adversaires de la Russie et partisans du régime de Zelinskyy, comme Gorka. Par ailleurs, le progressisme woke joue son va-tout. Il ne peut en aucun cas abandonner la guerre qu'il fait à l'occident. Et ce ne sont pas les vaticinations d'un Trump qui le fera baisser la tête. |