Guerre en Ukraine. Nouvelles de l'opération militaire spéciale.Points de situation précédents :La nouvelle la plus importante du front de Donetsk est la prise de la ville d'Adievka par les forces russes; l'armée ukrainienne ayant finalement reçue l'ordre de son nouveau chef Sirsky de l'évacuer avant qu'il ne soit trop tard. Le retrait ukrainien aurait eu lieu dan sla nuit et alors que de nombreux commentateurs estimaient que la prise prendrait un certain temps, et que les ukrainiens conserveraient quelques points fortifiés comme l'usine de coke au Norde t la zone du centre ville urbain au centre-Ouest, les ukrainiens semblaient n'avoir pas préparé de pièges explosifs pour les troupes russes et ont tout évacué. En quelques heures, les russes se sont donc installés partout. La ville d'Adievka est située à quelques kilomètres à l'ouest de l'extrêmité de la piste Es-Ouest de l'aéroport de Donets. C'est dire que les canons, même de petits calibres menaçaient en permanence Donetsk et ceci depuis des années. Après la Chute de Bakhmut, plus au Nord d'Adievka, les russes sur le front de Donetsk ont assez vite portés leurs efforts, même au plus fort de la "contre-offensive ukrainienne" sur Avdievka. Selon leut tactique habituelle, ils ont entourée la ville d'une sorte de chaudron à feu en avançant deux "mâchoires", l'une au nord, bordant l'usine de coke, et l'autre au sud, bordant l'autoroute conduisant au sd d'Adievka. Les Russes ont alors à leur habitude mené des bombardements extensifs des casemates ukrainiennes construites depuis 2014. Ces bombardements étaient quasi quotidiens et ont préparé des assauts limités, les russes cherchant à minimiser leurs pertes et maximiser celles des ukrainiens. Cette tactique pourrait expliquer l'extrême lenteur des avances russes. Un déroulé approximatif de la bataille d'AvdievkaLa prise de Avdievka s'est déroulée en plusieurs étapes. Tout d'abord les russes ont étendus leurs emprise au nord en capturant notamment le terril dominant l'usine de coke. Ils sont ensuite lentement descendus jusqu'à la ligne de chemin de fer bordant l'usine de coke. Dans une deuxième étrape, les russes ont étendu leur machoîre d'une part en remontant vers le Nord en limite des voies rapides servant d'ouvrages de défense aux ukrainiens et ils ont étendue vers l'ouest leur mâchoire sud. Dans une troisième étape, les russes ont commencé à avancer à l'est de la ville en prenant lentement des bois, puis des zones pavillonnaires. Dans une quatrième étape, ils ont tenté de faire redescendre vers le Sud-Ouest leur machoîre nord, vers le village de Berdichyi, au nord de l'usine de coke. cette étape n'a pas été convaincante. Les russes y ont perdus notamment un certain nombre de blindés. Ils se sont maintenus sur le côté est de la voie de chemin de fer, la dépassant parfois. Alarmés par des offensives ukrainiennes au nord de la machoire Nord, les russes ont alors "épaissie" leur mâchoire Nord en remontant vers le nord, sur un front Es-ouest d'envison 5 kilomètres. L'avance a été très lente. Puis les russes se sont occupés de la partie est de la mâchoire sud, tentant de prendre d'assaut les fortins bétonnés des ukrainiens, puis les zones pavillonnaires au sud de la ville d'Avdievka. Ils ont utilisés 3 axes d'assaut. Là aussi, les avances sont très lentes. Mais, les ukrainiens étaient contraints de reculer à terme. Les russes ont alors réussi un "coup d'éclat", un véritable fait d'armes. Ils semblent avoir découvert - la chose n'a rien d'étonnant parce que les russes sont en fait les habitants de Avdievka qui connaissent très bien leur région. Les Ukrainiens, bien qu'ils fussent là depuis près de 10 ans, semblaient ignorer la présence d'un tel gazoduc. D'un diamètre de 90 cms, deux kilomètres de long, son entrée pour les russes se trouve entre les échangeurs des voies rapides du Sud de Avdivka et l'avenue Yasimuvatskyi, pour déboucher à l'ouest en pleine zone ukrainienne derrière les liges fortifiées dans l'avenue Soborno dans un quartier pavillonnaire dont les rues parallèles se rapprochent de la"citadelle", centre de Avdievka. Selon des chaînes du réseau Telegram, animées par des soldats russes présents sur le front, un peloton de 150 nageurs de combat de la Marine russe seraient entrés avec armes et bagages dans le pipeline, et auraient traversé sa longueur complète pour déboucher derrière les lignes ukrainiennes. Dans le même temps, les russes faisaient un assaut depuis le sud pour rejoindre le quartier Soborno pour rejoindre les plongeurs russes. Complètement surpris, les ukrainiens ont été emportés et les russes ont conquis le quartier Soborno qui borde à l'ouest un échangeur routier qui sert de point d'appui fortifié aux Ukrainiens. Au Sud de cet échangeur, se trouve une ancienne base aérienne ukrainienne, dotée de tranchées. Prise au début janvier par une avance russe, la base avait été reprise par les ukrainiens qui s'appuyaient sur le point d'appui de l'échangeur à l'ouest du quartier Soborno. Mais, la prise de ce quartier par les russes rendait périlleuse la position des ukrainiens sur leur base aérienne. Dans une cinquième étape, les russes ont repris une offensive depuis la machoîre Nord, depuis l'Est du centre-ville d'Adievka et, dans le même temps, une offensive depuis l'Est et le Sud-Est visant les for^tes te l'usine de traitement d'eau de Avidievka. Une fois encore les avances russes étaient très faibles de l'ordre de quelques cent mètres avec plusieurs replis. C'est alors que Sirsky a remplacé Zaloushny. Même si Zelinskyi a affirmé une défense inflexible de Avdievka, il semble que Sirsky retirait déjà des troupes de Avdievka. Il craignait la capture des troupes ukraineinnes comme dela est arrivé à Maripoupol en 2022 et à Bahkhmuth en 2023. Les russes ont alors procédé à une sixième étape qui a consisté à descendre de l'est du terril de la machoîre Nord vers les quartiers pavillonnaires qui entourent le lac se trouvant au Nord de la partie centrale de Avdievka. Manifestement les russes souhaitaient couper en deux la ville d'Avdievka pour séparer l'usine de coke au Nord de la "citadelle" d'immeubles constituée au centre d'Avdievka. Les ukrainiens disposaient encore cependant, d'un puissant point d'appui au Nord de l'usine de traitement d'eau à l'Est d'Avdievka. Mais les avances russes au Sud-Est, au Nord et au Nord-Ouest rendaient la tenue de ce point d'appui de plus en plus périlleuse. Mais le point d'appui ukrainien permettait au centre tenir. C'est alors que les russes ont exercé, le 16 Fécrier 2023, une poussée décisive sur la rive ouest du lac Nord de Avdievka, coupant la ville en deux parties et privant la partie centrale et sud de toute voie pratique d'approvisionnement. C'est alors que le commandement ukrainien, dans la nuit du 16 au 17 Février, prend la décision de se retirer de la ville. Et, à la surprise des observateurs, de toute la ville, "citadelle" et "cokerie" ensemble. Le sort d'Avdievka était scellé. Les suites de la bataille d'AvdievkaIl faut remarquer que l'armée ukrainienne est une fois de plus "battue". Mais, il existe à cette armée de nombreuses "excuses" : recrutement, formation, encadrement "occidental" et "occidentalié", quantités décroissantes d'armements et surtout de munitions, ... Sa combativité est incomparable. Si elle reprend des positions de repli et sa résistance, l'armée russe n'est pas prête à la faire s'effondrer, condition évidente de la victoire russe. Selon certains analystes militaires indépendants, contrairement à Bakhmut où les ukrainiens avaient et ont encore une puissante défense d'ouvrages casematés à l'est et à l'ouest de Chasiv Yar - Ivanistke, les ukrainiens n'auraient pas de ligne de défense avant plusieurs dizaines de kilomètres. Les opérations de Mars 2023 montreront la validité de cette assertion. Que feront les forces russes ?Depuis Avdievka, les russes peuvent prendre un axe d'offensive vers la ville de Pokrovsk au Nord Ouest de Avdievka. Mais, ils sont en fait bloqués sur Bakhmut, où ayant perdu Klishevska et Andrinevka, ils doivent d'abord prendre Ivanitske et Chasiv Yar qui sont fortement bétonnées. Par ailleurs, ils ont plusieurs axes d'attaque en cours :
et sur le front de Zaporijzjia :
Sur le front de Kherson :
La situation est donc extrêmement complexe - on comote pas moins de 11 axes d'attaque russe de sorte qu'il est impossible pour un profane de se faire une idée de la future offensive russe. Que feront les forces ukrainiennes ?Ils ont deux grands problèmes :
En plus de résister partout, les ukrainiens peuvent faire des opérations limitées au nord d'Avdievka, pour gêner une éventuelle offensive russe sur Pokrovsk. Mais, comme la multiplicité des axes d'attaque russes gênet leur offensive, elle gêne une défense "ciblée" nécessaire lorsque l'on manque de moyens comme les ukrainiens. L'environnement géopolitique du conflitTrois événements sont à prendre en compte :
La Chine semble prendre conscience de cette situation. Aux appels - discrets - de Zelinskyi - Xi a fait répondre que la situation ne permettait pas d'envisager des pourparlers de paix avec la Russie ... Les Européistes, Sunak, Scholtz ou Macron, tentent d'entraîner leurs Etats satellite des USA dans une guerre ouverte avec la Russie. Von Der Leyen, qui ne sait pas quoi faire de mieux pour obéir à Biden, est actuellement en grande difficulté à cause de la situation économique de l'UE : révolte des agriculteurs "européisés" à l'insu de leur plein gré partout en Union Européenne. La guerre mondiale pourrait être la dernière tromperie pour que le régime occidental conserve son pouvoir en occident. Ailleurs, il a perdu. Définitivement. |