Guerre en Ukraine. Nouvelles de l'opération militaire spéciale.Points de situation précédents :
Le changement de nature de l'opération militaire spéciale russeEn quelques jours, le conflit ukrainien a changé de nature. Sur un prétendu accord du président sortant Biden, les ukrainiens probablement poussés par le Pentagone - et probablement par les Anglais et les Allemands - la France suivra sans s'en rendre compte - ont lancé des missiles longue portée sur le territoire russe près de Briansk. Il s'agissait de 6 missiles de fabrication américaine, ATACSM. Quelques heures plus tard, les ukrainiens tiraient plusieurs missiles Storm Shadow sur le territoire russe près de Kursk. Constatant que, en pratique, ces missiles étaient certainement opérés par des personnels américains pour les ATACSM et britanniques pour les Storm Shadow, Poutine a dénoncé une internationalisation du conflit ukrainien. Il a indiqué que la Russie ne se limiterait plus au territoire de l'Ukraine, mais qu'elle frapperait - ou non - le territoire des partenaires de l'Ukraine qui participent à ses côtés. Et deux jours plus tard, l'armée russe lançait un missile balistique à portée intermédiaire Oreshnik sur les installations militaires ukrainiennes de Dniepropetrovsk. Quelques heures après la frappe, Poutine a fait un déclaration publique télévisée dans laquelle il souligne que cette frappe n'est qu'une expérimentation d'un missile hypersonique à ogives multiples, normalement destiné à porter des charges nucléaires, ce que le missile n'a pas délivré sur Dniepropetrovsk. Il a déclaré notamment : "Notre décision pour un déploiement futur de missiles à portée intermédiaire et à courte portée dépendra des actions des USA et de ses satellites. Nous choisirons les cibles lors de test supplémentaires des nos systèmes avancés de missiles selon les menaces à la sécurité de la Fédération de Russie. Nous nous tenons pour capables d'utiliser nos armes contre des installations militaires de ces pays qui autorisent l'utilisation de leurs armes contre nos installations et, dan sle cas d'une escalade en actions agressives, nous répondrons de manière décisive et réciproque. Je recommande aux élites au pouvoir dans ces paysqui élaborent des plans pour utiliser leurs contingents militaires contre la Russie de tenir compte de ceci. Il va sans dire que lorsque nous choisirons, si nécessaire et à titre de représailles, les cibles à frapper par des systèmes comme Oreshnik sur le territoire ukrainien, nous proposerons à l'avance aux civils et aux citoyens des pays amis qui résident dans ces zones de quitter les zones dangereuses. Nous le ferons pour des raisons humanitaires, ouvertement et publiquement, sans craindre de contre-attaques de la part de l'ennemi, qui recevra également ces informations. Pourquoi sans crainte ? Parce qu'il n'existe aucun moyen de contrer de telles armes aujourd'hui. Les missiles attaquent des cibles à une vitesse de Mach 10, soit 2,5 à 3 kilomètres par seconde. Les systèmes de défense aérienne actuellement disponibles dans le monde et les systèmes de défense antimissile que les Américains créent en Europe ne peuvent pas intercepter de tels missiles. C'est impossible." La frappe expérimentale du OreshnikLe missile hypersonique Oreshnik a été lancé d'un pas de tir situé à environ 3.000 kilomètres . Il a mis environ 10 à 15 minutes à franchir cette distance. Il est équipé de 6 ogives qui étaient équipés d'explosifs conventionnels. Pluseurs vidéos d'origine civile ukrainienne circulent sur le WEB et les 6 arrivées des ogives sont clairement visibles. Plusieurs obervateurs ont comparé ces arrivées d'ogives à des chutes de météorites. Or, ce que l'on connaît de la technique hypersonique - notamment d'après son développeur français lors des années 1980, Jean-Pierre Petit - c'est que le véhicule hypersonique se déplace en générant un champ magnétique intense. Aux vitesses élevées atteintes, ce champ magnétique produit une sorte de "carapace" constitué d'un plasma froid. Ce dernier absorbe des rayonnements hyperfréquences des radars d'alerte de sorte que les radars sont incapables de détecter le missile et sa trajectoire. Par ailleurs, les vitesses des missiles hypersoniques sont extrêmement élevées, de sorte que le système de défense de la partie ciblée n'a pas le temps de se mettre en activité. Des missiles classiques laissent le temps à la technologie occidentale de détecter la trajectoire du missile adverse et les occidentaux peuvent envoyer des missiles anti-missiles. Mais, même aux vitesses supersoniques, inférieures de 1,5 à 10 fois aux vitesses hypersoniques, la probabilité de réussite d'une telle interception n'est pas très élevée. A titre d'exemple, un Oreshnik partant de la frontière russe, mettrait 20 minutes à frapper Londres ou Paris et 15 minutes à frapper Berlin. Dans une telle frappe, une réaction américaine serait certainement contrée à la fois par les systèmes anti-missiles russes d'une part et l'arsenal intercontinental américain serait annihilié par des ICBM hypersoniques russes que les USA ne savent pas détecter et contrer, d'autre part. La suite potentielle du conflit entre l'Amérique et la RussieEn Occident, les élites dirigeantes semblent indifférentes aux risques d'une confrontation directe avec la Russie. De fait, elles se comportent comme si elles souhaitaient l'entrée en guerre mondiale du fait de la Russie. Or, l'Europe est une zone économique ruinée qui ne dispose d'aucune armée susceptible de livrer une guerre même non nucléaire contre la Russie. L'Amérique est elle-même une zone économique dominante grevée par ses dettes monstrueuses et dont les forces armées ont perdu toutes les guerres qu'elles ont déclenchées depuis plus de 70 ans. Il en découle que, d'un côté, la caste dirigeante occidentale veut la guerre. Elle semble estimer que les destructions qu'une telle guerre assurera lui permettront de péréniser son pouvoir en réduisant drastiquement la population peut être de 60 à 80%. Or, depuis 50 ans, c'est exactement le sens des agressions sociales, culturelles et économiques que la caste occidentale mène sans vergogne contre sa population asservie. La caste a systématiquement détruit la religion, la culture, l'enseignement, le travail, l'agriculture, l'industrie. La caste occidentale a imposé aux peuples occidentaux qui les ont accueilli avec ferveur, les mesures destinées à les détruire comme l'euthanasie, l'avortement, la santé, l'alimentation, la destruction des sources d'énergie, .... La position de la caste occidentale qui semble ne pas craindre une guerre avec la Russie, ou qui que ce soit d'autre, alors qu'elle n'a aucun moyen de la gagner, provient de sa volonté de destruction totale des populations qui se confient à elle. Or, la Russie est parfaitement consciente du rôle de la caste occidentale. Contrairement à la propagande occidentale, la Russie se moque absolument de prendre le contrôle de l'Occident. Elle a évalué parfaitement l'état de dégenerescence total dans lequel nous sommes parvenus. La Russie sait parfaitement que la destruction de Berlin, Londres ou Paris, de Washington, New York ou Los Angeles, ne résoudra aucun de ses problèmes. La Russie a exactement le même problème que nous : la caste occidentale. Et contre elle, les missiles hypersoniques ne sont pas très efficaces. Aussi, son discours sur le Oreshnik est surtout destiné à relâcher la cohésion occidentale provoquée par la tyrannie de la caste occidentale. Si les élites qui règnent à Londres et Paris sont acharnées à pousser la Russie à l'attaque, les élites à Berlin et à Tokyo ne sont pas de cet avis. Poutine saura t'il exploiter ces possibles dissensions ? Trump en sauveur providentiel ?Plusieurs commentateurs occidentaux imaginent que Trump étant un "anti-Biden" va faire la paix avec Poutine, puis avec Xi, puis avec ... Autant Biden était belliciste, autant Trump serait pacifiste. Autant Biden serait mondialiste, autant Trump serait "isolationiste". On ne peut se tromper plus complètement. Eisenhower avait déjà annoncé publiquement que le Président des Etats-Unis avait perdu le contrôle de l'Etat. John F. Kennedy quelques années après a confirmé cette situation. Et il n'est pas impossible que, à cause de cette révélation publique de JFK à Dallas, il a été assassiné à Dallas quelques semaines plus tard. L'information que Biden aurait "autorisé" l'Ukraine à utiliser les missiles ATACSM de longue portée sur le territoire russe n'est pas du tout certaine. L'accord a très bien pu être donné par le Pentagone seul. On imagine un Président américain, l'air martial, recevant les généraux du Pentagone, la tête baissée et la casquette à la Main. Il n'en est rien. Pour la 7° année consécutive, le Pentagone a rejeté la mission d'audit de ses comptes et il a refusé de faire contrôler en 2023, 3.800 milliards d'actifs et 4.000 milliards de passifs (source : https://www.theepochtimes.com/us/pentagon-fails-7th-audit-in-row-aims-for-clean-audit-in-2028-post-5760909). Le Pentagone, comme toutes les administrations américaines fait ce qui lui plaît, c'est-à-dire ce qui plait à la caste occidentale. Quand Trump a donné l'ordre aux troupes américaines de quitter la Syrie et l'Irak, le Pentagone n'a pas bougé d'une semelle de ses bases. Pourquoi ? Parce qu'il y protège le traffic pétrolier pour le compte de la caste occidentale. Pourquoi vouloir que le Pentagone renonce à protéger les trafics entre la caste occidentale et Zelinsky ? Sur les terres agricoles, sur les grains, les volailles, ... Le 20 janvier 2024, si la Troisième Guerre Mondiale n'a pas démarré, Trump fera comme d'habitude. Il s'agitera et le Pentagone fera ce qui lui plaît. La Troisième Guerre mondiale ?Beaucoup d'observateurs se demandent si la Troisième Guerre Mondiale n'a pas débuté en Ukraine. Cette observation est très juste. Cependant, la troisème année de guerre se termine et le conflit mondial ... reste clandestin. La première Guerre mondiale a été déclenchée en quelques semaines. La seconde guerre mondiale a été déclenchée en plusieurs mois. La troisième pourrait prendre plusieurs années ... Mais, ce que l'on sait, c'est que l'équilibre de la paix - pour autant que nous y soyons encore - est très fragile. Un rien fera basculer la société occidentale dans le drame. Par exemple, l'envie des démocrates d'empêcher l'arrivée au pouvoir de Trump ... |