Guerre en Ukraine. Nouvelles de l'opération militaire spéciale.Points de situation précédents :
La situation sur le frontLa situation en ce début d'année est la suivante.
Les combats peuvent être intenses. Mais ils n'engagent que des masses offensives très faibles. Font exception les ukrainiens dans la poche de Kursk où ils ré-éditent la grosse offensive de juin 2023 à Robotyne avec à nouveau un succès très limité et coûteux. Cette "modération" des assauts russes est souvent reprochée à Poutine, parce que elle conduirait à une guerre longue susceptible de s'élargir en Europe, ou même de diverger vers un conflit nucléaire. Mais Poutine a précisé dès le départ qu'il ne déclarait pas la guerre à l'Ukraine et qu'il avait ordonné une "opération militaire spéciale", intermédiaire entre une "opération de maintien de la paix" et une véritable guerre. Les uns imaginent que c'est une preuve de la faiblesse militaire russe, les autres dénoncent une erreur géopolitique. On verra. La situation en Ukraine et en RussieLes ukrainiens utilisent principalement des drones aériens lourds, probablement contrôlés par les américains avec le réseau Starlink de Musk, pour bombarder des sites militaro-industriels en Russie. Plusieurs bombardements ukrainiens ont visé spécialement des immeubles civils dans des zones résidentielles. Ils utilisent aussi des drones navals pour frapper la flotte russe en Crimée et au-delà en Mer Noire. Il est possible que leurs drones marins soient opérés par les troupes spéciales britanniques. Les russes affirment détruire la majorité de ces drones, mais reconnaissent plusieurs réussites ukrainiennes.On peut citer Bryansk, Kursk, Moscou, Novgorod, Rostov, ... Ils ont même frappés Saint Pétersbourg, probablement depuis le territoire estonien. Les ukrainiens opèrent enfin des missiles à longue portée - plus de 300 kilomètres qui leur permettre de frapper dans les régions de Russie proprement dites : Bryansk, Kursk, notamment. Les missiles sont américains ATACSM, britanniques, Storm Shadow et français Scalp. Les russes protestent de l'implication des occidentaux dans la frappe du territoire russe et prennent des représailles. Officiellement seulement sur les sites militaires et industriels ukrainiens. Ca a été le cas du bombardement par un missile hypersonique Oreshnik sur un site militaro-industriel ukrainien au Nord de Dniepropetrovsk. Ca a aussi le cas d'un bombardement au Nord de Kharkov, plus récemment, au sujet duquel les ukrainiens ont annoncés avoir détecté des missiles "inconnus" volant à 8.000 km/h. Les sources indépendantes ont associées cette annonce officielle avec plusieurs explosions enregistrées dansla région de Kharkov. Indépendamment de "représailles" suite à l'utilisation de missiles occidentaux, les russes mènent presque tous les jours des bombardements sur tout le territoire de l'Ukraine. Lvov, Kiev et Odessa notamment sont souvent frappés, la plupart du temps sur des bâtiments militaires ou des usines militaro-industrielles. Cependant, les russes mènent aussi une guerre des destruction des centres de production d'électricité. Certains analystes ont noté que les russes ne détruisaient pas beaucoup d'infrastructures de communication : ponts et voies ferrés, ce qui est étrange. La situation géopolitiqueLa grande affaire est la promesse de Donald Trump de cesser le conflit russe dès le premier jour de sa présidence ... Les bellicistes se préparent donc à dénoncer "la trahison des intérêts de l'Occident abandonnés à Poutine par Trump" ... Pour assurer le succès de leur géopolitique, les bellicistes américains multiplient les envois de fonds et de matériel militaire à Zelinsky. Le problème est que Trump a probablement l'intention de renforcer le conflit avec la Russie. Mais, il compte y engager ses vassaux européens. Starmer, Macron, Scholtz, Méloni, Von Der Leyen, ... sont tous sur cette "longueur d'onde". Ils savent que des sanctions économiques destructrices les frapperont s'ils n'obéissent pas à Trump. Par ailleurs, la partie de l'équipe de Trump, chargée de l'Europe et de la Russie, est essentiellement composée de néoconservateurs, féroces adversaires de la Russie, qui comptent bien utiliser la "politique MAGA" pour faire tomber la Russie ... puis la Chine ... Pourquoi renoncer à une géopolitique qui perd ... L'idée d'une paix entre l'Amérique et la Russie sur le dos de l'Ukraine est une chimère des pacifistes et autres conservateurs européens qui prennent leurs désirs cachés pour des réalités. C'est notamment le cas des industriels et conservateurs allemands qui languissent de leurs rations confortables de gaz russe d'avant 2022 ! Trump les a pourtant prévenus : ils devront acheter le gaz liquéfié américain au prix fort quoiqu'il advienne. Donc sans paix avec la Russie ... Par ailleurs, un simple cessez-le-feu au 20 janvier 2025 - au prétexte que Donald est devenu président - est une autre chimère. La Russie n'a tout simplement pas obtenue encore ses objectifs de l'opération militaire spéciale. Les régions ukrainiennes à majorité russophone sont très loin d'être libérées. De plus, la Transnistrie et la Gagouazie en Moldavie, voisine de l'Ukraine, sont maintenant privées du gaz russe par la fermeture du gazoduc ukrainien par Zelinsky. La Russie ne peut cesser son "opération" avant d'avoir atteint Kherson, Odessa, puis la partie russophone de la Moldavie. Et au Nord, elle doit absolument prendre le contrôle du reste du Donbass, y compris les régions de Kharkov, de Soumy et partiellement de Kiev. Avec de tels objectifs et l'historique de l'opération militaire spéciale russe, la fin de la guerre en Ukraine sera atteinte dans trente ans ... Mais, l'Ukraine ne s'effondrera t'elle pas avant ce terme? L'avance russe sera alors rapide. Et l'Occident n'y pourra rien. Pour les russes, se pose la question de négocier. Mais avec qui ? La réponse est claire : pas avec Trump. Il n'y a pas de guerre entre le Russie et les USA. Pas avec Von Der Leyen : il n'y a pas de guerre avec l'Union européenne. Pas avec Zelinskyi : depuis le mois de mars 2024, il n'est plus le représentant de l'état ukrainien, puisque son mandat est échu et qu'il a refusé de tenir des élections présidentielles. Enfin, la "haine" invraisemblable des occidentaux à l'encontre de la Russie, "haine" souvent personnifiée dans "l'autocrate Poutine", dissimule ou habille le plan à long terme dressé par l'Etat profond américain dès la "pérestroïka" de Gorbatchev dans les années 1980. Subjugués, les consorts Bush, puis tous les gouvernants américains depuis eux, ont menti, trahi leurs accords avec la nouvelle Russie pour exécuter le plan de démantèlement de la Russie, de façon à permettre à la caste financière de s'emparer des ressources minérales et agricoles de la Russie dont cette caste a besoin puisqu'elle a détruit l'agriculture et l'industrie occidentales. Or, dans un jeu de dupes, la Russie a offert à l'Occident de lui vendre avantageusement ses matières agricoles et minérales. C'est la cause de la fortune allemande, arrêtée nette le 24 Février 2022 ... La "promesse" occidentale de reprendre le commerce avec la Russie peut-elle appâter la Russie ? On en doute avec le succès du monde des "BRICS+" et de biens d'autres institutions qui ont mis à l'écart les occidentaux. Il y a quatre nouveaux axes : Russie - Chine, Russie, - Inde, Russie - Iran- Arabie Séoudite et le dernier axe, Russie - Afrique, en attendant un véritable axe Russie - Amérique du Sud. Enfin, dernier aspect de la question. Industriellement et militairement, l'Occident, composé des USA et de ses vassaux européens principalement, est incapable d'une guerre avec la Russie et ses sanctions financières et économiques sont inopérates. Et la guerre et les sanctions détruisent l'Occident. Il n'y a rien à négocier. Maintenant, il y a de fausses paix qui valent une "bonne guerre" ... Tout le monde voudra t'il jouer de telles "paix" ? |