Guerre en Ukraine - Faits divers1 - Nouvelles du frontLa situation sur le front est assez obscure. Du côté russe, l'offensive générale se développe principalement sur Zaporijzia et, au-delà de Siversk, sur Sloviansk. De plus dans les régions de Kharkov et de Sumy, les russes mènent des occupations de poches de l'ordre du kilomètre, sans aller plus loin. Sauf peut être à la poche de Vovt'schanke où ils ont progressé à 10 kilomètres de la frontière. La situation de l'offensive russe est difficile à comprendre à Kostiantinivka, au delà de Pokrovsk, vers Dniepropetrovsk. Elle semble complètement éteinte vers Kherson La ville de Zaporijzia est toujours hors du feu russe. Mais, deux lignes d'offensive sont actives à l'Est, depuis Guliapol et au Sud, vers Zaporizia. Au centre, Orikhiv n'est pas encore menacée, même si la ville est sous le feu russe. La situation à Kupiansk, plus au nord est incertaine. La contre-offensive ukrainienne a éteint l'offensive russe, mais les russes ont à la fois repris du terrain et ont chassé les ukrainiens de la rive Est de la rivière Oskill. Et au Nord de Kupyansk, les russes semblent travailler à relier Kupyansk à Vovt'schanke, menaçant de plus en plus Kharkov. Du côté ukrainien, plusieurs contre-offensives ont permis de stopper les forces russes au moins un certain temps. C'est le cas à Guliapol, à Pokovsk, qui reste russe, à Lyman, à Kupyansk. Cependant aucune de ces conte-offensives ukrainiennes n'a été une menace pour l'armée russe qui se retire en bon ordre et, souvent reprend le terrain quelques jours ou quelques semaines plus tard. Une analyse détaillée des combats au front semble de moins en moins opportune et, d'ailleurs, le "brouillard de guerre" rend les informations incertaines. Comme aucune information ne concerne une avancée majeure d'un camp ou de l'autre, détailler les combats au jour le jour n'a pas grand intérêt. Tout autre est le récit des bombardements aériens menés par l'un et l'autre camp. Les raids russes sont 3 ou 4 fois plus importants que les raids ukrainiens, et leurs fréquences est double chez les russes. De ce fait, les destructions des ressources militaro-industriels sont énormes en Ukraine.. Mais, elles commencent à devenir très notables en Russie. Les Russes ont tiré un second missile Oreshnik dans la région de Lvov. Les dommages sont certainement importants. Mais la cible est inconnue ou confondue avec d'autres cibles par drones ou missiles balistiques Iskander. On parle d'une réserve de gaz et d'un centre d'armement et de stockage de munition. Il est très probable que ces deux centres ont été détruits. Mais est-ce par l'Oreshnik ou un autre vecteur ? Les bombardements russes se concentrent sur des objectifs militaires proprement dits : concentration de troupes, batteries anti-aériennes, sites de lancement de missiles ou de drones. Mais aussi sur des centres logistiques : chemins de fer, installation porturaires dans la région d'Odessa, ainsi que les usines d'armement. 2 - Agitations occidentalesFurieux de l'attitude belliciste et anti-russe des dirigeants européistes, Trump a décidé de limiter les négociations de paix à trois parties : USA, Ukraine et Russie. Les négociations se déroulent actuellement à Genève, ce qui est "bon signe". Mais les progrès sont nuls. L'attitude des 3 parties est pour le moins bizarre. Les russes sont certainement désireux d'une paix à condition qu'elle apporte une normalisation des relations économiques entre la Russie et l'Occident. Poutine - surtout son négociateur principal Dimitriev - semble disposé à "sacrifier" les efforts de l'armée russe pour obtenir un accord commercial bien hypothétique, même s'il semble "flatter" le "capitalisme" de Trump. Mais, selon toute vraisemblance, les russes ont tout leur temps. Trump a délégué deux représentants du "capitalisme" US : Witkoff et Kushner pour parvenir à la paix. Le trio yankee ne comprend rien à l'attitude des russes et encore moins à celle des ukrainiens-européens. Ces derniers, Trump ne veut plus en entendre parler et ils ont été bannis de la discussion. Le problème, c'est que Zelinskyy, qui a encore la main sur la négociation, est coincé par l'extrême-droite ukrainienne qui le tuera s'il abandonne un centimètre de "terre ukrainienne", celle-ci, pour certains ukro-nazis, allant jusqu'à Moscou. Mais, il est coincé aussi par les Européistes qui suivent servilement le mouvement américain initié en 1991 de démembrement de la Russie. Or, les Européistes estiment avec Von Der Leyen, Merz et avec Macron, que le trumpisme est une aventure sans lendemain de la politique intérieure américaine qui ne se reproduira pas en 2029. Peut-être même aux midterms de 2027 ..... Le problème de Trump c'est qu'il a bien opéré un changement de régime aux Etats-Unis. Mais comme il l'a fait au Venezuela. Il y a capturé le "lider maximo", mais laissé les cadres en place. A Washington, il a capturé le "sénile de la Maison-Blanche", mais il a gardé 90% de l'administration Obama-Biden. Notamment les néocons qui ont "théorisé" le démembrement de la Russie. Plusieurs membres de l'administration Trump, à commencer par Hegseth au Pentagone et Rubio à la secrétairerie d'Etat, sont des néocons qui font semblant de devancer les "désirs du boss" ... L'idée que Zelinsky lâcherait le pouvoir à Kiev est probablement sans support. Il peut être remplacé par Zaloushny, qui est "pire" que lui .... De plus, la corruption règne entre les dirigeants européistes et Zelinsky et son équipe, de sorte que le premier qui se fait sortir, "tuera" les autres. Personne n'a donc intérêt à l'éviction de Zelinsky. Qui serait d'ailleurs assassiné s'il ne parvenait pas à prendre la fuite assez vite .... Or, l'idée des européistes est simple : attendre juste assez longtemps pour que "Biden" revienne au pouvoir .... ou pour que la puissante Union Européenne ait formé une armée qui, bien sûr écrasera les primitifs russes .... Ils sont entretenu dans leur "fantaisie charmante" par les cadres militaires de l'OTAN, furieux de la "politique" de Trump et par les politiciens véreux des nations européennes qui rêvent d'une loi martiale pour conserver un pouvoir qui leur échappe malgré leurs efforts insensés. Le problème, c'est que la faillite financière et la guerre civile les guettent. Et Trump a exactement le même problème. 3 - Observations militairesDeux types de drones aériens semblent poser des problèmes importants aux forces armées des deux camps :
Le problème commun à ces deux types de drones est la télécommande. Pour les petits drones, la portée étant courte, une télécommande herzienne de genre VHF ou UHF est suffisante. De ce fait, les équipements de brouillage hertzien sont des outils de protection très efficaces. Les Russes qui disposent de moyens de production adaptés, ont résolu partiellement le problème en remplaçant le canal hertzien par une fibre optique, elle aussi bidirectionnelle, mais, actuellement insensible aux brouillages. Le problème de la fibre optique devient sensible lorsqu'on dépasse un certain seuil de densité de drones au kilomètre carré. Le terrain devient "couturé" de réseaux de fibres optiques abandonnées, dans lesquels les fantassins deviennent incapables de progresser. L'opération militaire de tels drones tend à installer en faveur de l'ennemi des défenses anti-progression sur le terrain dégagé par l'assaut des drones aériens ! Un autre problème réside dans les télécommandes basées sur des canaux satellite. Tant les russes que les ukrainiens se sont fiés au réseau de satellites Starlink du milliardaire US Musk. En fait, les seuls à avoir le droit de s'y connecter sont les ukrainiens, sous le contrôle de la CIA. Mais, selon des informations occidentales, les russes avaient trouvé le moyen de se "connecter" au réseau Starlink. Il y a quelques semaines, Starlink et l'état-major ukrainien sont parvenus à développer une ressource d'habilitation à la connexion aux satellites de la constellation Starlink. Les russes s'en sont trouvés exclus et leurs drones qui se guidaient sur ces satellites sont devenus sourds et aveugles Selon des sources occidentales, ceci a notablement ralenti le rythme des offensives russes. Pour tous ces drones, les défenses anti-aériennes ne sont pas très efficaces. Il y a là une sujet de développements techniques majeurs. Il n'y a aucune information concernant l'utilisation des F-16 et/ou Mirage 2000 par les ukrainiens. Cependant, récemment, certaines sources occidentales, très peu fiables, affirment l'usage de F-16 porteurs de roquettes utilisés contre les drones russes de bombardement lointain. Dans le même ordre d'information incertaine, la presse occidentale bruisse de la présence d'un escadron mixte US-NL de pilotes de F-16 qui opérerait en Ukraine. Certains précisent : pour "protéger" Kiev. D'autres informations occidentales qui recoupent des informations russes plus anciennes, concernant la présence sur le front ukrainien de brigades de mercenaires polonais, directement issus de l'armée polonaise. Déjà en 2023, des ONGs de droits de l'homme avaient pointés la présence de troupes polonaises ainsi que la création de cimetières militaires dans plusieurs régions polonaises. Les sources russes font état de la détection d'activités de combat de troupes américaines, anglaises et françaises depuis longtemp. C'était le cas lors de l'offensive ukrainienne sur Bryansk et Belgorod. C'est le cas plus récemment lors de bombardements russes sur Odessa et sur Pokrovsk. Le risque d'extension du conflit existe certainement depuis 2022. Mais l'agravation des rumeurs et la convergence des sources pourraient conduire à accroitre le risque d'une explosion belliciste. On note qu'actuellement deux sujets pourraient conduire à une guerre ouverte avec les occidentaux. Le premier sujet de guerre ouverte est celui des captures de navires marchands russes ou associés à la Russie par des forces occidentales, cette campagne de piraterie maritime s'accompagnant d'une menace directe de blocage du traffic russe en Mer Baltique et possiblement en Mer Arctique, par la capture du Groenland par Trump. Plusieurs dirigeants russes comme Patroushev ont soulignés le risque d'intervention militaire russe sur ce nouveau front ouvert par les occidentaux. Le second sujet de guerre ouverte est encore plus grave puisqu'il associe la Russie et la Chine. En effet, sous l'action soutenue du gouvernement israélien, Trump a engagé un bras de fer préalable à une invasion directe avec l'Iran. L'opération de changement de régime par une révolution populaire semblant avoir échouée, Trump a décidé de l'envoi d'une armada aéroportée dans le Golfe Persique. Or, actuellement, cette armada fait des ronds dans l'eau parce qu'elle est stoppée par des manoeuvres militaires de la marine iranienne dans le Détroit d'Ormuz. L'opération iranienne ne devrait pas suffir à arrêter Trump et nous avons récemment analysée cette situation (Lire La Guerre en Iran - Quelques observations sur l'Occident, Revue C-Politix, 2 Février 2026). Mais, depuis quelques jours, la Russie et la Chine ont décidé de se joindre à la marine iranienne pour mener cet "exercice" de combat naval ... Ce qui agrave la situation de belligérance. Liste des Sources consultées
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