Guerre en Ukraine. Nouvelles de l'opération militaire spéciale.Points de situation précédents :
La situation sur le frontNote : on utilise principalement les cartes et commentaires de chaînes Youtube plus ou moins indépendantes comme Deep State Maps, Weeb Union, Military Summary, Free Russia, Defense Politic Asia.Dans la région de Kursk, les ukrainiens continuent de résister à la contre-offensive russe. Mais leurs assauts de détournement à l'Est et à l'Ouest de la poche de Kursk semblent avoir échoués. Dans la région de Kharkov, plus aucune nouvelle des deux offensives russes au NO et au N de Kharkov. Dans la région de Kupiansk, les russes poursuivent deux offensives sur Kupiansk Nord, depuis Sinkivka, et sur Kupiansk Sud, depuis Pishane. Cette seconde offensive esquisse une offensive future vers Beroshove plus au Sud sur la rivière Oskil. Les progrès sont très lents. Dans la région de Sieversk, plus aucune nouvelle. Dans l'offensive sur Chasiv Yar au Nord-Ouest de Bakhmuth, les russes poursuivent leurs assauts. Mais ils ne semblent pas proches d'emporter la ville. Par contre, ils sont repassés de l'autre côté du canal qui bordait leur front Ouest, préparant une possible offensive vers l'Ouest dès que Chasiv Yar sera tombé. L'offensive russe progresse dans la ville de Toretsk. Plus de la moitié de la ville est sous le contrôle de l'armée russe et elle étend son assaut par le Sud et par le Nord-Est. La chute de Toretsk permettrait à l'armée russe d'attaquer la ville de Pokrovsk plus à l'Ouest, par l'Est et le Nord-Est. L'offensive russe vers Pokrovsk progresse au Sud et au Sud-Ouest de Pokrovsk, les russes étendant peu à peu le saillant Ouest qu'ils ont ouvert après la prise d'Avdievka. Les russes sont déjà parvenu à attaquer les défenses de la ville à proprement parler et préparent un semi-encerclement tactique par l'Est, le Sud et l'Ouest. L'offensive russe sur la ville Kurakhove se poursuit. La ville est déjà partiellement sous contrôle russe, et elle est en encerclement pesque total, puisque les russes ont doublé la ville par le Réservoir Nord et sont redescendus par l'Ouest de la ville. Les forces russes sont retardées par un réseau dense de fortifications ukrainiennes au sud de la ville et le long de la rive Sud du Réservoir. Suite à la prise de Vuhledar par les forces russes, celles-ci ont progressé vers le Nord et occupent les hauteurs tactiques au-dessus de la ville de Velika Novosilka. Les russes avancent en même temps par le Sud. Mais ils se heurtent à une forte résistance ukrainienne qui a mené plusieurs contre-attaques. Les autres sections du front vers Zaporizia et vers Kherson semblent désactivées. On note des attaques de drones aériens ukrainiens sur le Sud de la Russie, la Crimée et le pont de Kersh. Les Russes n'ont pas recommencé d'attaque par missiles ballistiques hypersoniques sur l'Ukraine. Par contre, ils poursuivent méthodiquement la destruction des infrastructures militaires, énergétiques, industrielles et de transport sur toute l'étendue de l'Ukraine, et particulièrement dans la région d'Odessa. Ils utilisent des missiles classiques, des missiles hypersoniques et des drones. Sur la guerre hybride des Occidentaux.On note que les Occidentaux ont cessé l'utilisation de missiles longue portée qui avait causée la réaction hypersonique russe sur Dniepro. Les russes ont simplement annoncé un accord avec la Biélorussie, pour y installer une batterie Oreshnik. Cette annonce paraît étrange, dans la mesure où cette batterie serait sous le feu de l'Otan. Or, la portée de l'Oreshnik lui permet d'être tiré depuis le centre de la Russie, tout en tenant la France et la Grande-Bretagne dans sa portée. En effet, les Etats reconnus belligérants par la Russie sont les Etats-Unis avec les missiles ATACMS, la Grande-Bretagne, pour ses missiles Storm Shadow, et la France pour ses missiles SCALP. On note que peu d'informations sont disponibles concernant l'attaque de l'Oreshnik sur Dniepro. On a des confirmations incertaines sur le fait que aucune charge explosive ne se trouvait dans les ogives MIRV du missile. Seule l'énergie cinétique des ogives a été utilisée comme effet destructeur. Selon certaines sources (Asia Times), cette énergie a été suffisante pour produire une secousse tellurique de plusieurs kilomètres de rayon. Quelques photos présumées d'impact de l'Oreshnik circulent dans la presse officielle, sans confirmation. Les Ukrainiens auraient "bouclé" le périmètre de l'installation frappée par l'Oreshnick et les impacts seraient sous expertise américaine. L'affirmation que l'Oresnik ne pourrait pas être arrêté par une quelconque défense occidentale ne semble pas contestée. Ce qui ne signifie pas que l'affirmation soit juste. L'administration Biden poursuit ses livraisons d'armes à l'Ukraine à un rythme accéléré. Il y a deux jours, le Pentagone a annoncé avoir livré pour 988 millions de dollars et lundi dernier, une aide de 725 millions de dollars (Source : Le Figaro). Les Etats de l'Union européenne discutent pour remplacer les Etats-Unis, si Trump suspendait l'aide américaine à l'Ukraine. L'effort financier serait considérable. Il ne peut être soutenu ni par la France, ni par l'Allemagne, ni par la Grande-Bretagne. On note que la chute ce matin du régime Assad en Syrie rend la position méditerranéenne de la Russie plus difficile. Pour le moment, les "rebelles" - ou "terroristes" selon le camp - semblent avoir évitée la région de Lattaquié où se situent les bases russes. Il est possible que l'offensive islamiste sur Damas ait été préparée par un accord entre le Turc Erdogan et la CIA américaine. Mettant en difficulté la Russie, cette chute de Assad est aussi un coup difficile pour l'Iran qui va devoir se replier plus à l'Est, perdant peut être un accès sur le Liban et donc sur Israël. Cependant, on note que depuis quatre jours, des troupes chiites irakiennes se sont engagées dans l'Est de la Syrie. De plus, le sort de Assad et de ses forces républicaines n'est pas encore renseigné. On note que, depuis un mois environ, les services spéciaux américains et leurs auxiliaires anglais et allemands ont travaillé dans l'ombre dans plusieurs Etats d'Europe de l'Est. Ils se sont assurés de la Moldavie avec la présidente Sandu. La Roumanie allait leur échapper avec la victoire électorale partielle du président Georgescu. Ils sont parvenus à faire annuler l'élection présidentielle qui est renvoyée à plus tard. La Géorgie est le théâtre de violentes manifestations pro-occidentales, clairement fomentées par les Etats-Unis. Ces manifestations géorgiennes ressemblent à la révolution ukrainienne de Maïdan de 2013-2014, à ce détail que la présidente géorgienne est déjà une créature de la CIA (et de la France ...). Tout comme en Ukraine en 2014, les menées occidentales en Roumanie ou en Géorgie sont destinées à contrer l'influence russe et les partisans anti-occidentaux dans ces Etats. Tous ces péripéties concourent à la guerre hybride de l'Occident contre la Russie d'un part et contre la contestation anti-américaine en Occident d'autre part. On note que l'action de Trump semble résolument orientée vers l'obtention d'un cessez-le-feu en Ukraine. Cet objectif géopolitique pourrait permettre de sauver ce qui peut l'être des objectifs à long terme des Etats-Unis depuis l'ère Bush :
Ces objectifs ne sont pas nécessairement ceux des présidents américains eux-mêmes. Mais, quand ce ne sont pas leurs objectifs avoués, généralement ces présidents sont manipulés par ce que l'on peut appeler, selon la position, l'Etat profond (Deep State) ou le régime occidental, ce bizarre partenariat public - privé qui réunit hauts fonctionnaires et financiers activistes, partenariat destiné à piller les richesses du Monde entier et à semer la famine, la mort et la désolation, pour étendre la tyrannie de l'Empire du Mal. On note que un cessez-le-feu immédiat ne pourrait probablement pas être accepté par la Russie dans la mesure où elle n'a pas encore atteint ses pleins objectifs : détruire la force militaire de l'Ukraine, protéger politiquement l'ensemble des populations russophones d'Ukraine, neutraliser l'Ukraine relativement à l'Union Européenne et à l'Otan. On note que la Russie pourrait aussi vouloir prolonger la guerre en Ukraine pour détruire aussi les forces militaires, industrielles et financières des Etats européens et vider les arsenaux américains. Un cessez-le-feu immédiat ou trop avancé conduirait inéluctablement à la reprise d'un conflit à l'intensité décuplée. De plus, il est clair que les occidentaux, utilisant notamment les Ukrainiens, les Polonais et les Baltes, probablement aussi les djihadistes sunnites, pourraient susciter un terrorisme par des actions spéciales sur le territoire russe de façon à déstabiliser le régime russe. |