France. La guerre civile entre émeute et razzia

Philippe Brindet - 20.10.2026

La tentation de faire du 17-Octobre-2026 une date "historique" est encore douteuse. Malgré tout, la situation chaotique est indéniable comme décrit :

Elever le débat au niveau civilisationnel n'est pas une oeuvre inutile. Un tel débat est essentiel pour l'avenir de l'occident. Essentiellement pour qu'il sache comment il va périr.

Mais, si on en reste aux faits récents qui ont émergés, notamment sur les réseaux sociaux, rediffusés notamment par les médias de masse qui refusent de suivre eux-même ce qui se passe réellement sur le terrain, on est frappé de la vanité de bien des actions de saccage émergeant des "actions revendicatives lycéennes". Ces saccages ne sont ni des "actions", ni des "revendications" et elles n'ont rien à voir avec les lycées.

Je voudrais retenir trois scènes qui ont émergées récemment des réseaux sociaux. Ne les pratiquant pas, c'est par les médias de masse que j'en suis averti.

La première scène se déroule sur le trottoir près d'un grand magasin. Une nuée d'individus encapuchonnés grouillent autour de ce magasin qu'ils sont en train de piller dans la bonne humeur sans aucune réaction de la société civile. Pas de vigiles, pas de police, pas de citoyens défendant l'ordre républicain. Et devant l'objectif du téléphone portable qui filme complaisamment la scène, on se surprend de voir une mère de famille, voilée, vêtue de l'ample robe typique du Maghreb et qui coure en séloignant du magasin, les bras encombrés de boîtes de chaussures neuves, qu'elle perd au fur et à mesure de sa course pesante.

La deuxième scène se déroule sur le trottoir d'une ville de province. Devant une devanture brisée, un gros homme défend l'entrée de son magasin contre des jeunes de la diversité qui tentent d'y pénétrer à nouveau pour reprendre le pillage que son arrivée a interrompu. Il les repousse facilement, encouragé par la couardise des attaquants. Finalement, il est renversé d'un grand coup de pied dans le dos, coup asséné par un grand noir efflanqué et encapuchonné qui s'enfuit immédiatement.

La troisième scène est celle d'une pharmacie parisienne entièrement saccagée et dont les rayons ont été pillés et tout le matériel arraché. La pharmacienne pleure ce vandalisme et la barbarie des vols de médicaments que des malades attendaient comme un traitement anti-cancéreux à 13.000 euros qu'un patient attendait pour lundi.

Passées les exagérations du jour, les commentateurs qualifient parfois de "ludiques" les exactions, désordres et déprédations commises. Le même qualificatif émerge d'exactions plus sévères sur les personnes, quand ces exactions sont le fait d'individus appartenant à la "diversité".

Une autre analyse permet de rapprocher les caractéristiques de ces désordres avec celles de l'antique razzia pratiquée par les Africains, notamment dans les régions musulmanes. La razzia, même quand elle est féroce, se déroule de la part des assaillants dans une certaine humeur ludique qui éclate lors du retour triomphal de la razzia. En fait, les populations immigrées ou d'origine immigrée qui proviennent d'Afrique, très nombreuses dans l'actuelle immigration, reproduisent la coutume ancestrale de la razzia.

Dans la razzia, il y a aussi le mépris pour l'assailli, qui est humilié toujours et parfois, blessé ou même tué. Mais dans un climat que je ne qualifierai pas de "bonne humeur", mais d'un certain aspect "ludique". On aurait tort de croire cependant qu'il s'agirait d'exactions "dérisoires". Les Etats musulmans modernes ne se sont défaits de la razzia que par une répression d'une sévérité inflexible, sévérité qui avait été celle des forces de maintien de l'ordre français qui occupaient ces régions d'Afrique qui aujourd'hui fournissent la majorité des immigrés en France.

Il faut donc bien comprendre que l'Etat français ne résoudra pas le problème des désordres actuels par des mesures sociales comme il le fait depuis trente ans et davantage. La répression doit être plus désavantageuse que le laissez-faire, ce qui est loin d'être le cas actuellement. Il est dérisoire de penser que supprimer les allocations familiales suffira, alors que la razzia peut procurer des sommes bien supérieures, notamment grâce à la revente sur les plateformes de commerce en ligne. Et la perception des allocations familiales ne peut produire la même satisfaction à un razzieur qui, par la razzia, a humilié "les français" qu'il déteste à un point que les "français" semblent peiner à comprendre.

Ceci dit, il est évident que la "subtilité" de qualifier de "razzia" ce que les républicains préfèrent appeler "troubles à l'ordre public" ... pourrait ne pas être opérante. En effet, pour un parti politique qui veut instaurer le chaos, que ce désordre soit une émeute, une razzia, un trouble ou n'importe quoi du même genre revient absolument au même. Restent disponibles pour une révolution, pour une guerre civile, les mêmes masses barbares et indisciplinées essentielles au chaos.

Plusieurs mouvements politiques qui s'éloignent de l'idéologie du chaos du bloc central et de la gauche, sont parfaitement conscients du problème. Il est clair que les mois qui vont suivre, avec l'élection présidentielle puis législative, seront déterminants pour l'avenir de l'Etat français qui pourra ou bien se redresser peut être ou bien s'effondrer davantage. Il faut bien comprendre l'addiction au chaos que subit le régime occidental.



Revue C-Politix (c) 20 Octobre 2026